Cuppy Wombat

Comment attirer le wombat.
Will CUPPY.

Note : 4 / 5.
L’arche du Père Cuppy.
Auteur américain (1884/1949), personnage excentrique au destin tragique. Il vécut en ermite sur une île, puis en reclus dans un appartement, ne sortant quasiment que pour aller au… zoo ! Cet ouvrage fait partie d’une trilogie que l’auteur a consacré aux animaux*.

Classer le monde animal est un thème inépuisable (Par contre le monde animal, lui n’est pas inépuisable). On peut les ranger par espèces, par taille etc… etc… Ou alors un peu comme je le fais d’une manière simpliste : ceux que l’on mange et les autres !
Will Cuppy lui a son idée sur la question. Alors disséquons cet ouvrage. Neuf chapitres ou devrais-je écrire neuf espèces animales au menu de ce livre. Avec pour faire bon poids, un préambule, sept parties, des interludes, une postface et un double bonus ! N’en jetez plus, le zoo est plein ! Désolé, je n’ai pas fait le compte des animaux mentionnés ici !
Un inventaire, le plus complet possible, des titres des chapitres et autres !

Première question (vous avez deux jours pour réfléchir), « Les wombats sont-ils des gens ? ». Déjà il faut savoir ce qu’est un wombat** !
Puis les espèces se suivent (et ne se ressemblent pas) : « Les mammifères pour débutants », « Les mammifères évolués », « Les mammifères problématiques », « Plaisirs de la vie dans l’étangs», « Les pieuvres et ce genre de bestioles », « Insectes pour tous », « Insectes optionnels »,« Les oiseaux qui ne peuvent même pas voler » et pour finir, car il faut bien une fin « Les oiseaux incapables de chanter et qui le savent ».
Les titres des interludes, point de vue humour, ne sont pas en reste : « Comment écraser une mouche » et « De la recension des cygnes ».
La post face comme son nom l’indique nous en dit «Plus sur les wombats » ! 
J’ai fait la découverte d’une espèce disparue dont je n’avais jamais entendu parler, « Le moa ».  Qui, je dois bien le reconnaître, n’a rien à voir avec moi ! On peut dire que le sort du moa m’émeut et que celui de l’émeu m’émoit !
On croise, de ci de là, quelques humains égarés, parfois célèbres, Pline l’Ancien, ou Hérodote, ou moins une tante de l’auteur « Tante Etta » qui n’était pas major, un professeur nommé Felkamp.
Vous l’avez, je pense, compris (ou alors je m’exprime très mal !) ce n’est pas avec cet ouvrage qu’il faut réviser ses cours de sciences naturelles (ou tous autres matières scolaires !)

Beaucoup d’humour, mais aussi d’amour pour « Nos amis les bêtes », même si elles ne le sont pas toutes, nos amies.
Le mot de la fin (et non pas de la faim !) :
« La vie n’est pas une partie de plaisir, vous savez. »
Cela devait être le cas pour Will Cuppy, car il s’est suicidé.

Extraits :
- Les huîtres d’Europe sont hermaphrodites : de mâle elle se transforme en femelle et vice versa, quand le cœur leur en dit. Une huître américaine ou canadienne trouverait ça juste idiot.
- Le serpent de mer de Nouvelle Angleterre a exactement la même allure qu’un vieux tronc d’arbre flottant au gré des vagues, les racines se dressant comme des cornes.
- Viser vite, mais avec le plus grand soin. Si vous tapez complètement à côté, ce n’est bon ni pour votre moral ni pour celui de la mouche.- Les fourmis fonctionnent à l’instinct plutôt qu’à l’intelligence. L’intelligence est la capacité de savoir ce qu’on fait, alors que l’instinct est juste l’instinct. Les résultats sont à peu près les mêmes.
- La plupart des coccinelles s’habillent en imprimé à pois, en particulier les pois noirs sur fond rouge et jaune. D’autres arborent à l’inverse des pois rouge ou jaune sur fond noir – c’est la dernière mode qui fait fureur.
- L’œuf de l’autruche est à peu près de la taille d’une noix de coco. Il contient autant d’œufs que dix huit œufs de poule ordinaires et est quelque peu faisandé. Un seul d’entre eux suffit à nourrir deux à six Hottentots, en fonction de la taille des Hottentots.
- Le canard d’eau de Long Island rencontre beaucoup de succès à l’âge de trois mois, accompagné de compote de pommes.
Éditions : Wombat (2012)
Titre original : How to Attract the Wombat. (1949) Nouvelle édition (2001).
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Brument.
Comment reconnaître vos amis des grands singes (Rivages/poche, 2007), 
Comment cesser d’exister (Rivages/poche, 2012) 
et Comment attirer le wombat.
** Pour de plus amples renseignements on peut se référer aux recueils de nouvelles de Kenneth Cook, lequel a aussi écrit une trilogie (humoristique) sur les animaux d’Australie :
COOK Kenneth / La vengeance du wombat et autres nouvelles du bush.
COOK Kenneth / L'ivresse du kangourou.
COOK Kenneth / Le koala tueur.