Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

20 août 2014

McCANN Colum (Sous la direction de) Être un homme.

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Être un homme.
Colum McCANN. (Sous la direction de)
Note : 3 , 5 / 5.
Hommes de bonne volonté.....
Soixante-quinze plumes du monde entier réunies par Colum McCann pour soutenir le collectif "Narrative 4" ont écrit pour cette association caritative. Tous ces textes sont inédits.
Ce livre semble être une double gageure, tant pour le nombre d'écrivains se prêtant au jeu, que pour le lecteur. Je n'ai pas souvenance de ce genre d'ouvrage. Il va de soi que je ne peux pas parler ici de tous les textes présents dans ce recueil.
Autre particularité, ces nouvelles n'ont pas de titres, figurent uniquement les noms des auteurs !
tre un homme" quelle pensée puissante qui devrait mériter notre entière adhésion, mais dès le premier récit le masque tombe, devenir un homme, mais pas au détriment des femmes, ce qui hélas est souvent le cas. Le texte d'une écrivaine nigérienne qui fait froid dans le dos ! L'égalité des sexes, un concept qui a encore une longue route à parcourir pour devenir réalité !
Deux récits parlent d'hommes étant devenus femmes ou de femmes étant devenus hommes. Récits pour le moins étranges. Pour l'un, être un garçon est un supplice, comment dissimuler une érection trop voyante ? Un blanc de modeste condition s'amourache d'une femme de couleur qu'il considère comme parfaite !
Un court texte sur le base-ball, sport national américain. La naissance de l'espèce humaine, telle qu'elle existe maintenant fait l'objet d'un récit pour le moins original. Un des meilleurs de ce livre. Étrange également, l'histoire d'un taulard qui prend un taxi pour regagner sa prison. Des hommes en général, mais pas que. Tous dans des situations diverses qui cherchent la vérité ou leur vérité. Mais chacun a sa propre vérité.
Un patchwork de nationalités : Nigérienne, Libanaise, Américaine, Pakistanaise, Britannique et Irlandaise...
Beaucoup d'écrivains que je ne connais pas, on trouve aussi un musicien qui a pris la plume !
Parmi ceux que je connais ou qui sont présents sur ce blog : Colum McCann bien sûr, Edna O'Brien, Joseph O'Connor, Jon McGregor, Ian McEwan, James Lee Burke.
Et dans ce que j'ai lu, mais pas chroniqué : Roddy Doyle, Michael Cunningham entre autres.
Comme toujours dans ce genre d'ouvrages des écritures très ou trop différentes qui, même s'il y a un fil conducteur, nuisent à l'homogénéité de ce livre.
Mais gardons en mémoire le fait qu'il s'agit d'une œuvre de bienfaisance ! Et nous devons remercier tous les protagonistes de ce geste.
Un ouvrage qui me laisse un sentiment mitigé, les nouvelles n'étant absolument pas de qualité égale, certaines étant restées absolument incompréhensibles.
Pour finir cette phrase qui illustre bien le propos :
-"Essaie d'être un homme", a-t-elle répliqué d'un ton impassible.
Extraits :
- Et il vivait pour l'argent. En d'autres termes, c'était l'américain typique.
- À revenir en homme, le plus dur pour moi a été de m'habituer à ce machin qui se balançait entre mes jambes.
- On ne voyait que lui, mais pas pour les bonnes raisons. Il était le seul Blanc dans une assemblée exclusivement noire, ce qui ne lui était jamais arrivé.
- Elle pensa que, s'il le faisait, ce serait bien ; que s'il le faisait, ce serait comme de l'eau fraîche sur son cœur blessé.
- « Que ne ferait-on pas pour tirer un coup » avait-il commenté, le garçon avait cru qu'il parlait de carabine.
- À cet instant, jeunes et vieux se parlaient dans un silence ancestral, et ne comprenaient rien, ou comprenaient tout, le monde entier devenait éternel.
- Paula, le trophée de ma jeunesse, l'épouse modèle, avait pris le rendez-vous pour moi.
- Parfois, un homme doit apprendre à la fermer.
- Nous avons l'habitude de filles avec une bite. Un garçon avec une chatte est plutôt une rareté.
- Nous autres hommes, à la vérité, que sommes-nous en fin de compte ?
Éditions : Belfond (2014)

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16 août 2014

Toujours sur la brêche/ Ouest-France de ce jour.

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15 août 2014

BECKETT Samuel / Murphy.

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Murphy.
Samuel BECKETT.
Note : 3,5 / 5.
Divagations littéraires.
Je tente cette découverte de Samuel Beckett dans le cadre d'une "Année de l'Irlande" initiée par Cryssilda Collins sur Facebook.
Je dois reconnaître que je ne suis pas du tout un adepte de ces lectures imposées et qu'à chaque fois je le regrette. Mais je vais malgré tout essayer l'aventure...jusqu'où? Mystère. Surtout que ce début est pour ma part bien laborieux.
Nous sommes à Londres et nous suivons les aventures d'un dénommé Murphy, nom typiquement irlandais s'il en est ! Nous découvrons une jeune fille de ses connaissances, un vieil homme, Monsieur Kelly, sur ce qui semble devenir son lit de mort. Puis direction Dublin où Neary, autre connaissance de Murphy s'agrippe aux fesses de la statue de Cuchulain , héros bien connu de la mythologie irlandaise.
Retour à Londres (que nous parcourons allégrement au fil des pages), nous retrouvons Murphy en ménage avec Célia qui a abandonné le trottoir pour lui, mais le manque d'argent va peut-être l'obliger à refouler le bitume ?
Que dire de plus, des aventures qui paraissent sans queue ni tête, auxquelles je ne trouve aucune continuité....
Murphy, sorte de profiteur sans ressources vraiment fixes, trouve un jour du travail, infirmier dans un asile.
Célia qui lui paraît très attaché, prostituée au grand cœur.
Une faune d'autres personnages improbables, aussi agaçants qu'attachants pour certains !
Que faire...j'avais commencé "L’innommable" que j'ai bien vite arrêté ! J'ai failli aussi stopper également celui-là, mais j'ai poursuivi afin de connaître enfin cet écrivain qui fut en son temps prix Nobel de littérature. J'ai péniblement fini mais sans plus !
Disons le tout net mon (humble) avis est plus que mitigé, pour autant je ne suis pas un farouche défenseur du "classicisme" à tous crins, je n'ai rien contre des expériences littéraires en tous genres ! Ici le style est un peu farfelu et baroque, certaines situations sont amusantes et parfois ridicules.
Une littérature très imagée à laquelle je n'ai pas adhéré, et j'en suis désolé. À la lecture de ce livre je me pose quelques questions : est que ce qui paraissait original à l'époque n'a pas mal vieilli ? L'avant-garde littéraire des années d'avant-guerre est-elle devenue complètement démodée ?Est-ce le format ou la traduction qui elle aussi est peut-être dépassée ? Je ne sais pas.
Monstres sacrés de la littérature mondiale et irlandaise, Beckett et Joyce ne m'inspirent vraiment pas !
Pas sûr que je relise Samuel Beckett d'un assez long moment.
Extraits :
- L'amour partagé, dit Neary, est un court-circuit.
- Un va-et-vient allait de plus en plus vite, puis il s'arrêterait. Bientôt son corps serait tranquille, bientôt il serait libre.
- Elle quitta le kiosque en coup de vent, voluptueusement suivie de ses hanches, etc. Comme un lumignon furent éteints les traits enflammés des affamés d'amour.
- Célia aimait Murphy, Murphy aimait Célia, c'était un exemple frappant de l'amour partagé.
- Murphy répondit que le travail leur serait mortel à tous les deux.
- Je ne peux pas parler contre l'espace, dit Murphy, le silence est parmi mes plus hauts attributs.
- Le récit de Neary, expurgé, accéléré, corrigé et réduit donnait ce qui suit.
- Une défectuosité flagrante immédiate dans la vie nouvelle était la logeuse, Mademoiselle Carridge.
- Heureusement que Mademoiselle Carridge était d'une nature taciturne. Quant aux effluves corporels se joint la volubilité alors il n'y a pas de remède.
- Vie de chien sans les prérogatives d'un chien.
- Une chose terrible était arrivée.
- Les termes du passage ci-dessus furent choisis avec soin, lors de la réaction en Anglo-irlandais, afin de corrompre le lecteur cultivé.
- Les femmes sont vraiment extraordinaires, avec leur manie de faire coucher autrui comme elles font leur lit. Elles ne tuent jamais tout à fait la chose qu'elles aiment de crainte que leur passion pour la respiration artificielle ne reste sans objet.
- L'habileté est vraiment extraordinaire avec laquelle des analphabètes, ceux d'éducation irlandaise, circonvient leur horreur des compromissions verbales.
Éditions : 10/18. (1965 pour l'édition de Minuit) .
Titre original : Murphy (1938)

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14 août 2014

Festival interceltique de Lorient "Des histoires irlandaises " Le 09/08/2014.

 

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Espace Paroles du Festival interceltique de Lorient le 09/08/2014.

"Des histoires Irlandaises" :

avec les écrivains Peter Cunningham et Paul Lynch.

Animation Céline Benabes. Désolé je ne me souviens plus du nom de la traductrice.

Photos: Delphine Bouëtté.

Album Photos sur ce blog :

http://eireann561.canalblog.com/albums/lorient__espace_paroles_du_9_08_2014/index.html

Posté par eireann yvon à 09:22 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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12 août 2014

Festival interceltique de Lorient " Des histoires irlandaises"

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Festival interceltique de Lorient.

Espace paroles le 09/08/2014.

"Des histoires irlandaises" avec Paul Lynch et Peter Cunningham.

Suite des photos prochainement. 

Posté par eireann yvon à 11:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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