Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

20 octobre 2014

Mes écrits...Chasser de mon âme .

 

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A force de lire les autres, j'ai pensé que ce serait sympatique que

les autres me 
lisent, alors aussitôt dit, aussitôt (mal) fait !

Faire le vide. Dans ma tête ! Comme cela ...sur un coup de tête !

Un matin je me suis réveillé à une heure indue

(que je ne devais d'ailleurs à 
personne).

J'ai soudainement décidé de faire le vide en moi.

Mais un grand vide. Le genre vide sidéral et donc sidérant !

Lire la suite c'est ici : 

http://short-edition.com/auteur/eireannyvon

N'étant pas en compétition, vos votes seront gratuits, mais me feront très plaisir.

Venez nombreux, mon âme est à la disposition des visiteurs !

C'est peu de chose, il 
n'en reste rien !

Merci d'avance.

Yvon.

Merci aussi à Damien Lacoste d'avoir su saisir

cet instant inoubliable, (enfin pas 
pour grand monde !)

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16 octobre 2014

Short Édition N° 9. Lauréats Été 2014/ Collectif (Dirigé par Christophe Sibieude)

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Short Édition N° 9.
Lauréats Été 2014.
Collectif (Dirigé par Christophe Sibieude).
Note : 3 , 5 / 5 .
Le short est court.
Recueil de textes qui peuvent être écrits par vous ou moi. Le principe : "écrivez, envoyez, les meilleurs seront édités". Ce qui garantit une qualité d'écriture dans différents styles : Nouvelles, BD courtes, Poèmes, Très très courts.
Autres innovations, les temps supposés de lectures sont affichés au compteur ! 
Désolé mais je parlerai très peu des BD, n'étant pas un amateur de ce genre littéraire. Il y a aussi trop d'auteurs et de titres pour que je les cite tous, donc par avance je m'excuse auprès des oubliés.
"Plan B"...je suis sur...sur...sur...mon balcon comme un con ! Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, mais c'est mieux d'être du bon côté.
"Le Mâle qui le dévore", un dénommé Monsieur Coronesse (cela ne s'invente pas !) a rendez-vous chez l'urologue qui porte le charmant nom de Docteur Roubignol (trop gros pour ne pas être vrai !) et le pire c'est qu'il est couillu, le client ! Un texte à la fois triste mêlant à la fois la maladie et l'humour dans certaines de ses descriptions ! Une réussite.
"Point de bascule" est un texte assez long qui nous conte les heures (d'hôpital) et les malheurs d'une famille dont la correspondante a sombré dans un coma éthylique ! Le fléau de l'alcool chez les jeunes. Un texte très angoissant.
"La mère de Simon", très beau texte, très noir, que ne ferait-on pas pour changer de famille ! Faut dire que la pauvre Suzanne ne vit pas dans un foyer exemplaire, la maman ayant des mœurs que l'on pourrait qualifier de légères.
"Le test" clôt ce recueil sur un éclat de rire. Le bonheur n'est pas une notion mathématique, messieurs les analystes. N'oubliez pas le sexe...et que celui-ci n'a pas d'âge.
Quelques mots sur les poésies souvent très réussies : "Les vieilles pierres" à la très belle écriture et laissez-vous prendre à l'observation et à la mélancolie du texte "Les amoureux des bars".
Des personnages de tous poils, gabarits et acabits ! Une faune hétéroclite, des samouraïs japonais bien sûr, deux sœurs africaines, l'une se marie, l'autre pas. Un couple bien sous tous rapports, sauf que l'alcool en grande quantité quand on n'est pas habitué...cela donne des réactions parfois disproportionnées. Deux sœurs aussi à Noël, l'une d'elle rêve de licencier le père Noël, travailler une nuit par an et ne pas être capable de faire correctement son travail, un comble ! Camille et Paul retrouvent un être cher au cours d'une nuit d'orage. Une histoire un peu fantastique.
Certains textes sont très bien, mais je pense que d'autres, visibles sur le site, étaient de meilleure qualité que certains sélectionnés.
Une certaine inégalité des récits, à mon humble avis, mais une lecture agréable malgré ces légères remarques.
Quelques BD d'une page sont très percutantes. Je pense par exemple à "Piège à miel" mettant en scène "James Bond" sans James Bond Girl.
Extraits :
- Je me rends soudain compte que toutes les femmes vivent en allant chez leur gynécologue. Quelle horreur !
- Le vent d'autan soufflait depuis quelques jours. Les habitants du village subissaient ces assauts irréguliers tapant sur les nerfs.
- À moins qu'il ait changé parce que j'ai arrêté de passer mon temps à râler ?
- La première fois, je ne l'ai pas vu, je l'ai entendu.
- Les gens qui épient les autres, je préfère les éviter : je trouve ça malsain.
- Elle sent bien que c'est idiot, mais que faire lorsqu'il n'y a rien à faire ?
- Elle s'entend penser « quand tout sera fini » et elle grimace en prenant conscience de l'ambiguïté de la formule.
- Bien sûr, quelque chose a basculé le jour où je l'ai fait.
- Car oui, est-il besoin de le préciser, je n'étais pas ce que l'on peut appeler une fille populaire.
- Le sexe, le cul, coucher, faire, baiser, s'envoyer en l'air, tirer un coup, caramboler, niquer, passer à la casserole...oui, jeune homme, il manque tout ça à votre questionnaire !
Éditions : Short Edition (Avec vous le talent court) 2014.

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12 octobre 2014

DRÉAN Michel / Et un, et deux, et Groix...zéro !

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Et un, et deux, et Groix...zéro !
Michel DRÉAN.
Note : 4 / 5.
Les tacauds de la Rade !
Second volet des nouvelles aventures de Léo Tanguy chez son nouvel éditeur "La Gidouille". Pour ceux qui, comme moi, pensent que le football ne tourne plus rond, vous en aurez la confirmation ici.
Nous sommes au mois d'août 2020.
Bakari Bakara n'a, semble t-il, pas eu la baraka, il a mystérieusement disparu et pas en buvant un bacardi, ni en jouant au baccara !
Et Bakari Bakara n'est pas n'importe qui (bien qu'il soit importé lui-même) , c'est le joueur vedette du F.O.L. (Football Olympique Lorientais) amicalement surnommé les "Tacauds" dont il était le poisson pilote. Et sans lui le F.O.L. risque de nager dans les eaux troubles de la queue (de poisson) du championnat...qui doit bientôt commencer.
Nous sommes en effet début août et la préparation des joueurs bat son plein pour le tournoi du F.I.L. (pour que les non initiés ne perdent pas le fil, Festival Interceltique de Lorient), alors son absence fait un peu désordre.
Léo, à la demande d'un vieux copain de Fac, Gillou, maintenant journaliste sur Lorient, va enquêter discrètement. Le mélange Biniou/ Ballon rond lui convient parfaitement.
Mais cela ne plaît pas à tous. Léo va en effet connaître la face sombre (noire?) du football commerce. Les combats dans l’arène sont remplacés par les matchs, les gladiateurs par les footballeurs et malheur aux vaincus, car des vaincus en amont, il y en a de nombreux ! Surtout ces jeunes africains vendus au marché aux esclaves des agents recruteurs.
Cet état de fait va servir de prétexte aux 17èmes aventures rocambolesques de Léo Tanguy, toujours inconsolable de Soazic, l'amour de sa vie, mais cherchant ailleurs le repos du guerrier, entre deux passages à tabac ou coups de ce même tabac (dans le vocabulaire des marins nombreux dans cette ville).
Car si sur le terrain la balle roule toujours, les coulisses modernes du sport roi sont plus que gangrenées par l'argent roi et donc tout puissant.
Mais après bien des péripéties, la morale sera sauve...la morale sportive, elle, attendra encore son heure qui semble bien lointaine.
Léo Tanguy encore et toujours fouille merde ou redresseur de torts que l'on soit ami ou ennemi.
Des amis il en a, des conquêtes aussi ! Mais ses détracteurs sont nombreux (normal), sans aucune morale (logique), très stupides (cela va de soi), belles femmes, dont une traîtresse ( celle là bas de soie) etc...
Des footeux africains, des campings-caristes festivaliers, des pipers écossais, des jeunes femmes du cru, un festival de personnages et j'en oublie ! Et aussi en Guest Star, Mary Lester en personne !
Toujours une écriture pleine d'humour de mon ami Michel sur un sujet qu'il connaît bien. C'est en effet un supporter du club de football de la ville de Lorient.
Club qui pour le remercier lui a interdit de le nommer sous son vrai nom ! Résultat l'équipe est devenue le F.O.L. et le surnom de ses joueurs les "Tacauds" ! Un détournement réussi, deux appellations pleines de dérision. Décidément le monde du football n'a plus de limites à son autosatisfaction et ne brille pas par son sens de l'humour !
Malheur à ceux qui restent sur le bord du chemin pavé de mauvaises intentions.
J'ai lu ce livre juste après "Rouge ou mort" qui parlait du Football Club de Liverpool des années Shankly entre 1960 et 1974. Quarante ans d'écart, mais un gouffre sépare la manière de concevoir le football de la part des dirigeants de clubs et les instances régissant ce qui était un sport et qui est devenu un business international et fleurissant. En ce temps là, les "indigènes" venaient du Connemara, des Highlands ou des vallées minières du Pays de Galles.
Extraits :
- ... il n'a jamais caché son admiration pour le jeu léché des Lorientais, héritage du vénéré Kristian Frugucof qui a marqué le club d'une empreinte indélébile.
- Un joyeux foutoir plein de filles, de couleurs, de sons, d'odeurs, d'ivresses.
- Cette nuit, aux dernières braises du festival, la maréchaussée fera le chasse-marée.
- Nolwenn est déçue mais fait contre mauvaises mortes burnes bon cœur.
- Léo n'est pas là pour servir la soupe, il y a assez de gens pour le faire à sa place.
- Tout ça pour aboutir comme prévu dans la chambre à coucher et son grand lit aux draps de satin rouge et ivoire.
- Passage au tutoiement. Mauvais signe. Léo ne répond pas.
- Il a juste la confirmation que l'âme humaine, même enrobée de sucre candi, n'est souvent qu'un morceau de charbon noir et rabougri.
- Leurs relations en pointillé d'amants aimants qui se repoussent ou s'attirent selon la manière dont sont lunés les pôles.
- N'en rajoute pas Léo, je sais bien que je ne suis pas ton flic préféré mais seulement le moins détesté.
Éditions : La Gidouille (2014).
Autre ouvrage de la collection Léo Tanguy aux Éditions La Gidouille :
Dernier train pour Ouessant d'Yvon Coquil.

 

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09 octobre 2014

AURÉLE Armand / Les soirées de Charles.

 

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Les soirées de Charles.
Armand AURÉLE.
Note : 4 ,5 / 5.
Question n° 13.
Auteur que je découvre grâce aux éditions de la "Musardine" par l'intermédiaire de Stéphane Rose plusieurs fois chroniqué sur ce blog. Rassurez-vous, braves lecteurs, je ne vais pas me spécialiser dans la littérature érotique...quoique...
Juste une précision, les soirées en question ne se passent pas en Angleterre et ne sont pas organisées par le rejeton de la Reine !
La quatrième de couverture plante le décor :
- Une soirée échangiste comme thérapie de groupe !
Donc ce roman se déroulera le temps d'une soirée un peu particulière et prolongée jusqu'aux aurores. Avouons-le, certains n'en sortiront pas indemnes !
Trois femmes, quatre hommes et Charles, l'hôte, qui est aux petits soins pour ses invités, soins n'est pas un euphémisme.
Julien passe chercher la superbe Bérénice pour une soirée qui s'annonce des plus chaudes. Est-ce pour cela qu'elle ne porte pas de slip ?
L’accueil est assuré par le maître de maison accompagné d'un serviteur entièrement nu ! Lequel ne va pas tarder à subir les assauts d'un des invités, ce qui va lancer la soirée. Que chacune et chacun fassent ce qui lui plaît, rien n'est interdit, donc tout est autorisé et tout le monde va avoir sa part de gâteau et autres réjouissances sexuelles. Bérénice par ce spectacle alléchée se masturbe avec frénésie. Patricia et Annette font une double fellation à Julien et en profitent aussi pour se rapprocher. D'abord timidement leurs lèvres, puis leurs bouches, leurs langues et d'autres parties de leurs corps. Thomas, le mari de Patricia, commence à trouver le spectacle un peu saumâtre à son goût, son épouse prenant du plaisir avec une autre femme ! Lui, le macho, sa virilité en prend un coup. Annette aussi en prend un coup, Robert en effet en profite pour lui glisser son sexe modèle réduit dans sa fente béante et largement exposée aux yeux de tous ! Bérénice de son côté reçoit le renfort de la langue de Charles.
Et le spectacle continue...après une courte pose nécessaire à la préparation culinaire de la suite de la soirée !
Bérénice, nue sur une grande table en acajou, est recouverte de nourriture que chacun vient grignoter, Julien ose enfin s'avouer qu'il est très amoureux de la jeune femme, qui elle ne rêve que du sexe de Julien dans le sien...et ce qui devait arriver arriva.
De fellations en fornications, la soirée met à nu les personnages et leurs comportements pas toujours très recommandables, leurs inhibitions et leurs idées préconçues !
Charles au petit matin fera le bilan pour chacun des protagonistes de l'expérience et commencera la liste de ses prochains cobayes !
Sous la houlette de Charles, ancien chercheur en sciences comportementales, maître de maison, sept personnages en quête d'eux-mêmes :
Un avocat nu, que nous nommerons Sébastien, en guise de soubrette qui perdra sa timidité (et autre chose en supplément) qui l'empêche de plaider. Julien et Bérénice se découvriront enfin, Thomas, personnage détestable, arrogant, cocufiant son épouse Patricia à qui mieux mieux, sera humilié de la voir prendre du plaisir avec une autre femme. Robert, homophobe radical et agressif, se rendra compte que la plus belle fellation de sa vie lui a été faite par un homme. Annette, elle sodomisée de force par son mari, connaîtra la jouissance dans les bras de Patricia et découvrira la meilleure manière de se venger de son époux.
Le jour se lève, braves gens, il est temps de se quitter.
C'est très bien écrit et le mode narratif choisi permet d'avoir le point de vue de chacun des participants, leurs ressentis et les différentes étapes de leurs découvertes d'eux-mêmes.
C'est osé, très explicite, les scènes de sexe ne manquent pas et sont très fouillées (là je l'ai un peu fait volontairement), mais ce n'est jamais vulgaire !
Extraits :
- Et qu'as-tu répondu à la question 13 ?
- Une attention toute particulière sera portée aux réponses formulées à la question 13.
- Heureusement qu'il y a Google maintenant. Et puis la question 13, quoi répondre à la question
13 ?
- Ce soir, je suis décidé à expérimenter tout ce qui se présentera. Même la question 13 si elle se concrétise.
- Surtout, si l'patron remet ça avec la question 13 !
- Les douze premières questions, c'était pas trop évident non plus. Mais la treizième... ça m'a tout l'air de cacher quelque chose.
- Mais mon devoir me rappelle à l'ordre : il est temps de m'extraire de cet état peu habituel de rêverie et de passer à l'exploitation des réponses à la question 13.
- Dans la question 13, vous avez clairement exprimé votre désir de revanche, de vengeance même, par rapport à l'apathie sexuelle de votre homme, mais aussi et surtout par rapport à son comportement au quotidien...
Éditions : La Musardine (2014)

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06 octobre 2014

PEACE David / Rouge ou mort.

 

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Rouge ou mort.
David PEACE.
Note : 5 / 5.
You'all Never Walk Alone.
La première phrase de la quatrième de couverture est certainement la plus belle du livre, celle qui rend le plus bel hommage à cet homme, ce prolétaire devenu un des plus grands entraîneurs de Grande-Bretagne, Bill Shankly :
" Pour une fois je voulais écrire sur un type bien" !
C'est fait et bien fait. Et le type bien était un type vraiment bien. Un type très bien. Un type qui mérite encore le respect d'une ville, d'un club ! Et le "Liverpool Football Club" a été une grande équipe. Une très grande équipe.
En 1962 ou 1963 j'étais jeune et amateur de football. Je sais maintenant l'un comme l'autre paraissent pour le moins étranges. Donc dans ces temps immémoriaux, j'ai découvert dans l'ordre : les Beatles, la ville de Liverpool et le FC Liverpool. J'écoute encore les Beatles, je n'ai toujours pas mis les pieds à Liverpool, mais je vais toutes les fins de semaine sur le site de la BBC savoir si le FC de Liverpool a gagné ! Hé oui, j'ai enfin cru en fin de saison dernière qu'ils allaient enfin et, depuis très longtemps, être champions d'Angleterre....hélas le ballon ne tournait plus rond, l'équipe des prolos et des dockers a été battue par les deux équipes les plus riches d'Angleterre : celle du fric russe et a de ce fait été devancée par l'autre équipe d'un milliardaire du pétrole !
Donc j'ai lu ce livre avec passion et plein de souvenirs dans la tête.
Et qui une fois fini me laisse un drôle de goût dans la bouche ! Et me conforte que le monde du football n'est plus le mien !

Bill Shankly n'aura jamais réalisé un de ses rêves : gagner la coupe d'Europe, mais grâce à lui quelques années après sa retraite, son équipe l'a enfin emportée avec son adjoint comme manager et avec beaucoup de joueurs découverts par Shankly: Ray Clemence,  Tommy Smith, Emlyn Hughes,Larry Lloyd, Jimmy Case, Ian Callaghan et Steve Heighway entre autres.
Grand bonhomme venu du monde ouvrier, plus discret par exemple que Brian Clough (Voir le livre "44 jours" du même auteur), mais la vérité oblige à dire que la télévision n'était pas encore omniprésente dans le monde du football et les actionnaires n'imposaient pas encore leurs lois.
On peut ne pas aimer le style d'écriture adopté par David Peace, ses répétitions systématiques, reprendre sans arrêt les noms des joueurs, etc...ce qui donne à ce livre un côté documentaire évident. Car tous les matchs du F.C. Liverpool de l'ère Bill Shankly entre 1959 et 1974 sont répertoriés sur le même mode de narration !
Les chiffres des années Shankly au F.C. Liverpool (source Wikipedia) :
Matchs joués : 753. Matchs gagnés : 393. Matchs perdus : 175. Matchs nuls :185.
Pourcentages de victoires : 52,19.
Palmarès : 
Vainqueur de la Coupe UEFA : 1973. Champion de D1 anglaise :1964, 1966,1973. Vainqueur de la F.A. Cup:( Coupe d'Angleterre) 1965 et 1974. Champion de D2 anglaise 1962.
Un pavé de 800 pages, la vison romancée d'un des grands personnages du football anglais. Un livre qui figurera dans mes préférés de cette année ! Mais pour les non-initiés, l’intérêt sera sûrement moindre. Un ouvrage énorme !
Question à David Peace : pour finir la trilogie des grands entraîneurs des clubs anglais, à quand l'hommage à Matt Busby ?
Dernière réflexion : Que reste-il de l’âme ou de la présence de Shankly à part sa statue ? Plus grand chose malheureusement, l'arrêt Bosman est aussi passé sur les bords de la Mersey ! D'un club composé d'Anglais, de Gallois, d'Écossais ou d'Irlandais, on a aujourd'hui une constellation de mercenaires venus d'un peu partout ! Reste Stevens Gerrard, mais c'est peu et beaucoup à la fois !
Par contre les équipes du Pays de Galles, d'Écosse, d'Irlande du Nord et dans une moindre mesure l'Irlande, mais aussi l'Angleterre, ont plus ou moins disparu du Gotha européen !
Petite remarque pour la traduction "Match of the Day", émission de télévision, sonne nettement mieux que " Les Matchs du jour" ! Et je pense que la majorité des lecteurs de ce livre aurait très bien compris la version originale.
Extraits :
- Je n'ai jamais vu une telle démonstration de football offensif, dit Albert Sing. la seule formation à laquelle pourrait me faire penser, c'est le grand "Onze d'or" des Hongrois Puská, Kocsis, Bozsik et Hidegkuti.
- Le mardi 16 décembre 1969, Liverpool Football Club vend Roger Hunt au Bolton Wanderers. Après 492 matchs. Après 286 buts. Et après 10 ans.
- Dans leur maison, dans leur salon. Il n'y a pas de mots. Il n'y a que des images. Des images en noir et blanc. Les images et le silence,
le silence et les larmes.
- Et Bill Shankly sait qu'ils vont bientôt avoir créé le footballeur parfait pour le Liverpool Football Club. Ce garçon sera l'étincelle. Une nouvelle étincelle. Ce jeune qui va enflammer le Liverpool Football Club, le nouveau Liverpool Football Club.
- De nouveau deuxième.
De nouveau derrière le meilleur,
de nouveau la demoiselle d'honneur. Toujours
la demoiselle d'honneur, jamais
la mariée.
- J'ai toujours pensé que l'une des raisons principales du succès de Bill Shankly, c'est qu'il était un maître de la psychologie...
- Et, ce que nous faisons le samedi donne un but et un centre d'intérêt aux gens. Aux travailleurs, aux prolétaires. Parce que le football est le sport du travailleur. Et par conséquent, celui qui fait exister le club. Le travailleur, c'est le club.
Éditions : Rivages (2014).
Titre original : Read or Dead (2013).
Autre chronique de David Peace concernant le football :
44 jours.

 

Posté par eireann yvon à 07:35 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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