Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

23 juin 2017

TSUTSUI Yasutaka / Les Hommes salmonelle sur la planète porno.

 

Les hommes

Les Hommes salmonelle sur la planète porno.
Yasutaka TSUTSUI.

Note : 4 / 5.
Fornicoti, fornicotons !
Je connais assez peu la littérature japonaise, mais le titre de ce roman m’interpelle !

Et je dois reconnaître que je ne suis pas déçu de cette lecture.
Nous sommes  avec une mission d’exploration sur la planète Makamura… Dites « La Planète Porno » car il semble (non c’est avéré) que toute chose dotée d’un embryon de vie copule allégrement !

Ceux qui ne copulent pas, s’accouplent, forniquent, font l’amour, ou baisent à qui mieux-mieux !
Bref une planète à étudier de près, de très près même ! Qu’a donc étudié de près, de très près donc, de trop près, l’unique femme de l’expédition, la Dr Shimazaki, pour être non pas tombée bien bas, mais enceinte ?
Pas mal de membres masculins de l’aventure aimeraient être l’heureux géniteur ! Mais que nenni ! C’est aucun d’entre eux ! Alors qui ? Ou alors quoi ? Car ici en matière de procréation, il faut s’attendre à tout ! Même au pire et même au pire du pire !
Il semblerait que la coupable soit une spore particulièrement active sexuellement et prête à toutes les expériences possibles et pourquoi pas avec une humaine, même si celle-ci est un peu grassouillette ! La plante en question est une engrosse-veuve ! L’erreur est manifeste, la Dr Shimazakie n’est pas veuve, mais célibataire, une plante n’est pas forcément au courant des subtilités du vocabulaire matrimonial des humains qui débarquent sans crier garde ! 
Pour trouver la solution, une équipe doit partir à la rencontre d’une tribu d’humanoïdes vivant en Nunudie d’où provient cette plante. Et cette tribu, dont on dit que ses membres sont des descendants des hippies venant de la Terre ont pour seul précepte « L’AMOUR LIBRE » et ils ont contaminé l’ensemble de la planète !
Le mot « HAINE » est banni de toute vie !
Le voyage est semé d’embûches pour les humains envoyés en mission,  Sona le narrateur, les Dr Mogamigawa et Yohachi.
Il faut en effet traverser le Marais Poissard, contourner le cap de la Branlette puis faire une bonne vingtaine de kilomètres à pied, avec tous les dangers que cela comporte !
En effet la faune et la flore sont pour le moins impressionnants et parfois peu ragoutants. Imaginez des croco-pile-à-l’heure, des tatami-popotames, méduses-culs en-l’air, des tarentines-nourrices ou des souvenirs-oubliés !
Heureusement que les Nunidiennes sont de toute beauté et que pour elles l’acte sexuel est un hommage à la vie !
Une sorte d’Iliade et d’Odyssée futuriste sur une planète dont l’évolution n’est en définitif pas pire que sur une autre, faites l’amour pas la guerre ! C’est plus agréable que le contraire !

Un très bon moment de lecture, une découverte !
Un ouvrage qui en plus pose plusieurs questions sur notre monde.

Extraits :
- On entendit le mont Geint-Le-Soir pousser un gémissement de femme en extase que nous apportât le vent.
- Ah, les algues farfouilleuses ! Qu’est-ce qu’elles sont vicieuses ! L’autre jour, mon épouse est allée se rafraîchir dans l’étang juste à côté. Au bout d’un moment ses yeux se sont troublés, et elle sortit de l’eau en titubant. Il y avait des farfouilleuses ! Ah qu’elles sont vicieuses !
- Lui qui était venu avec sa jolie femme par crainte qu’elle lui soit infidèle, je le jugeais mal placé pour se plaindre.
- Je tiens à te rappeler que nous sommes des scientifiques. Veilles au moins à toujours garder la raison.
- Ces vaches-accordéon ressemblaient peu à nos vaches ; beaucoup plus petites, elles évoquaient davantage des sangliers, mais devaient apparemment leur nom au fait qu’il s’agissait de ruminants.
- Vous savez, quand la Terre a connu sa Deuxième Révolution verte, ils ont balancé dans un vaisseau spatial quelques dizaines d’insupportables hippies pour les expulser de la galaxie, n’est-ce-pas ? Les Nunudiens pourraient être leurs descendants…
- Vous allez rire, mais si ça se trouve c’est parce que son cri de femme séductrice est extrêmement érotique que cette cigale s’est acclimatée à l’érotisme qui caractérise cette planète. Sa voix attise les pensées vicieuses.
Éditions : Collection « Iwazaru ». Éditions Wombat (2017)
Titre original : Potuno wakusei no sarumonera ningen (1977)
Traduit du japonais par Miyako Slocombe.

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19 juin 2017

CARIO Daniel / Trois femmes en noir.

 

3 femmes en noir

Trois femmes en noir.
Daniel CARIO.

Note : 4 / 5.
Trois Louis sur un bateau.
Long roman noir de Daniel Cario.
Port Louis, gros bourg situé en face de Lorient, se réveille avec la gueule de bois ! Ici, il ne se passe pas grand-chose, quelques ivresses sur la voie publique, parfois accompagnées de quelques coups. C’est un peu plus animé durant la saison touristique, mais enfin rien de bien préoccupant pour la gendarmerie locale.
Mais ce matin, l’affaire est d’importance, le  viol et le meurtre d’une jeune fille du bourg, Eugénie Le Livec. Celle-ci était une femme un peu singulière, mais sans plus. Elle travaillait au Musé des Indes et était appréciée. Comment et pourquoi était elle sortie, de nuit malgré les recommandations de sa mère qui l’élevait seule !
Des signes qui semblent avoir été tracés par la victime, laisse à penser que le meurtrier se nomme Louis, une croix grossière fait penser aux enquêteurs  à un bateau de pêche du port le « Saint Louis » ! Les trois hommes à bord se prénomment Louis, Louis Le Tennier, le patron ; les deux matelots Louis Kerjean et Louis Forner.
Pour les reconnaitre le patron porte son prénom breton, Loeiz,  Kerjan c’est Lili et Forner, le plus jeune P’tit Louis ! Le chalutier était-il en mer  au moment du crime ? L’autopsie n’est pas très précise sur l’heure du décès.
Un joggeur signale à la gendarmerie avoir vu Chim (Joaquim) Gahinet s’enfuir de bon matin près du lieu de la découverte du corps.
Le « Saint-Louis » ne donne plus de nouvelles, les spéculations vont bon train, panne radio, fuite pour protéger un des marins, ou pourquoi pas les trois, Eugénie aurait subit un viol collectif. Ou alors la dernière possibilité, la plus redouté, le naufrage. Surtout que le chalutier ne rentre pas au port à la fin de la période de pêche.
Trois femmes sont concernées au premier chef par les événements, Mauricette Le Tennier mère de Loeiz, femme de caractère, elle est une des dernière a porté la coiffe, Lucie Kerjean qui tient un café dans le bourg est l’épouse de Lili, Rozenn Forner est la jeune sœur de P’tit Louis.
La rumeur public partage le bourg, Chim qui n’est pas trop bien dans sa tête, se mure dans un silence absolu. Est-il le coupable ? Il était ami avec Eugénie mais il est jeune et une violente pulsion sexuelle peut être la cause de son acte.
Rozenne se pose aussi des questions sur son frère et sa sexualité ? Surtout qu’elle découvre des magazines érotiques dans sa chambre !
Le « Saint Louis » ne rentre toujours pas, l’enquête piétine, les cancans et les fausses nouvelles se répandent rendant l’atmosphère d’habitude paisible de Port-Louis  quasi irrespirable. La question qui est sur toutes les lèvres est la suivante : QUI ?
Alors, Mauricette, Lucie et Rozenn aidées de Mélanie Gahinet vont prendre les choses en mains et continuer les recherches.
Le destin est souvent capricieux, et un jour de marcher la vérité va enfin voir le jour.
Les femmes ont les beaux rôles dans cet ouvrage, femmes de gens de mer elles ne manquent pas de caractère. Trois beaux portraits !
Une très belle écriture pour une histoire prenante, la vie d’un endroit paisible est bouleversée par un crime horrible  et par la rumeur insidieuse qui s’installe…
C’est toujours agréable de suivre les protagonistes d’un roman dans une ville que l’on connait.
Extraits :
- Dans la petite ville portuaire, les nouvelles ruisselaient plus vite que ne fientaient les goélands sur les toits. Alors un crime… Aggravé d’un viol…
- Mélanie Gahinet. Son nom de jeune fille, puisqu’elle ne s’était pas mariée. Elle n’avait jamais voulu dénoncer celui qui l’avait engrossé à l’aube de ses vingt ans.
- C’est vrai qu’elle était bien fichue, mais sérieuse, malgré qu’elle n’avait pas les idées solidement arrimées.
- Il lui arrivait bien sûr de lorgner le corsage de sa camarade et de suivre le balancement de ses hanches généreuses quand elle cheminait devant lui ;  alors il sentait durcir dans son pantalon l’appendice qui lui servait à uriner, se demandait ce qu’il lui arrivait.
- Beaucoup de rudes marins ont fini au fond de l’eau à nourrir les crabes même s’il n’y avait pas de tempête.
- D’une tournée à l’autre, les supputations allaient bon train. Il n’était pas nécessaire d’être un fin limier pour effectuer le rapprochement entre la disparition du Saint- Louis et l’assassinat d’Eugénie Le Livec.
- Silence dans la salle. Ce n’était pas une preuve, mais quand même…
- Une cervelle d’oiseau dans un corps de femme. La proie idéale pour un obsédé qui a envie d’une partie de jambes en l’air.
- L’ambiance à Port Louis était celle d’un ciel de traîne après une nuit de tempête. Restée sur sa faim, la vindicte populaire refusait de se résoudre à l’ignorance.
Éditions : Presses de la Cité (2017)
Autre titre de cet auteur sur ce blog.
Les coiffes rouges.
Au grenier.
La Camarde.

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12 juin 2017

Collectif / Le thon passe vite surtout quand on est à table.

 

phot JD195 aphorisme 3

      Il est enfin arrivé !
Après des années de gestation, de réfléxion, de choix draconniens, j'en passe et des meilleurs, il est là !
Et moi un peu las !
Je lui reconnais un seul défaut, il n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale, malgré tout le bien qu'il procure.
Je peux vous garantir que les pensionnaires de la maison de retraite de "La Bastide du Chevrier" aux Baux de Provence apprécient particulièrement 
la lecture à haute voix de cet ouvrage que nous faisons le soir, Myriam et moi.
Pour vous procurer ce chef d'oeuvre, mon adresse mail :
eireannyvon2@aol.fr
Merci d'avance.
Sinon, en désespoir de cause sur le site de "Chemin Faisant":
Lesechosducheminfaisant.com.
A bientôt.
Yvon.

phot JD196

 

 

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27 mai 2017

MILLAR Sam/ Au scalpel.

 

au scalpel

Au scalpel.
Sam MILLAR.
Note : 4 / 5.
Silence, on coupe !
Nous retrouvons Karl Kane et sa compagne la belle Noami dans un Belfast qui semble apaisé. Mais toujours aussi noir et apocalyptique.
Les luttes intercommunautaires ou interreligieuses appartiennent au passé, ce qui n’empêche pas des tueurs psychopathes de hanter les rues de la ville.
Dans un institut d’aide à l’enfance, une jeune fille tue le tortionnaire de l’endroit, pasteur violeur. Elle lui plante deux aiguilles à tricoter dans les yeux et assiste à son agonie.
Un être en tous points effrayant entre dans une maison délabrée, il porte un vieux tapis, de ce tapis sort la main d’une petite fille.
Karl de son côté répond présent à l’appel de Lipstick qui effectue une passe qui ne se déroule pas trop bien. Il vole à son secours. Le client pour le moins violent est Graham Butler, membre éminent de la pègre londonienne, qui cherche à s’implanter à Belfast ! La rencontre entre lui et Karl va faire des étincelles.
Sans cause à effet, une maison brûle dans la nuit, une terrible explosion, il n’y a aucun survivant. La police pense à une cigarette mal éteinte un soir de beuverie. Sauf qu’un homme de la famille conteste la version officielle et demande l’aide de Karl. Lequel lui conseille de s’adresser aux autorités. Le problème est que dans ce quartier nationaliste, il est pour le moins très mal vu de parler à la maréchaussée ! Son argument, les habitants de cette maison ne fumaient pas ! Karl, poussé par Noami accepte de voir ce qu’il peut faire !
Dans une vieille demeure délabrée, deux très jeunes filles sont retenues prisonnières, Tara qui est là depuis un moment et Dorothy qui vient d’arriver. Tara est une dure à cuire, Dorothy une enfant bien élevée, fervente catholique de surcroît. L’enfer est sur terre, Dorothy !
Karl apprend que Walter Arnold a été libéré, cette nouvelle le replonge dans un passé très douloureux ; en effet cet homme a tué sa mère. Il s’est juré de venger celle-ci, mais son action a échoué. Et Walter Arnold a ensuite séquestré, violé et tué deux jeunes filles. L’histoire se répète.
Une lutte à mort va s’engager entre les deux hommes, un chemin semé de cadavres et de violences !
Karl et Noami nous sont maintenant familiers, je vais donc m’abstenir de vous les présenter.
Walter Arnold (Scarman) semble posséder tous les vices de la création, ce qui n’est pas peu dire.
Tara a connu la prison et les maisons de redressement, la violence, elle connait. Alors elle est prête à tout pour se sortir de cet enfermement. Dorothy est son exact opposé, mais Tara malgré son apparente dureté à son égard, la protégera.

Quatrième roman de la saga de Karl Kane, avec Belfast comme décor, un récit glauque et sanglant qui nous fait revenir à l’enfance de Karl, expliquant en cela certaines de ses blessures profondes.
Extraits :
- Et tu te demandes pourquoi les gens qui vivent à Belfast sont déprimés ? Si ce n’est pas au cacheton, c’est au tabloïd qu’ils sont accro.
- Il ignorait encore qu’elle allait être pire, sacrément pire.
- « J’aimerais avoir une maison à vendre tous les jours, si c’est ça la récompense, dit Karl, avec le sourire d’un chat qui a le lait
et le poisson rouge. »
- J’habite dans le New Lodge, monsieur Kane. Au cas où vous ne sauriez pas, le New Lodge est un quartier nationaliste dur. Les gens du coin ne parlent pas aux flics sans finir avec un paquet de six.
Karl eut l’air perplexe. « Un paquet de six » ?
Une balle dans chaque genou, chaque coude et chaque cheville.
- C’est Antrim, le plus chouette comté d’Irlande.
- La dernière chose dont il se souvenait, c’était d’avoir pissé toutes ces délicieuses Guinness contre un mur couvert de graffitis, dans quelques entrées minables près du saint des saints, la cathédrale Sainte Anne.
- La plupart des flics de Belfast voudraient vous voir mort. Il pense que vous avez un passé plutôt chargé, du genre implication dans le meurtre de policiers.
Éditions : Seuil (Cadre Noir) 2017.
Titre original : Past Darkness (2015)
Traduit de l’anglais (Irlande du Nord) par Patrick Raynal.

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18 mai 2017

JUHEL Fabienne/Ceux qui vont mourir.

Juhel

Ceux qui vont mourir.
Fabienne JUHEL.
Note : 4 / 5.
Ne te saluent pas.

Nouveau roman de Fabienne Juhel, dans la collection « Le cercle » des éditions « Sixto ». Roman noir avec un zeste de fantastique.
Il y a des jours et des moments dans la vie où tout va de travers, pour Anne c’est arrivé.
Sa Grand-mère lui dit « C’est le don », oui mais lequel ? Et il semble que ce soit plutôt une malédiction !
Et sa Grand-mère sait très bien de qui elle parle, elle aussi a été dépositaire de cette aptitude. Il y a très longtemps, dans un passé bien sombre, un pays de neige, de privations, une contrée totalitaire sous la dictature du « Suprême ». Une époque heureusement révolue.
Elle a réussi à fuir le camp de Gitans où elle était captive, accompagnée de Nathanaël et de sa flûte qui paraissait magique. Elle a épousé son flûtiste, qui lui a fait un enfant, Matisse, sa mère, et qui a disparu du jour au lendemain…
Mais Anne sème maintenant la mort sur son passage. Elle ne tue personne, mais, semble-t-il, pris au hasard, des gens avec qui elle a des rapports fugaces décèdent !
Une clocharde, une dame au parapluie vert qui lui a demandé son chemin. Ce qui lui a valu une convocation au commissariat de police, la scène ayant été filmée par une caméra de surveillance. Elle succombe, après plusieurs Irish Coffee, au charme de l’inspecteur Antoine Painbonhomme qui était chargé de l’interroger ! Mais très rapidement une femme gendarme meurt elle aussi, elle avait donné un verre d’eau à Anne ! Car celle-ci comme sa Grand-mère est une « Faucheuse », comme d’autres, par exemple Natacha, une femme dont son ancêtre lui parle parfois.
Mais la liste des décès autour d’Anne s’allonge ! Un chauffeur de car scolaire, de retour de Bréhat l’aide a réparer un pneu crevé, le véhicule a un accident près de l’abbaye de Beauport, tous les enfants et le chauffeur périssent.
Un autre danger peut guetter Anne ; un homme ; « Chasseur de faucheuse » est-il à ses trousses ?
Elle sait qu’elle perdra cette faculté un jour… qu’elle ne sera plus une « Faucheuse », simplement une femme ordinaire. Mais quand et pourquoi ?
Existe-il une comptabilité macabre qui la délivrera ?
Elle sait aussi qu’une autre femme inconnue lui succédera et qu’elle Anne sera chargée de lui passer le flambeau.

Le personnage principal est Anne, son signe particulier : elle est « Une Faucheuse ». Est-ce un don ou un handicap ? Elle a hérité de cela de sa Grand-mère dont elle est très proche. Elles sèment la mort sans le vouloir.
La Grand-mère est omniprésente, elle, et aussi certaines de ses amies, ainsi que certains revenants surgissant d’une époque révolue.
Un roman très étrange dans sa narration qui s’articule autour d’un dialogue entre deux femmes. Les retours en arrière, racontés par la Grand-Mère permettent de mieux comprendre le présent et la situation actuelle d’Anne et son éventuel avenir.
Une découverte malgré une lecture relativement ardue.

Extraits :
- Ce qu’elle cherche, Grand-Mère, depuis le temps, c’est une faille dans la mémoire du ciel, et la joue du bon Dieu pour lui coller une gifle.
- Je répugnais encore à appeler « don » ce qui avait commencé à provoquer un début d’hécatombe autour de moi.
- Lorsqu’un avion se crashe, on dénombre les victimes mais on ne parle jamais des animaux qui voyagent en soute. Pareil lors des incendies et des inondations.
- J’ai toujours aimé les dictionnaires. Petite, je croyais qu’il suffisait de les lire pour affirmer qu’on avait lu tous les livres, ce qui est vrai d’un certain point de vue.
- Elle me faisait penser à une toupie pleine de couleurs, avec son tablier vert et rouge, à une poupée russe aussi, une matriochka.
- Je pensais, moi, qu’une bonne guerre aurait eu le même effet.
- C’était des conversations qui sentaient la tisane, la soupe de pommes de terre et les sachets de lavande qu’on dépose dans les grandes presses entre deux piles de draps en lin.
- Maman aurait voulu débourser davantage, elle en avait les moyens : comme acheter une maison sur la côte de Granit Rose, ou un appartement clair et fonctionnel qui donnerait sur les grèves de Paimpol, ou une de ces maisons contemporaines sur le cap d’Erquy.
Éditions : Sixto / Le Cercle (2017)

 

 

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