Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

17 janvier 2019

Collectif (Fréderic Prilleux) / Impasse et perd.

Impasse photo

Impasse et perd.
COLLECTIF / Frédéric Prilleux.

Note : 3 / 5.
Au bout de l’impasse.
Dix-huitième recueil de la Noiraude/Noir sur la ville. Tous sont chroniqués sur ce blog.
Cette année, il fallait écrire une nouvelle d’après une photo, celle qui orne la couverture de l’ouvrage. 
Neuf auteurs : 
Bruno Baudart ; Mélissa Bickelhaupt ; Vincent Caumont ; Yvon Coquil ; Florence Médina ; P.H.Nieto, Patrick Pécherot, Elena Piacentini et Olivier Roux.
Le premier texte « Guignolet kirch » est à mon avis le meilleur de ce livre. Une jeune femme se souvient des après-midis qu’elle passait avec sa mère qui, pour gagner sa vie, travaillait chez un docteur et quelques-uns de ses amis. Le jeu avait cet intitulé « c’est-qui-qui-va ramasser-les-cartes-sous-la table ».
« Alfred ». C’est parfois plutôt pénible de retrouver un copain d’enfance, surtout si celui-ci vous balance à br
ûle pourpoint :
-«  Putain t’as méchamment morflé mon pote ».
Et j’avais vraiment morflé. Le dénommé Alfred est flic, et certains souvenirs sont dangereux à dire, parler de la grosse Sabrina par exemple.
Et Alfred m’invite à manger…
« La fille qui savait se mettre à table ». Cela ne veut pas forcément dire que « Monsieur est servi ».
« Sens interdits », histoire à deux personnages, « Même pas mal », un homme, marchand ambulant, installe un tourniquet avec des photos, une femme s’en approche, elle lui dit bonjour, il lui répond. C’est un début d’histoire banale, sauf que tout va déraper. 
Un homme dans une situation plutôt inconfortable qui regrette une dénommée Marie. Une femme à moitié morte dans un appartement dont les murs sont tapissés de photos polaroids.
Des personnages ordinaires pour la plupart, mais la suite l’est moins.
J’aime beaucoup cette photo en noir et blanc, j’étais à l’époque très tenté d’écrire une nouvelle, mais cela ne s’est pas concrétisé. 
Sinon c’est à mon avis le moins réussi de toute la série. Je n’ai pas compris certains textes.
Cela n’engage bien évidement que moi.
Dans la préface signée Denis Flageul et Frédéric Prilleux, ces derniers nous annoncent que ce recueil est le dernier à paraître sous cette forme.
Mais l’aventure continuera sous une autre forme, au bout de la nuit noire ou de l’impasse.
Extraits :
- Que devais-je en déduire, fallait-il que je termine l'histoire ? Moi seul, face à eux ?
- Il m'a dit « Oui, bien sûr, je vous prends »-doux euphémisme qui voulait tout dire.
- J'allais être sa créature, rien de plus, son Frankenstein qui lui échappait salement des mains.
- On ne s'était pas vu depuis plus d'une dizaine d'années mais c'est tout ce qu'il trouvait à dire. Il n'avait pas changé, toujours aussi grossier.
- Danto avait entendu parler de ces cinglés fétichistes qui se prenaient pour des meubles. Ça porte même un nom loufoque, la forniphilie. Il ne s'attendait pas à en trouver ici, au faubourg Saint-Antoine, même s'il y avait là une certaine logique.
- Les voleurs de mots sont partout. Même quand on ne les voit pas. On se croit seul, on lance une phrase en l'air, comme une bulle de dessins animés... Elle ne redescend pas.
- La porte de chêne se referme en grinçant dans mon dos, une brise humide me lèche le visage, j'ai le tournis.
Éditions : La Gidouille (2018).

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14 janvier 2019

BARRY Sebastian / Des jours sans fin.

des jours sans fin

Des jours sans fin.
Sebastian BARRY.

Note : 4 / 5.
Nord & Sud.
Dernier roman traduit à ce jour de Sebastian Barry, un des auteurs irlandais contemporains les plus appréciés.
Nord & Sud, le titre de ma chronique, ne concerne pas la période de ce que les anglais nomment par le doux euphémisme de « Troubles » du conflit irlandais, mais la guerre de Sécession américaine. 
Comme dans pratiquement tous les romans de Sebastian Barry, nous trouvons un personnage du nom de McNulty, Thomas de son prénom. Il prend la suite d’Eneas (Les tribulations d’Eneas McNulty), de Jack (L’homme provisoire) et de Roseanne (Le testament caché).
Thomas McNulty est un tout jeune garçon irlandais de Sligo que les Grandes Famines avaient chassé d’Irlande avec des millions de ses compatriotes. Quand il commence le récit de sa vie, il pense que nous sommes durant l’année 1851, il s’était engagé dans l’état du Missouri dans l’armée. Il est accompagné par son ami John Cole, un jeune américain de la Nouvelle-Angleterre et se connaissaient déjà depuis quelques années. Ils avaient travaillé ensemble comme danseurs dans un saloon, danseurs travestis car ils sont jeunes, beaux et aux traits fins. Et la paye permet de manger à peu près à sa faim. Mais les années passent et la barbe commence à pousser mettant fin à leurs numéros.
Leurs premières périodes leurs permet de se confronter à la violence des guerres contre les indiens avec le massacre de femmes et d’enfants, la dureté du métier des armes…
Puis vient la guerre de Sécession où de nombreux irlandais sont engagés dans les deux camps. 
Mais dans ce monde et dans cette époque troublée, beaucoup d’amour peut surgir là où on ne l’attend pas sous les traits de Winona par exemple, des amitiés aussi …
Beaucoup de personnages dans cette épopée américaine, en particulier nos deux héros personnages hors-normes.
Un bon roman d’aventures dans le Grand Ouest américain en ces temps troublés par la Guerre de Sécession. C’est violent mais les guerres sont toujours violentes, surtout les guerres civiles.
Sebastian Barry parle souvent des irlandais embrigadés de gré ou de force dans ce conflit. Et ils furent très nombreux.
Malgré la qualité de ce roman, mon préféré de Sebastian Barry reste « Un long long chemin »
Extraits :
 
- De toute façon, la mort fait de votre visage celui d'un étranger.

- Que moi, j'étais le fils de pauvres gens de Sligo anéantis tout pareil. Nous autres les McNulty, on avait pas vraiment de quoi se vanter.
- Ils ont juste besoin d'illusion, l'illusion du beau sexe.
- C'était un catholique, une chose rare en Amérique, à part les Irlandais, mais il était Irlandais, en tout cas son père l'était.
- Le beau John Cole, mon galant. Notre amour enfin révélé à la vue de tous.
- Sheridan, Dignam, O'Rielly, Brady, McBrien,Lysaght, un défilé de noms irlandais aussi long que la rivière Missouri.
- Les Irlandais sont des furieux. Des gars explosifs. Avec eux, on sait jamais.
- Ces Johnny Rebelle sont irlandais, anglais, des gars comme ça.
- Les Confédérés irlandais hurlent eux aussi, ils prononcent des mots grossiers en gaélique.
- Le Sud croule sous les billets de banque. Qui valent pas plus que le bois pour allumer le feu.
- Un vieux chagrin coule dans mon sang, comme une seconde nature, et un nouveau chagrin me retourne les sens. Il y a une sorte de mutinerie en moi.
- J'approche. C'est un beau jour pour mourir, comme on dit.
Éditions : Joëlle Losfeld (2018).
Titre original : Days Without End (2016).
Traduit de l’anglais (Irlande) par Laeticia Devaux.
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Annie Dunne
Un long long chemin
Le testament caché
Du côté de Canaan
L’homme provisoire.

 

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07 janvier 2019

ZAHLER S. Craig / Une assemblée de chacals.

 

une assemblée de

Une assemblée de chacals.
S.Craig ZAHLER.

Note : 5 / 5.
Un mariage d’enfer !
Seconde lecture de cet auteur après le très noir « Exécution à Victory ». Je rassure tous mes lecteurs, celui-ci est au moins aussi noir, et comme c’est un western, encore plus par certaines tortures indiennes, principalement, mais pas que. Pays sauvage et époque violente.
Un homme, Oswell Danford, qui semble bien sous tous rapports, père de famille, rangé de sa jeunesse tumultueuse, reçoit par télégramme une invitation, celle d’assister à un mariage.

James Lingham qui épouse une dénommée Beatrice Jeffries, le convie, ainsi que son frère Godfrey à ses épousailles. Un autre ami à eux Dicky (Richard Sterling) sera aussi de la fête.
La dernière phrase du texte les intrigue « Toutes les vieilles connaissances seront présentes ».
Qui sont ces « Vieilles connaissances » ? Du bon ou du très mauvais ?
Accompagné de son frère, il quitte son épouse temporairement, il l’espère, et écrit à celle-ci pour lui raconter sa jeunesse qui ne fut pas exempte de tous reproches.
L’époque où, avec d’autres hommes, ils constituaient « Le Gang du grand boxeur ». James Lingham, un colosse, était le boxeur ; mais ayant tué un homme sur le ring, il devient l’ombre du combattant qu’il était. Ils vivaient de braquages de banque, pour de petits butins, mais un jour il y eut mort d’homme. Alors ils furent recrutés par un Irlandais, Quinlan, qui espérait prendre le commandement d’une tribu d’indiens connus pour leur férocité. Chose qui fut faite, après un massacre et en humiliant leur chef.
Un jour « Le gang du Grand Boxeur » reprit sa liberté en laissant Quinlan et quelques-uns de ses hommes ligotés quasiment aux mains des Indiens. Tous espéraient qu’ils furent tués.
Mais il s’avère que les « Vieilles connaissances » sont Quinlan et certains de ses hommes dont des jumeaux…
La cérémonie va-t-elle se transformer en bain de sang ?
Le début laisse augurer de la suite. La veille, durant le bal organisé pour la cérémonie, les chevaux des futurs mariés sont éventrés…
Que la fête commence !
Tous les nombreux (42) chapitres ont un titre qui mettent dans l’ambiance, par exemple celui qui débute ce roman « Ils auraient dû prêter attention à Otis ». Mais qui est Otis ? Et qui sont les protagonistes de ce qui va, petit à petit, être un déchainement de violence gratuite.

Je ne lis pas souvent de western mais celui-là est excellent !
Un auteur à découvrir, ou à redécouvrir, dans un genre autre que le roman noir contemporain.
Extraits :
- Le surnom de Dicky l'émasculait encore davantage.
- Les O'Connor étaient tous rancuniers, et elle perpétuait cette fière tradition.
- La femme de vingt-neuf ans n'était pas sûre que Jim l'aimât plus que ces trois animaux de compagnie, mais il l’aimait assez pour l'épouser.
- C'est alors que je sus avec certitude que nous avions fait une énorme erreur en nous ralliant à ces hommes, et je l’ai aussi vu dans le regard de mes compagnons.
- Les Appanuqis voyageaient aussi avec des grotesques pour s'amuser, des Mexicains, d'autres sortes d'Indiens et des blancs qu'ils avaient remodelés à coups de couteaux, de pierres et de tortures.
- Il semblait impossible de cambrioler un tel endroit, mais Quinlan avait imaginé comment faire.
- Je croyais qu'il était mort, répéta Lingham.
- On le croyait tous, répondit Oswell.
- On l'espérait tous, corrigea Dicky.
- Il y a eu pire. La guerre de Sécession. Alamo. La peste.
- Ça, c'est une barbe. Il y a des bestioles là-dedans, seulement des croix qui ne voient jamais le soleil ?
- Éditions : Gallmeister (2017).
Titre original : A Congregation of Chacal (2010).
Traduit de l’américain par Janique Jouin-de Laurens.
Autre titre de cet auteur sur ce blog :
Exécutions à Victory.

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02 janvier 2019

REY Francoise / Métamorphoses.

 

metamorphoses 2

Métamorphoses.
Françoise REY.

Note : 4 / 5.

À la vie, à l’amour.
Françoise Rey est une auteure connue et reconnue qui est considérée par beaucoup comme « La grande dame de l’érotisme contemporain ».

Je la découvre avec ce recueil de quatorze nouvelles dont les titres sont :
Le rêve d'Innocence ; À dormir debout ; Coup de chance ; Le patin à roulettes ; Question de goût ; Ragots ; Relookage ; Services secrets ; Ce rêve étrange et pénétrant ; Retiens la nuit ; Sauvetage ; Un zéro absolu ; Voleur de feu et Découverte.
« Le rêve d'Innocence » est un beau texte plein de poésie, et qui pose la question suivante, est-ce un rêve ou la réalité ?

« À dormir debout » est vraiment une histoire à dormir debout qui commence par un quiproquo. La question est la suivante : Mon meilleur moment dans la vie de tous les jours ». La réponse d’un journaliste est  « Lorsque je fais l’amour à ma femme ». Mais certains ne l’ont pas entendu de cette oreille ! Un texte amusant.
« Le patin à roulettes ». Quand cet objet de distraction devient un jouet érotique, c’est que cela roule pour l’homme qui manie le dit-patin à roulettes.
« Question de goût ». Un éditeur préparant un livre sur la fellation et demande à une romancière de lui préparer un texte. Donc, place aux travaux pratiques,  belle dame. Un beau texte bien érotique.
« Services secrets ». Lorsque le travail d’espionne devient un plaisir… sexuel, mais attention au petit matin qui déchante.
« Retiens la nuit ». Il est question d’une reporter et d’un chanteur, lequel ?
«  Un zéro absolu ». Un échange de courriers concernant un calendrier perpétuel ; problème il n’y a que deux zéros, alors pour le passage à l’an 2000 cela pose problème !
« Voleur de feu », à l’amour à la mort… jouir, c’est parfois aussi simple que cela !
Un homme victime d’un accident, qui, semble-t-il, lui a retiré sa virilité, et ce n’est pas son masseur qui va réparer les dégâts, mais la nouvelle masseuse… pourrait bien être la solution du problème. Philippe est soldat, en 1965 dans une triste caserne de la France profonde. Un jour on le charge d’aller porter un paquet pour l’épouse du commandant… les plaisanteries grivoises et les mises en garde pleuvent !Une femme écrit une série de lettres à un homme, l’amour ou la haine ? Une autre qui corrige des copies au bord de sa piscine, son voisin tente de se suicider, elle est prête à tout pour le sauver.
Une belle écriture, des écrits osés mais jamais vulgaires, du sexe, de belles femmes toutes consentantes, bien troussées par des hommes ravis de l’aubaine. Des nouvelles d’égales valeurs.

Un bon recueil dans cette catégorie des textes érotiques.
Extraits :
- J'ignore qui je suis, et où je vais... je cherche quelque chose, et j'ignore quoi...
- On ne peut pas mieux dire. Daniel est comme un coq en pâte. Un chapon, plutôt, dans la pâte épaisse de l'immobilité forcée.
- Elle se prêtait à la caresse avec un enthousiasme bondissant et des cris enroués.
- Le talent qu'il me prête m'honore s'il le pense littéraire, et me gêne comme une médaille usurpée s'il le croit factuel.
- Je connais un délicieux auteur canadien qui confesse : « je n'aime pas écrire, j'aime avoir écrit. » Moi je n'aimais pas flirter.
- Voilà une scène que j'écrirais volontiers, que j'ai même sans doute déjà écrite plusieurs fois, mais que je me sens totalement incapable de vivre.
- J'étais le reflet blond d'une déesse brune cambrée dans la recherche du plaisir.
- On vient me trouver : « Mettez-moi dans vos livres », on me donne gros pour être dépeint en héros du sexe.
- C'est depuis cette époque que Véra a renoncé à bronzer nue ou bien à écouter de la musique trop fort...
Éditions : Tabou / Collection « Les jardins de Priape »( 2018).

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28 décembre 2018

VACHSS Andrew / La sorcière de Brooklyn.

 

Vachss
La sorcière de Brooklyn.
Andrew VACHSS.

Note : 4 / 5.
Les bas-fonds de La Grosse Pomme.

Roman  qui a remporté le grand prix de la littérature policière en 1988.Déjà lu il y a je pense une quinzaine d’années et qui m’avait tellement frappé que je l’ai gardé et qui a fait un nombre appréciable de kilomètres en ma compagnie. Ayant récemment trouvé un recueil de nouvelles de cet auteur, « Le mal dans le sang », je vais faire l’inverse de mes habitudes. Relire ce roman avant de me plonger dans le recueil !  Avec comme toujours l’appréhension de ne plus aimer ! Et de me dire que j’avais vraiment mauvais goût dans ma jeunesse !
Burke met fin de manière brutale à la carrière d’un voyeur. Il ne se doute pas que pour lui une nouvelle aventure commence et elle ne sera pas des plus agréables. En effet Strega la ravissante rousse victime de ce maniaque le recontacte pour une affaire sordide !  Trouver et détruire une photo ! Un cliché très particulier qui concerne un petit garçon enlevé par un réseau pédophile ! De voir cette photo détruite sous ses yeux le guériront peut-être des cauchemars qui le hantent ! Mais comme faire !
Burke va entrer en contact avec un pédophile qui lui parle d’amour entre homme et enfant mais qui lui dit que cette photo n’est pas forcément prise pour être divulguée à de nombreux exemplaires. Elle peut aussi être une pièce unique pour un collectionneur.
Mais cela n’aide pas les recherches. L’enfant confié à une spécialiste parle d’un tatouage sur la main d’un homme. Burke connait ce dessin, il s’agit d’un groupe qui se fait appeler « Les Nazis ». Burke les a côtoyés en prison. Ces hommes peu recommandables, choqués qu’un des leurs soit impliqué dans des actes de pédophilie, lui promettent leur aide….
Burke, personnage central et omniprésent, est d’ailleurs le héros récurrent d’une série de romans ! Ancien arnaqueur de haut-vol, ex-taulard, il est dorénavant détective privé aux méthodes peu orthodoxes.
Sa chienne Pansy est une espèce de monstre de la race des dogues napolitains prête à tout pour lui.
Ses amis ou associés sont aussi des personnages hors-normes peu regardant sur la manière, seul compte le résultat !
Max le mongol silencieux, car sourd et muet, champion de karaté, le Prophète ou encore Michelle, ex-homme devenue femme. Tout ce beau monde forme un commando de choc, dont on se dit qu’il vaut mieux ne pas les croiser !
Strega est une femme dangereuse riche et sans scrupule, elle n’est pas avare de son corps pour s’assurer les services de Burke. Son appartenance à la maffia la rend redoutable.
Mama est une restauratrice chinoise, qui sert de boîte aux lettres et aussi de mère nourricière pour Burke et Pansy !  Belle écriture pour un roman très noir qui fait froid dans le dos. Le monde de la pédophilie dans toute son horreur.
Extraits :
 - Elle parlait dans un souffle, mais n'essayait plus d'être sexy maintenant. Elle voulait simplement raconter son histoire.
- Hunts Point, terre où les flics ne s'aventuraient même plus. Zone interdite aux caves.
- Tuer le temps. C'est beaucoup plus facile quand on n’est pas dans une cellule.
- Ça tournait au vinaigre dans le comté du Queens. Les responsables de la ville se dénonçaient à tour de bras pour essayer de se laver des magouilles dans lequelles ils avaient trempé tous ensemble.
- Le môme n'irait peut-être jamais dans une grande école, mais c'est vrai que l'État est la pire de toutes les mères.
- Les flammes attendent celui qui ne sait pas apprendre, il a dit.
Éditions : Albin Michel (1988).
Titre original : Strega (1987).
Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Dumas.

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