Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

22 mai 2015

Goéland Masqué 2015.

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Le programme :

http://goelandmasque.fr/category

/15eme-festival/

 

L'occasion de retrouver des amis !

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13 mai 2015

Vendredi 15 mai, Querrien (29) / Fête de la Bretagne.

 

Fête de la bretagne

Pays de Quimperlé. Fête de la Bretagne du 14 au 16 mai .

Vendredi 15 mai

J'interviendrai avec Michel Priziac pour un court exposé sur la  littérature irlandaise !
Qu'on se le dise !
Merci

Soirée Entre Bretagne et Irlande, à 20 h 30, au foyer (gratuit). Dans le pays de Quimperlé, huit communes sont jumelées avec des villes d’Irlande. Pourquoi un lien aussi fort unit Bretons et Irlandais ? Au cours d’une conférence, Michel Priziac, président de la confédération régionale Bretagne-Irlande, également président de l’association des écrivains bretons et conseiller culturel de Bretagne, exposera l’origine de ces relations. Cette conférence sera suivie d’une dégustation de produits irlandais et d’un bœuf musical.


 

 

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08 mai 2015

9 Ans !

 

 

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                                                                          armorikanaeditions@aol.com      
                                                                             
9 ANS  !                                                                                

Il y a 9 ans j’ouvrais ce blog me lançant dans l’inconnu.

Qu'en reste-t-il aujourd’hui. Beaucoup de bonheur mais une grande lassitude.
Bonheur d’avoir dépassé les 600000 chroniques lues, d’avoir rencontré des gens charmants.
Merci à toutes et à tous !

Depuis mai 2014, l’année a été marquée par mes participations au Festival Interceltique de Lorient. La première fut une discussion avec Hervé Jaouen sur l’Irlande, la seconde, un très bon moment en compagnie des écrivains irlandais, Peter Cunningham et Paul Lynch, avec qui nous avons passé également la journée du dimanche.

J’ai aussi eu la joie de co-animer un café littéraire avec Serge Joncour en invité. Excellente soirée, un écrivain brillant et un homme simple et charmant.

Je fais aussi partie cette année des membres du jury de « L’association des écrivains Bretons » catégorie « Romans »
Chose dont je suis réellement  flatté !

Dernière chose notable, la parution d’un recueil de nouvelles noires « Rédemption et autres textes noirs » disponible sur Amazon ou suivant la formule consacrée « Chez l’auteur », donc par l’intermédiaire de mon blog lien « Contactez l’auteur »  ou à mon adresse mail.
J’ai d’autres projets dont le plus avancé est un  recueil de textes humoristiques très différent du premier. Puis un autre travail sur la littérature irlandaise. Avec une animation à suivre, puis pour le début 2016, un café littéraire sur « La Beat Generation ». Du travail et des lectures en perspective.

L’écriture me prenant beaucoup de temps, et mes chroniques pour le Prix de l’Association étant bloquées pour le moment, mon blog en subit les conséquences et le nombre de chroniques est en chute libre !
Mais bon je vais essayer de tenir encore un  an pour fêter le 10ème anniversaire.

Yvon

 

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02 mai 2015

Collectif / Brest des écrivains.

 

Brest
Brest des écrivains

Collectif
Note : 3,5 /5.
À la fin de la terre…
Il y a dans ce livre et c’est normal beaucoup d’écrivains. Ce qui l’est moins c’est que les écrivains ici parlent d’autres auteurs, anciens ou contemporains, vivants ou décédés ! La liste est longue, très longue, alors je vais tenter de résumer sans vexer personne.
Après une préface d’Alain-Gabriel Monot, trois parties pour nous parler de Brest :
Voix de Brest, Chants de Brest et Brest : Souvenirs, impressions, témoignages. Viennent ensuite une table des auteurs et un index des écrivains.
Dans la première partie, un auteur contemporain parle d’un de ses collègues, décédé, ou encore en exercice. Kenneth White nous parle de Victor Segalen, Nicole Laurent-Catrice de Mac Orlan, Éric Auphan d’Henri Queffélec, Arnaud Le Gouëfflec de Jean Genet sous le très beau titre de « Querelle de Brest ».
Quelques plumes amies : Louis Bertholom nous raconte la triste virée de Jack Kerouac à Brest dans « Sur la déroute avec Jack Kerouac ». Faute de retrouver ses ancêtres, l’auteur américain a croisé Pierre Le Bris, libraire brestois et son épouse Blanche qu’a aussi rencontrés Louis Bertholom. Une nuit de dérive, une piste nocturne pleine de rencontres alcoolisées. Kerouac donne une version un peu romancée de ce voyage dans « Satori à Paris ».
Marie-Josée Christien nous parle de Claire Fourier dans un très beau texte : Brest en figure de proue d’un monde intérieur. Pour nous rappeler que Claire Fourier a écrit récemment le superbe « Les silences de la guerre » maintes fois primé.
Quelques lignes sur Hervé Bellec dont le recueil de nouvelles « Un bon dieu pour les ivrognes » se déroule, si ma mémoire est bonne, à Brest. Marie le Gall est aussi à l’honneur « Marie Le Gall, le Brest des failles et des chagrins ».
Gérard Alle s’énerve après Arnaud Le Gouëfflec.
Hervé Bellec, on le retrouve dans un vibrant hommage à Jean François Coatmeur. « Jean-François Coatmeur, Le regard noir d’un humaniste » . Il a beaucoup écrit de romans noirs sur la ville en particulier le superbe «  La sirène de minuit » qui décrit un Brest noir gouverné par l’extrême droite. Une œuvre à découvrir. 
Parmi les auteurs que je n’ai pas encore lus, il faut sérieusement que je me cultive en lisant enfin Philippe Le Guillou et Georges Perros, un personnage haut en couleurs.
Il n’y a pas à proprement parler de personnages au sens habituel du mot dans ce livre, mais des auteurs parlant de cette ville à nulle autre pareille. Beaucoup d’écrivains ont en effet jeté l’ancre dans la rade et l’encre a coulé à flots pour magnifier la ville du Ponant.
Pour terminer ce livre et ma chronique, un retour dans le passé pour retrouver des grands auteurs ayant célébré Brest, Chateaubriand, Corbière, Michelet, Flaubert, Loti et beaucoup d’autres !
Extraits :
- Avec eux les marins ! Tous, trempés, douloureux, crispés, hurlant, transmettant ordres et contre ordres, pris dans les rets des vents et des pluies.
- La seule chose qui permettait au jeune Segalen de s'espacer un peu à cette époque-là, c'était son vélo, acquis lors de ses treize ans.
- Sa mère lui fit découvrir la mer à cinq ans, à Étables, dans ce qui s'appelait encore les Côtes-du-Nord.
- Mieux encore, face aux brisants dont on se rapproche dangereusement, le bosco, laconique : « être bouffé par les homards, c'est tout de même plus flatteur que par les asticots ».
- « Écrire c'est  adresser une prière à Dieu » disait-il dans sa quête de pureté qui l'amena rapidement au bout de ses forces, rongé par l'alcool et la benzédrine.
- Jack Kerouac est devenu la figure de proue de toute une jeunesse en rébellion. Il en était ulcéré.
- Car Brest est un monde à soi seul, une ville de Bretagne, certes, mais cependant une cité à part, irréductible.
Éditions : Alexandrines. (2015).
Sur cette ville on peut également lire l'excellent « Brest l'ancre noire », recueil de nouvelles déjà ancien paru aux éditions Autrement.

 

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24 avril 2015

WILLEFORD Charles / Les grands prêtres de Californie.

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Les grands prêtres de Californie.
Charles WILLEFORD.

Note : 4 / 5.
Ne vous faites pas prier !
De cet auteur j'ai lu et beaucoup aimé, il y a très longtemps, l'excellent mais cruel "Combats de coqs". J'ai d'autres titres de cet auteur dans ma bibliothèque mais, allez savoir pourquoi, je n'ai pas eu envie de lire autre chose de ce romancier. Mais ce petit livre paraît convenir à mon état d'esprit un peu nonchalant !
Haxby, vendeur de voitures d’occasion en Californie, se débrouille plutôt pas mal dans son travail, honnête juste ce qu'il faut, pour lui la vie est belle.
Un soir dans un dancing il remarque une femme très désirable qu'il invite à danser. Elle se nomme Alyce et est pour le moins versatile et mystérieuse.
Pour lui va commencer une longue période de doutes et des questions.
Quel est réellement le but de cette femme qui semble s'abandonner pour mieux se refuser ?
Elle l'invite chez elle, mais sa colocataire est là avec un homme ! L'appartement est limite très mal tenu, Alyce a des chiens et chats...bref, Haxby prend son mal en patience mais la patiencen'est pas sa qualité première !
Le flirt avance cahin-caha des baisers furtifs et guère plus. Alyce lui dit qu'elle a été mariée donc le sexe elle sait ce que c'est ! Mais il est un peu tôt encore, cela ne fait que trois ans que son époux est mort, plus le décès de sa mère, elle n'est pas prête, mais elle l'aime sincèrement.
Sauf qu'un soir l'homme se rend chez sa dulcinée qui n'est pas vraiment ravie de le voir débarquer avec gin et vermouth ! Et là elle est obligée de lui avouer la terrible vérité, à savoir que son époux n'est pas décédé, mais fou...et syphilitique !
Ce qui, il faut bien l'avouer, n'arrange pas les projets de coucheries du sieur Haxby.
Surtout que, il se rend compte qu'il est amoureux et jaloux de l'époux d'Alyce !
Donc la seule solution pour arriver à ses fins....se débarrasser de ce mari encombrant si possible avec une certaine élégance et d'une manière légale !
Sous ses aspects brave homme amoureux, il cache bien autre chose. Des zones plus sombres. Un être violent toujours prêt à faire le coup de poing. Pas trop regardant non plus dans son travail, ni dans ces relations amoureuses. Si cela ne se déroule pas suivant ses désirs, il essayera avec la secrétaire du garage où il est employé. Personnage complexe, il étudie depuis assez longtemps le livre "Ulysse" de James Joyce, il espère en tirer un ouvrage, qui sera édité, ensuite il passera à l'étude de " Finnegan's Wakee !
Alyce Vital distille avec aisance le chaud et le froid. Elle commence par un énorme mensonge concernant son mari ! Et pour le reste quel est vraiment son degré de sincérité avec Haxby ?
Dans ce marché de dupe, qui sera le gagnant ? Et qui va y laisser des plumes ?
Court roman donc plein de rythme, une bonne histoire, un bon suspense et une fin inattendue. Tout pour faire un bon polar, pas un chef d’œuvre, mais une agréable lecture !
Un court mais bon moment, une découverte.
Extraits :
- Je reconstruisis toute l'histoire dans ma tête. C'était suffisamment dingue pour être la vérité. Évidemment, elle était à peu près autant tournée vers le sexe qu'une habitante de la Terre de feu. Mais tout cela pouvait peut-être être changé. Je jouais la tendresse.
- Elle avait prononcé ces mots comme si elle les pensait vraiment.
- En général,
Ulysse ne me laisse jamais en plan. Je travaillais pendant une heure à prélever des mots archaïques dans le texte et à les convertir en termes de langage courant.
- Je reposais brutalement le combiné sur sa fourche. Russel Haxby : amoureux jaloux ! Il y avait de quoi rire. Mais cela ne m'empêchait pas d'être content de l'avoir rappelé. On ne devrait jamais laisser quelque chose nous tracasser ou nous ronger.
- De toute façon, l'endroit qui convenait à ce genre d'individus, c'était une institution. Il ne devrait pas se balader en liberté dans San Francisco et fiche en l'air ma vie amoureuse.
- Ce satané Joyce est si fort, des fois, ça me fout en colère de lire
Ulysse avec ces mots aussi brillamment choisis, tout en détour et sinuosité, qui pénètre de force dans votre conscience pour s’y lover tels des serpents prêts à frapper.
- C'était une femme bâtie pour la souffrance et la tragédie. C'était inscrit sur chacune des lignes de son visage. Mon expression avait dû laisser deviner du dégoût.
Éditions : Rivages / Noir ( 2000)
Titre original : High Priest of California ( 1987)

 

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