Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs

29 octobre 2014

JAOUEN Hervé / Eux autres, de Goarem-Treuz.

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Eux autres, de Goarem-Treuz.
Hervé JAOUEN.
Note : 5 / 5.
La fratrie du Vieux Pays.
Auteur prolifique, Hervé Jaouen nous offre ici le sixième volume d'une saga bretonne et la suite de Gwaz-Ru, ce personnage hors norme représentant à lui seul les contradictions du caractère des bretons de l'époque. 
La guerre est enfin finie, la vie reprend son cours, semble t-il inchangé, mais plus rien n'est vraiment pareil ! Le Vieux Pays va connaître le bouleversement de l'après-guerre et l'arrivée de la modernité.
Le temps passe, Gwaz-Ruz est fidèle à lui même, a ses idées et convictions, mais le monde change et chacun de ses enfants va d'une certaine manière en faire plus ou moins les frais.
Nicolas choisira l'armée, l'époque n'offrant guère de débouchés ; il participera à la "pacification" des dernières colonies françaises. Meurtri dans son âme et dans sa chair, il reviendra dans le foyer familial, s'adonnera à la boisson, et trouvera un modeste emploi.
Monique, la pauvre jeune fille un peu simplette, sera séduite par le premier garçon qui lui sourira, quittera la maison pour Brest et la ville. Hélas pour elle la vie ne lui fera pas de cadeaux.
Irène fera des études pour obtenir un diplôme, chose qu'elle réussira et qui lui permettra d'obtenir un bon poste chez un dentiste de Quimper. Elle se mariera avec l'associé de son employeur, un Marocain, et le suivra dans son pays natal.
Étienne n'a pas le gabarit habituel de la famille, c'est plus un intellectuel, plus rêveur que manuel. Ses études seront très brillantes et il sera, malgré son choix de vie personnelle, l'une des grandes satisfactions de son père, qui sur le tard et au gré des problèmes de la vie, perdra de cette rigueur qui l'a accompagné tout au long de son existence.
Puis vient la figure d'Angèle, fille qui elle est restée à la ferme, grande sœur, confidente, femme de peine aidant à tous les travaux des champs et autres tâches ménagères, elle sera le témoin privilégié de toutes ces vies se déroulant autour d'elle.
Les parents : Gwaz-Ruz, le père et Tréphine, la mère, les nombreux enfants : Nicolas, Angèle, Maurice, Monique, Julienne, Irène et Étienne.
Les heurs et les malheurs d'une fratrie nombreuse, chacun avait à peu près les mêmes chances au départ, quelques-uns la saisiront, d'autres pas. Tous ces personnages vont voir leurs vies évoluer au fil des ans. Grandeur parfois, servitude souvent. Certains s'en sortiront, d'autres auront plus de difficultés.
On retrouve ici la trilogie des emplois traditionnels de la Bretagne après la guerre, l'armée et la prêtrise pour les hommes et l’étude pour les femmes en espérant au moins un poste dans la fonction publique. Les Bretons s'engageant dans l'armée ou le plus souvent dans la marine (peu de cas était fait des paysans de l'intérieur des terres qui n'avaient jamais vu la mer !) servirent consciencieusement la France dans les colonies. Nombreux firent l'Indochine et l'Algérie, beaucoup y laissèrent leur peau ! La saignée des deux guerres mondiales était pourtant encore dans bien des mémoires. L'alcoolisme et la folie sont également présentes dans cette saga familiale.
Comme à sa très bonne habitude, l'auteur use de mots bretons de la vie quotidienne de ces gens pour qui elle était la langue natale. Cette dernière, hélas comme beaucoup d'autres choses, a disparu, victime du monde moderne.
Certains aspects du paysage aussi avec cet exemple :
- Enfin, à l'heure qu'il est la vallée n'existe plus. La montagne d'ordures a été recouverte de terre et ils ont semé du gazon.
Un des meilleurs livres d'Hervé Jaouen, à mon goût. 
Le "Cahier d'Angèle" qui clôt cet ouvrage est particulièrement réussi.
Extraits :
- Dans le récit familial de l'après-guerre, le premier rôle d'importance fut tenu par Monique, la pauvre Monique.
- Du vin sans eau vous aurez. nous n'allons pas laisser un voisin partir la bouche sèche.
- Dans les campagnes bretonnes, l'allusion est le sel du dialogue et la litote l'eau du bief sous la roue du moulin des conversations.
- Choqués sans joie, les verres tintèrent comme le glas.
- Le temps a passé sur nous, il passe, il passera. Une rivière ne coule pas dans les deux sens. Un jour on sera seul tous les deux dans cette cuisine. Vous et moi.
- En les écoutant bavarder entre eux et en relevant leurs bretonnismes et fautes de syntaxe, il se rendit compte qu'à Goarem-Treuz plus personne ne lui parlait breton.
- Il se promit de revenir plus tard au breton et cela le rasséréna.
- " La Marianne c'était pas du lait qui giclait de ses nichons mais le sang des Bretons. En première ligne les poilus de L'Armor et de l'Argoat".
- L'idée que la ville nous poussait dehors de notre paysage nous a désolés.
- Une sorte d'effet de la religion sur les païens qu'on était.
- Voilà où on en était, en ces années-là, quand Gwaz-Ruz et Mamm étaient encore en vie.
Éditions : Presses de la Cité / Terres de France (2014)

 

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23 octobre 2014

BROWN Carter / Envoyez la soudure.

 

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Envoyez la soudure!
Carter
BROWN.
Note : 3,5 / 5 .
Assurances tous risques !
Un peu de lecture nostalgique et bien facile ! Alors dans ce cas-là, retour sur mes lectures de l'adolescence. Adolescent pas bien futé, lectures quasiment indigentes, et je n'en ai aucune honte. Cela me faisait bien rigoler et, mais là, c'est plus grave, cela continue ! Et je n'en ai toujours aucune honte ! Indécrottable !
Ce roman entre dans la catégorie, non pas des ouvrages intellectuels, mais dans celle de livre dont le personnage principal est le lieutenant Al Wheeler. Un des héros récurrents le plus utilisé par Carter Brown.
Un dénommé, Henry Farnham, alors qu'il était dans son état habituel, c'est à dire ivre-mort, est renversé par une voiture ! Le conducteur, bien évidement, ne s'arrête pas, ni à ce détail, ni même pour voir si la victime est encore en vie ! Ce n'est heureusement, pour nous lecteurs pas le cas, sinon il n'y aurait pas eu d'histoire ou du moins pas la même !
Le problème est que ce quidam qui a eu la très bonne idée de passer sous les roues de ce véhicule inconnu avait une assurance vie qui va laisser sa veuve pour le moins très vite consolable (si ce n'est pas déjà fait !)
Mais vous connaissez les assurances, pour prendre votre argent, pas de sous-ci (faute volontaire), mais pour vous en rendre, c'est une autre paire de manches !
Donc le shérif supérieur hiérarchique d'Al (désolé de cette familiarité) présente à Lee Moss le chef du contentieux de la compagnie d'assurances qui aimerait bien avoir l'assurance de ne rien débourser, sauf si elle y est contrainte et forcée.
Le pactole est pour Madame la veuve de feu l'assuré, alors aurait-elle donné un coup de main (ou de pouce) à son mari pour se retrouver malencontreusement sous cette automobile (qui elle, l'enquête le prouvera, n'avait aucun mobile) ?
Pour résumer, le reste n'est entre autre qu'un défilé, mais c'est, comme d'habitude, de belles femmes toujours plus court vêtues, de la superbe veuve qui détestait son époux, une autre encore, brune, blonde ou rousse, je m'y perds, chargée d'encaisser les impayés de personnages indélicats, ou Annabelle, la belle Annabelle, secrétaire du shérif qui, elle, fait de la résistance malgré une cour assidue du lieutenant !
Bref un truc sympa, comme l'époque où je lisais ce genre de littérature, pas prétentieux pour un sou, avec en prime quelques coquilles qui ne me dérangent pas plus qu'avant ! Un certain nombres de cadavres pour faire bonne mesure et épicer la chose, qui n'a pas besoin de cela !
Il reste malgré tout quelques questions avant la fin de ce chef d’œuvre (c'est pour éviter les répétitions).
Le mort : est-ce un crime ? Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
L'assurance sera t-elle obligée de verser la prime d'assurance à la veuve consolée (Merci Al Wheeler) ! Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
Le dit lieutenant aura-t-il une seconde chance ? Qu'enfin son numéro de charme avec la belle et fougueuse sudiste, Annabelle Jackson, donne le résultat escompté ? Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
Donc il ne vous reste plus qu'à lire cet ouvrage (pas encore employé, il me semble) qui, je le reconnais bien volontiers, ne figure pas parmi les meilleurs de cet auteur à la bibliographie impressionnante !
Des personnages très stéréotypés que l'on retrouve dans toute l’œuvre de Carter Brown. Policier dragueur et buveur, tombeur de ces dames, mais volant au secours de la veuve (surtout), de l'orphelin peut-être !
Des dames charmantes sous (et même en dessous) tous rapports dont forcément une est soit une manipulatrice, soit manipulée.
De vieux titres trouvés dans les brocantes au port du Dahouet qui nous en donnent pour notre argent.
Extraits :
- Je vous conseille de ne pas oublier que vous êtes censé découvrir un délit, ne pas en commettre
un ! me lança Lavers.
- L'ensemble avait un effet plutôt réfrigérant, bien que l'austérité du tailleur ne parvint pas à dissimuler des courbes voluptueuses sous-jacentes.
- Souhaiter la mort de quelqu'un, et la préparer de sang-froid, ce n'est pas du tout la même chose.
- « Les gonzesses, a dit je ne sais plus qui, sont sentimentales. Faites-les pleurer dans leur scotch, et tout ce qui vous reste à faire est de veiller à ce que le scotch ne soit pas trop dilué. »
- Elle portait un pyjama d'intérieur en orlon, composé d'une veste tombant sur les hanches, et d'un pantalon collant et long, particulièrement collant aux endroits stratégiques.
- Vous vous trompez, dis-je en ouvrant la porte. Ce qui ternit la réputation d'une veuve, c'est les maris, quand ils meurent de cette façon !
- Ma vie amoureuse n'était qu'un désert aride, peuplé de cactus rachitiques.
Éditions : Gallimard / Série Noire ( 1959).
Titre original : The Victim. (1959).
Autres chroniques de Carter Brown sur ce blog :
Cashsex.
Le mufle de la bête.

 

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20 octobre 2014

Mes écrits...Chasser de mon âme .

 

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A force de lire les autres, j'ai pensé que ce serait sympatique que

les autres me 
lisent, alors aussitôt dit, aussitôt (mal) fait !

Faire le vide. Dans ma tête ! Comme cela ...sur un coup de tête !

Un matin je me suis réveillé à une heure indue

(que je ne devais d'ailleurs à 
personne).

J'ai soudainement décidé de faire le vide en moi.

Mais un grand vide. Le genre vide sidéral et donc sidérant !

Lire la suite c'est ici : 

http://short-edition.com/auteur/eireannyvon

N'étant pas en compétition, vos votes seront gratuits, mais me feront très plaisir.

Venez nombreux, mon âme est à la disposition des visiteurs !

C'est peu de chose, il 
n'en reste rien !

Merci d'avance.

Yvon.

Merci aussi à Damien Lacoste d'avoir su saisir

cet instant inoubliable, (enfin pas 
pour grand monde !)

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16 octobre 2014

Short Édition N° 9. Lauréats Été 2014/ Collectif (Dirigé par Christophe Sibieude)

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Short Édition N° 9.
Lauréats Été 2014.
Collectif (Dirigé par Christophe Sibieude).
Note : 3 , 5 / 5 .
Le short est court.
Recueil de textes qui peuvent être écrits par vous ou moi. Le principe : "écrivez, envoyez, les meilleurs seront édités". Ce qui garantit une qualité d'écriture dans différents styles : Nouvelles, BD courtes, Poèmes, Très très courts.
Autres innovations, les temps supposés de lectures sont affichés au compteur ! 
Désolé mais je parlerai très peu des BD, n'étant pas un amateur de ce genre littéraire. Il y a aussi trop d'auteurs et de titres pour que je les cite tous, donc par avance je m'excuse auprès des oubliés.
"Plan B"...je suis sur...sur...sur...mon balcon comme un con ! Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, mais c'est mieux d'être du bon côté.
"Le Mâle qui le dévore", un dénommé Monsieur Coronesse (cela ne s'invente pas !) a rendez-vous chez l'urologue qui porte le charmant nom de Docteur Roubignol (trop gros pour ne pas être vrai !) et le pire c'est qu'il est couillu, le client ! Un texte à la fois triste mêlant à la fois la maladie et l'humour dans certaines de ses descriptions ! Une réussite.
"Point de bascule" est un texte assez long qui nous conte les heures (d'hôpital) et les malheurs d'une famille dont la correspondante a sombré dans un coma éthylique ! Le fléau de l'alcool chez les jeunes. Un texte très angoissant.
"La mère de Simon", très beau texte, très noir, que ne ferait-on pas pour changer de famille ! Faut dire que la pauvre Suzanne ne vit pas dans un foyer exemplaire, la maman ayant des mœurs que l'on pourrait qualifier de légères.
"Le test" clôt ce recueil sur un éclat de rire. Le bonheur n'est pas une notion mathématique, messieurs les analystes. N'oubliez pas le sexe...et que celui-ci n'a pas d'âge.
Quelques mots sur les poésies souvent très réussies : "Les vieilles pierres" à la très belle écriture et laissez-vous prendre à l'observation et à la mélancolie du texte "Les amoureux des bars".
Des personnages de tous poils, gabarits et acabits ! Une faune hétéroclite, des samouraïs japonais bien sûr, deux sœurs africaines, l'une se marie, l'autre pas. Un couple bien sous tous rapports, sauf que l'alcool en grande quantité quand on n'est pas habitué...cela donne des réactions parfois disproportionnées. Deux sœurs aussi à Noël, l'une d'elle rêve de licencier le père Noël, travailler une nuit par an et ne pas être capable de faire correctement son travail, un comble ! Camille et Paul retrouvent un être cher au cours d'une nuit d'orage. Une histoire un peu fantastique.
Certains textes sont très bien, mais je pense que d'autres, visibles sur le site, étaient de meilleure qualité que certains sélectionnés.
Une certaine inégalité des récits, à mon humble avis, mais une lecture agréable malgré ces légères remarques.
Quelques BD d'une page sont très percutantes. Je pense par exemple à "Piège à miel" mettant en scène "James Bond" sans James Bond Girl.
Extraits :
- Je me rends soudain compte que toutes les femmes vivent en allant chez leur gynécologue. Quelle horreur !
- Le vent d'autan soufflait depuis quelques jours. Les habitants du village subissaient ces assauts irréguliers tapant sur les nerfs.
- À moins qu'il ait changé parce que j'ai arrêté de passer mon temps à râler ?
- La première fois, je ne l'ai pas vu, je l'ai entendu.
- Les gens qui épient les autres, je préfère les éviter : je trouve ça malsain.
- Elle sent bien que c'est idiot, mais que faire lorsqu'il n'y a rien à faire ?
- Elle s'entend penser « quand tout sera fini » et elle grimace en prenant conscience de l'ambiguïté de la formule.
- Bien sûr, quelque chose a basculé le jour où je l'ai fait.
- Car oui, est-il besoin de le préciser, je n'étais pas ce que l'on peut appeler une fille populaire.
- Le sexe, le cul, coucher, faire, baiser, s'envoyer en l'air, tirer un coup, caramboler, niquer, passer à la casserole...oui, jeune homme, il manque tout ça à votre questionnaire !
Éditions : Short Edition (Avec vous le talent court) 2014.

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12 octobre 2014

DRÉAN Michel / Et un, et deux, et Groix...zéro !

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Et un, et deux, et Groix...zéro !
Michel DRÉAN.
Note : 4 / 5.
Les tacauds de la Rade !
Second volet des nouvelles aventures de Léo Tanguy chez son nouvel éditeur "La Gidouille". Pour ceux qui, comme moi, pensent que le football ne tourne plus rond, vous en aurez la confirmation ici.
Nous sommes au mois d'août 2020.
Bakari Bakara n'a, semble t-il, pas eu la baraka, il a mystérieusement disparu et pas en buvant un bacardi, ni en jouant au baccara !
Et Bakari Bakara n'est pas n'importe qui (bien qu'il soit importé lui-même) , c'est le joueur vedette du F.O.L. (Football Olympique Lorientais) amicalement surnommé les "Tacauds" dont il était le poisson pilote. Et sans lui le F.O.L. risque de nager dans les eaux troubles de la queue (de poisson) du championnat...qui doit bientôt commencer.
Nous sommes en effet début août et la préparation des joueurs bat son plein pour le tournoi du F.I.L. (pour que les non initiés ne perdent pas le fil, Festival Interceltique de Lorient), alors son absence fait un peu désordre.
Léo, à la demande d'un vieux copain de Fac, Gillou, maintenant journaliste sur Lorient, va enquêter discrètement. Le mélange Biniou/ Ballon rond lui convient parfaitement.
Mais cela ne plaît pas à tous. Léo va en effet connaître la face sombre (noire?) du football commerce. Les combats dans l’arène sont remplacés par les matchs, les gladiateurs par les footballeurs et malheur aux vaincus, car des vaincus en amont, il y en a de nombreux ! Surtout ces jeunes africains vendus au marché aux esclaves des agents recruteurs.
Cet état de fait va servir de prétexte aux 17èmes aventures rocambolesques de Léo Tanguy, toujours inconsolable de Soazic, l'amour de sa vie, mais cherchant ailleurs le repos du guerrier, entre deux passages à tabac ou coups de ce même tabac (dans le vocabulaire des marins nombreux dans cette ville).
Car si sur le terrain la balle roule toujours, les coulisses modernes du sport roi sont plus que gangrenées par l'argent roi et donc tout puissant.
Mais après bien des péripéties, la morale sera sauve...la morale sportive, elle, attendra encore son heure qui semble bien lointaine.
Léo Tanguy encore et toujours fouille merde ou redresseur de torts que l'on soit ami ou ennemi.
Des amis il en a, des conquêtes aussi ! Mais ses détracteurs sont nombreux (normal), sans aucune morale (logique), très stupides (cela va de soi), belles femmes, dont une traîtresse ( celle là bas de soie) etc...
Des footeux africains, des campings-caristes festivaliers, des pipers écossais, des jeunes femmes du cru, un festival de personnages et j'en oublie ! Et aussi en Guest Star, Mary Lester en personne !
Toujours une écriture pleine d'humour de mon ami Michel sur un sujet qu'il connaît bien. C'est en effet un supporter du club de football de la ville de Lorient.
Club qui pour le remercier lui a interdit de le nommer sous son vrai nom ! Résultat l'équipe est devenue le F.O.L. et le surnom de ses joueurs les "Tacauds" ! Un détournement réussi, deux appellations pleines de dérision. Décidément le monde du football n'a plus de limites à son autosatisfaction et ne brille pas par son sens de l'humour !
Malheur à ceux qui restent sur le bord du chemin pavé de mauvaises intentions.
J'ai lu ce livre juste après "Rouge ou mort" qui parlait du Football Club de Liverpool des années Shankly entre 1960 et 1974. Quarante ans d'écart, mais un gouffre sépare la manière de concevoir le football de la part des dirigeants de clubs et les instances régissant ce qui était un sport et qui est devenu un business international et fleurissant. En ce temps là, les "indigènes" venaient du Connemara, des Highlands ou des vallées minières du Pays de Galles.
Extraits :
- ... il n'a jamais caché son admiration pour le jeu léché des Lorientais, héritage du vénéré Kristian Frugucof qui a marqué le club d'une empreinte indélébile.
- Un joyeux foutoir plein de filles, de couleurs, de sons, d'odeurs, d'ivresses.
- Cette nuit, aux dernières braises du festival, la maréchaussée fera le chasse-marée.
- Nolwenn est déçue mais fait contre mauvaises mortes burnes bon cœur.
- Léo n'est pas là pour servir la soupe, il y a assez de gens pour le faire à sa place.
- Tout ça pour aboutir comme prévu dans la chambre à coucher et son grand lit aux draps de satin rouge et ivoire.
- Passage au tutoiement. Mauvais signe. Léo ne répond pas.
- Il a juste la confirmation que l'âme humaine, même enrobée de sucre candi, n'est souvent qu'un morceau de charbon noir et rabougri.
- Leurs relations en pointillé d'amants aimants qui se repoussent ou s'attirent selon la manière dont sont lunés les pôles.
- N'en rajoute pas Léo, je sais bien que je ne suis pas ton flic préféré mais seulement le moins détesté.
Éditions : La Gidouille (2014).
Autre ouvrage de la collection Léo Tanguy aux Éditions La Gidouille :
Dernier train pour Ouessant d'Yvon Coquil.

 

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