La lanterne de l’aubépine.
Seamus HEANEY.
L'île escamotable*
Note: 4 / 5.
La lanterne de l’aubépine est un petit recueil de même pas 100 pages, format modeste, mais n’est en aucun cas un petit livre. Heaney y parle magnifiquement de sa mère dans "Le vide", le poème le plus long de l’ouvrage.
Seamus Heaney, prix Nobel de littérature est le parfait exemple des contradictions irlandaises. Il est catholique, mais né dans le Nord. Il revendique sa nationalité irlandaise "Soyez prévenus, mon passeport est vert". Comme tout poète ou écrivain irlandais, les "troubles" marquent son œuvre "Nous sommes donc en présence du dernier épisode d’une lutte dans une province entre la piété territoriale et un pouvoir impérial". En 1972, lassé de problèmes avec la censure, il quitte Belfast pour Dublin. Les protestants crient à la trahison. Fils de la terre, il enseigne dans les plus grandes universités Il évoque l’Ulster dans "L’île parabole"
" Bien qu’ils soient une nation occupée
et que leur seule frontière soit terrestre
ils ne cèdent à personne dans leur conviction
que le pays est une île. "
ou encore dans "Depuis la frontière de l’écriture "
" Un soldat se penche, tu en aperçois d’autres
sur la colline au-delà, qui observent
derrière leurs mitrailleuses pointées vers toi "
Parfois, on sent un peu d’espoir dans "L’arbre aux souhaits " et
à la lecture "Du canton de l’espérance" aussi.
Extraits.
" Deux seaux sont plus faciles à porter qu’un
c’est entre les deux que j’ai grandi "

" Nous sommes un peuple dispersé dont l’histoire
est un sentiment d’obscure fidélité.
Résumé
*titre d’un poème de ce recueil.