Poésie irlandaise


mardi 17 avril 2018
// Panorama de la Littérature irlandaise contemporaine

  • Mardi 17 avril à 18h30 médiathèque Benjamin Priaulet

    Panorama de la Littérature irlandaise contemporaine présenté par M. Yvon Bouëtté
    Entrée Libre – Renseignements : 04.90.93.77.93

Poésie irlandaise contemporaine.
Anthologie. Édition Bilingue.
Martine CHARDOUX/ Jacques DARRAS.

Note : 4 / 5.
Île des Saints et des Poètes
Deux précédents ouvrages traitent déjà de la poésie irlandaise. 
Le copieux « Anthologie de la poésie irlandaise du XXème » des éditions Verdier, et une anthologie de la poésie gaélique du XXème, beaucoup moins épais mais également très intéressant. Il existe aussi un recueil de Denis Rigal. Tous ces livres sont chroniqués sur ce blog.
Auteurs présents dans cet ouvrage par ordre alphabétique :
Eavan Boland ; Ciaran Carson ; Eiléan Ní Chuilleanáin ; Harry Clifton ; John F. Deane ; Paul Durcan ; Leontia Flynn ; Vona Groarke ; Seamus Heaney ; Thomas Kinsella ; Michael Mahon ; Medbh Guckian ; Derek Mahon ; Paula Meehan ; John Montague ;  Sinnéad Morrisey ; Bernard O’Donoghue ; Denis O’Driceoll ; Mary O’Malley  et Tom Paulin.
Les poétesses (en lettres italiques) sont nombreuses dans cet ouvrage.
On trouve, et c’est relativement rare pour être signalé, une liste des auteurs par ordre chronologique de naissance.
De Thomas Kinsella né en 1928 à Leontia Flynn dont la date de naissance est 1974. Ce recueil commence par une longue préface de Jacques Darras qui a pour titre « dans l'amplitude des vagues du temps » et qui commence par cette ligne :
–« ce n'est pas rien de naître poète en Irlande ».
Les sujets les plus divers sont traités par les auteurs réunis dans ce recueil.
La mythologie celtique est revisitée dans « La route de la Taïn » qui est un poème légendaire qui a été traduit par Thomas Kinsella, auteur de ce poème.
« Irlande démolie » porte bien son nom, bulldozers contre roseaux.
« Frontières », ce passage obligé entre le Nord et le Sud, sous l'œil d'un soldat armé.
« Tous ces gens » nous parlent de l'époque des Troubles et de la mort d'un marchand de légumes catholique décédé dans les bras d'un pasteur méthodiste.
« La poésie irlandaise » qui commence par ces mots :
–Nous avons toujours su qu'Orphée n'existait pas en Irlande.
" La ruée vers l'ouest de nos mères en or" nous raconte la fugue de trois malades qui ont fui la clinique pour partir vers l'ouest au bord de la mer.
« À Belfast » et « Belfast » sont deux poèmes qui nous  rappellent que la ville essaye de panser ses blessures.
Extraits :
-Dragon de pierre dressé à la vue de tous
délogés de leur rêve primitif.
- Qui peut apporter la paix à ceux qui ne sont pas civilisés ?
Tous ces gens, morts ou vivants sont civilisés.
–Avant de rejoindre le Front occidental, avec autour du cou
Un mouchoir rouge comme un collier de coquelicots.
–Les gouttes sont timbales sonnantes
ou croches luisant sur une ligne.
–Dans le jardin l'air est couleur thé.
L'églantine, crêpe de chine étalé.
–Au matin, on les trouva morts tous les deux.
De froid. De faim. Victimes de toutes les toxines de l'histoire.
Éditions : Le Castor Astral (2013).
Traduit de l’anglais par Jacques Darras, qui est également le préfacier de cet ouvrage.
Les poèmes de Derek Mahon sont traduits par Jacques Chuto, traducteur exclusif du poète.
Autres titres de chronique concernant la poésie irlandaise sur ce blog :
RIGAL Denis / Poésie d'Irlande (Anthologie).
Collectif/ Anthologie de la poésie irlandaise du XXème siècle.
COLLECTIF / Poèmes Gaéliques du XXème siècle.