VOLKOFF Vladimir / Métro pour l'enfer.

Métro
pour l'enfer.
Vladimir VOLKOFF.
Note : 3, 5 / 5.
Au delà
de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Un
des romans de science fiction qui m'a fortement marqué il y a très
longtemps, mais dont j'ai complètement oublié la trame. J'avais
également perdu le nom de l'auteur ! Ce roman a obtenu le prix Jules
Verne en 1963 ! C'était vraiment jadis, même si ce livre se
déroule dans le futur !
Nous
sommes en l'an 15536 de l'ère « Psi » dans un monde
souterrain et mystérieux, un endroit peu réjouissant à vrai dire.
Plusieurs
narrateurs, enfin leurs Mnémos-enregistrements : Petit
Nicolas, soldat violoniste, vivant. Interrogé au laboratoire
« Léthéville ». Il a été attiré ici bas (c'est le
moment de le dire) par Marie-Anne, l'amour de sa vie, morte depuis
quelques temps. Le voila accompagné de son instrument favori au
royaume des morts avec une fiancée blafarde!
Nattier
Marie-Anne, morte (nécrozone), mais semble éprouver encore quelques
sentiments humains dont l'amour pour Nicolas et se souvient de sa vie
en surface.
Mauvisage Henry aventurier, mort (nécrozone).
Passant les épreuves pour connaître son grade en Nécrozonie au
laboratoire spécial des Champs-Elysés. De cercles en sections la
sélection le transforme en une entité mi-homme, mi-robot, seule une
parcelle de lucidité lui indique sa conduite et une certaine
retenue. Pour un temps seulement, car du fait de ses compétences
très particulières, il retourne à la surface négocier avec le
gouvernement français.
Bar Bathilde, directrice d'un centre de
transfusion sanguine, vivante. Condamnée à mort au laboratoire
spécial du Prince de Lumière-gloire à lui. Enlevée en surface,
car elle se montrait un peu curieuse sur certains achats en grandes
quantités de poches de sang. Elle est sauvée in extrémis pour
devenir concubine du dit Prince de Lumière-gloire à lui.
Le
prince-gloire à lui, prénommé Bob-honte à lui, est un tantinet
ridicule lui aussi, surtout qu'il faut qu'il assure sa descendance,
car il est bien vivant.
Parmi
les personnages rencontrés dans l'au-delà, Sacha Guitry, François
Mauriac, Curnonsky qui bien entendu se plaint de la qualité de la
nourriture !
Dans
ce livre comme dans pratiquement tous les autres traitant du monde
futur, l’existence n'est pas particulièrement réjouissante! Même
pour les morts pour qui la vie (?) souterraine est encore plus dure
que l'existence en surface et surtout beaucoup plus longue ! Bref
pratiquement tout le monde souhaite la mort, mais la vraie et la
définitive, le zéro absolu!
Un
monde de morts-vivants ou l'inverse peut-être un peu à l’instar
de l'enfer de Dante ou les personnages sont aspirés dans un cercle
sans fin .
Agréable
mais sans plus. Dommage, car la première partie du récit est très
intéressante, mais quelques péripéties surtout vers la fin sont
un peu cousues de fil blanc.
Dorénavant
lorsque j'irai à Paris, je me méfierais des dernières stations de
la ligne ! Par exemple je descendrai à Croix de Chavaux et non pas
à Mairie de Montreuil ! Endroits que j'ai beaucoup fréquentés dans
ma jeunesse.
Extraits
:
-
Moi, personne ne m'attendait jamais.
-
Contre mon épaule, elle était si légère, Marie-Anne! Bien plus
légère encore que par le passé.
-
Et, sur des panneaux bleus, s'inscrivait en lettres blanches,
carrées, le nom du dépôt : Léthéville .
-
Mademoiselle le docteur, votre boîte doit être la Société Anonyme
Des Morts Et Des Ressuscités !
-
Tu vois, petit, on ne vieillit pas. C'est le seul avantage de la
situation. Et on s'en lasse vite.
-
Les savants, monsieur Mauvisage, ont découvert ce que les prêtres
de toutes les religions savaient de toute éternité : la chair veut
être punie dans la chair.
-
Il me restait deux moyens : on devine lesquels.
-
Décidément, je ne me sentais pas en sécurité dans la saleté des
vivants.
-
Pendant qu'il prenait des papiers, feuilletait un livre ou deux pris
au hasard sur ses rayons, et je m'étonnais que j'eusse pu jadis
aimer des livres : moins que le sang, moins que les femmes, mais,
tout de même je les avais aimés.
-
Ainsi donc, concubinage blanc ?
-
Il semblerait que, en dehors de l'adénosintriphosphate et du sang
frais, elle ait absorbé un autre élément, un élément inconnu.
De l'amour.
Éditions
: Presse Pocket. (1963).