Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Derniers commentaires
Archives
29 décembre 2007

CIAM Gabrielle / Le train de 5 H 50.

 

Le train de 5 H 50
Gabrielle CIAM.
Transports en commun!
Note : 3, 5 / 5.
Ayant aperçu une chronique pour ce roman chez Delphine*, il y a très longtemps et étant dans une période où les livres courts ou les recueils de nouvelles ont ma préférence, c'était le moment ou jamais.
Cette chronique est dédiée à tous les gens qui voyagent en train, et surtout ceux qui ont partagé ces nombreux kilomètres que nous avons parcourus ensemble et qui se reconnaîtront par hasard dans ces quelques lignes. Ayant subi cette corvée pendant plus de dix ans, départ O6H04 - retour 17h43, j'étais curieux de voir comment l'auteur décrivait le quotidien d'un train. Dans mon cas, non pas de banlieue, mais de province, et c'était journalier. Mais dans ce roman le train n'est que le lieu d'une passion dévorante. 5 H 50, voiture 13. Le lundi matin, c'est le train-train. Mais parfois cette routine est bouleversée par un événement inhabituel. Un homme est déjà installé en face d'elle, elle le reconnaît pour l'avoir déjà maintes fois observé, à la dérobée certes, mais avec quelque intérêt.Elle prend les choses en main pour que le monsieur prenne son pied, ou l'inverse, il me semble!
5 H 50. Quelques semaines plus tard, pour la seconde partie du récit, l'homme devient le narrateur. Les lundi précédents, il a cherché cette femme et il a éprouvé de l'amertume et de la déception de ne pas la retrouver, mais aujourd'hui elle est là, enfin! Mais certains lundi, la solitude attend l'un ou l'autre des protagonistes de cette histoire, car ils ne savent rien l'un de l'autre! Un retard ou un changement de programme impromptu et c'est peut-être un retour à la vie courante.
La dame et narratrice, Gabrielle de son prénom, l'homme et narrateur également, Bernard de son prénom, ils sont les seuls personnages de ce livre et ils se suffisent à eux-mêmes.
Un dernier mot, je n'ai jamais rencontré cette dame, ni quelqu'un lui ressemblant, question d'horaire je suppose! Une bien belle histoire, en espérant pour eux que la gare d'arrêt ne soit pas le terminus de leurs aventures!
Reconnaissons que ce livre n'est pas un roman de gare, car s'il est très court et très prévisible dans son scénario, il est très bien écrit. Même si, il est parfois très osé.Mais dans un train tout est possible, le meilleur et le plus surprenant, une superbe jeune fille quelques jours avant Noël qui regagnait son pays d'origine et qui s'inquiétait du temps de changement en gare de X (désolé pour le choix de la lettre). Vu les bagages nous avons un ami et moi compris pourquoi!  Le plus désagréable, ce sont les suicides et autres incidents, les heures de retard.
Là aussi la modernité a fait disparaître les compartiments et les groupes d'amis, les thermos de café du matin, les anniversaires et départs en retraite. Les places style TGV ont rangé au rang de souvenirs ces pratiques amicales, ou plus si affinités!.
Extraits :
- Chaque homme, chaque amant pour être précis, avait apporté quelque chose au raffinement de sa féminité.
- Elle ne se fixait pas, quittait souvent, était quittée.
- Elle se trouvait moyenne. Moyenne en tout. Sa vie était là pour en attester.
- Jouir en silence la fait jouir.
- Ils deviennent un couple. Un homme et une femme tout simplement.
- Va-t-elle être là?
- Cette femme avait dynamité tout cela.
- Depuis deux mois elle cherche.
- Avec lui, et sans lui. C'était simple finalement.
- Elle le tient tout entier dans ses yeux, et jamais elle ne s'est sentie aussi proche d'un homme.
- Et il sait pourquoi. La femme du train a tout bouleversé.
Éditions : Arléa / Pocket.
* http://majanissa.over-blog.com/article-10853158-6.html#anchorComment

Publicité
Commentaires
E
Un peu de poésie :<br /> "A la compagne de voyage<br /> Dont les yeux charmants paysage,<br /> Font paraître plus court le chemin.<br /> Qu'on est seul peut-être à comprendre.<br /> Et qu'on laisse pourtant descendre<br /> Sans avoir effleuré sa main."<br /> Poème de Antoine Pol.<br /> Chanté par Georges Brassens "Les passantes"
Répondre
E
Fantasme bis!<br /> Bonjour Delphine.<br /> Ayant 10 d'expérience de ce genre de situation, je peux te dire que ce n'est pas souvent la personne qui est en face ou à coté de toi ton fantasme à 6 h 04, mais ton lit! Surtout qu'à ces heures-là, les voyageurs sont pratiquement tous des gens qui vont travailler et qui sont partis pour des journées de 14 heures ou plus, alors les fantasmes!<br /> Mais j'ai bien aimé ce livre qui est bien écrit.<br /> A bientôt.<br /> Yvon.
Répondre
E
Bonjour Pierre<br /> Merci de ta visite et de tes bons voeux. Bien évidemment je te rends la pareille.<br /> En espérant te retrouver, 5 h 10 n'étant pas un horaire obligatoire, les visites mêmes plus tardives sont aussi les bienvenues.<br /> Meilleurs voeux<br /> Yvon
Répondre
M
Sponsorisé par la SNCF aucune idée ;) mais il me semble en tout cas que le livre reprend bien le fantasme de nombreux voyageurs qui rêvent pendant leur trajet de se retrouver dans une situation sensuelle pareille (voir plus) ;-). Malgré le côté très osé comme tu le dis, il est vraiment bien écrit. J'en garde un bon souvenir :)
Répondre
P
Bonjour, <br /> je te souhaite de bonnes et agréables fêtes de fin d'année avec ceux que tu aimes et qui t'aiment. J'espère que 2008 sera pour toi une année riche en émotion, que tu connaitras la santé mais aussi la réussite, enfin que ton blog continura à nous réjouir que tu auras la visite fidèle de nombreux lecteurs.
Répondre
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité