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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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16 décembre 2007

O'FLAHERTY Liam/ Les amants

Les amants.
Liam O’FLAHERTY.
Note : 4 / 5.
Mer et campagne.
Recueil de 20 nouvelles éditées en 1976. O’Flaherty était un écrivain touche à tout, romancier, poète, auteur de livres de souvenirs ou de voyages. Il écrivait surtout en anglais bien que le gaélique soit sa langue maternelle. Il écrira d’ailleurs un recueil de nouvelles «Duil» (Désire) dans cette langue.
L’Irlande ancienne et rurale, des êtres frustres et cabochards comme le rétameur qui se venge du colosse qui depuis des années le terrorisait.
La très belle nouvelle "Tout arrive à maturité" où un lapereau est sauvé de la mort par sa mère qui détourne la belette vers elle, lui permettant de garder la vie.
"Le fanatique" résume la situation désolante de certains hommes dans les contrées les plus reculées d'Irlande. Dans une auberge sale, un homme en veut au monde entier, l'Angleterre, la France et surtout aux Etats-Unis. A la mort de leur mère, sa soeur est restée vivre avec lui, puis elle est partie outre-Atlantique. Il en devient fou de solitude, ce texte fait penser au poème de Patrick Kavanagh, "La grande famine", où le manque de contact moral et physique laisse des vieux garçons à moitié demeurés se réfugiant dans la religion. A noter une écriture très désuette, très emphatique qui convient très bien au contexte de l'histoire d'un homme qui refuse tout progrès.
Deux enfants partent à la pêche en empruntant une petite embarcation, dans "L'épreuve du courage" ; le plus timoré au départ fera preuve de sang froid et gagnera le respect de son père.
Une tentative de meurtre laissera deux hommes morts, un troisième tente de se justifier.
La nouvelle" Les amants" qui donne son titre au recueil est l'histoire des retrouvailles d'une femme qui a toute sa tête et d'un homme qui ne l'a plus du tout. Et pourtant comment oublier leur aventure amoureuse fort mouvementée.
Affreux, sales, bêtes et méchants, certains personnages ont toutes ces qualités (littéraires) avec en plus la cruauté et l'avarice parfois.
Prenez Patsa, il réunit tout cela, tellement avare qu'il envoie sa femme mendier son repas, mais son dernier repas, Nuala s'arrangera pour qu'il ne lui reste pas sur l'estomac. C'est ce que dit le proverbe "La vengeance est un plat...."
Quelques animaux sont les héros de certaines histoires comme dans "Les étalons sauvages", où ce sera le troisième larron qui sortira vainqueur du combat des chefs.
Il est question également de chiens, d'une petite chienne blanche qui sera mal récompensée de l'amour qu'elle porte à ses maîtres. Un chien de course n'a pas l'allure, mais il a la vitesse. Un canard sauvage recueilli à sa naissance restera-t-il un vilain petit canard? Une chèvre qui était la seule compagne d'un vieil îlien, finira par mourir, le vieil homme perdra la tête.
Il est également beaucoup question d'eau, ce qui en soit n'est pas étonnant O'Flaherty étant né à Inishmore, la plus grande des îles d'Aran.
Des îliens, il en parle dans "Le roi d'Inishcam" où un policier doit faire cesser la fabrication d'alcool clandestine, mais les lois sur l'île ne sont pas les mêmes que sur le continent.
Une écriture très réaliste qui nous fait toucher du doigt une misère sociale et morale.Pas beaucoup de joie de vivre dans tout cela, mais ce n'était pas le but recherché par l'auteur.
Extraits :
- Que Dieu me pardonne! Cet homme, je l'ai détesté depuis que je suis mioche.
- Tous les vices, toutes les perversions qu'a pu accumuler notre communauté à travers les siècles s'incarnaient dans sa carcasse puante.
- Il possédait ce magnétisme que l'on reconnaît aux grandes putains et aux fous qui se prennent pour des dieux.
- Sa beauté était trop parfaite pour durer. Déjà la vive rougeur de la mort colorait sa joue.
- "Si je quitte Pag, les fées vont me l'emporter".
- Ces manigances à la française, cela ressemble trop à la diplomatie britannique.
- Ventru, noueux, la démarche chaloupée, il était plus proche du cochon que du lévrier.
- Car enfin, vos agissements enfreignaient la loi et je devais y mettre un terme.
" Je n'ai pas enfreint mes propres lois", rétorqua-t-il tranquillement.
Titre original : The Pedlars’s revenge
Editions : Anatolia/ Le Rocher(2000)

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Commentaires
E
Bonjour Joëlle,<br /> Et un de plus dans le panier pour le prochain voyage à la médiathèque.<br /> Bon courage pour porter tout cela!!!!<br /> A bientôt.<br /> Yvon.
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J
Allez, un petit recueil de nouvelles dans ma LAL !
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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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