Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Derniers commentaires
Archives
8 août 2007

DORRESTEIN Renate / Un coeur de pierre

Un coeur de pierre.
Renate DORRESTEIN.
Note: 3,5 / 5.
Coup de froid!
J'ai, il y a quelques années, éprouvé des difficultés avec cet auteur néerlandaise. "Vices cachés" qui était présenté comme un chef d'oeuvre m'avait laissé froid. Essayons une fois encore (sur les conseils d'une amie qui ne veut plus que je dise son pseudo!).
Ellen se souvient de sa famille, vingt cinq ans auparavant. Elle avait douze ans, le bonheur semblait complet avec ses frères et soeurs. L'arrivée de la petite dernière Ida, Ellen, confusément, l'appréhendait. Aujourd'hui, elle pense à son frère Carlo gravement brûlé qu'elle n'a plus vu depuis qu'il avait cinq ans. Elle a racheté la maison familiale qui avait été vendue vu les circonstances. Elle vient de divorcer de son mari après treize ans de vie commune, car dit-elle "Je suis accro aux aventures amoureuses".  Enceinte d'un enfant de père inconnu, et ayant pris une année sabbatique, elle est clouée au lit. Elle feuillette un album de photos. Passant sans arrêt du passé au présent, elle se remémore la vie, la naissance d'Ida, le soudain mysticisme de sa mère, baptisant elle même le bébé, et plusieurs fois. Le couple fait chambre à part, la mère devient de plus en plus autoritaire, le père de plus en plus absent. Chaque photo nous fait petit à petit pénétrer au coeur du problème. Qui pouvait prévoir le drame qui allait frapper la famille Van Bemmel, Margje et Frits se sont mariés par amour, ils ont cinq enfants : la narratrice Ellen, l'aînée est Billie (Sybilline) et les deux garçons Kester et Carlos. Puis la toute dernière Ida, celle-ci est une enfant difficile, pleurant jour et nuit. Victime d'une malformation, elle doit être opérée d'urgence, la santé de sa mère se détériore et sa raison vacille.
La lecture n'est pas des plus aisées, avec des retours en arrière nombreux et pas toujours évident à saisir. En plus les enfants sont parfois appelés par leurs prénoms Sybilline ou par le diminutif familial "Billie", ce qui crée une certaine confusion. Un livre bien plus intéressant que "Vices cachés", mais pas très facile à lire. Décidément j'ai quelques problèmes avec la littérature de cette dame, car j'ai dû m'accrocher pour finir ce livre.
Extraits :
- Mais il avait beau se laver chaque jour les aisselles et le visage, il puait toujours autant et il ressemblait à un vieux journal mille fois lu.
- Dans la Grèce antique, les familles avaient le droit de déposer au dépotoir public leur progéniture non souhaitée.
- Il était encore suffisamment jeune pour commencer une nouvelle vie. Moi, j'avais quatorze ans, âge où plus personne ne veut vous adopter.
- L'aimée que j'ai choisi de ne plus être.
- "Qu'est-ce que tu veux prouver Ellen?. Qu'il vaut mieux pour un enfant avoir le moins de parents possible?"
- Soudain, le doute n'existe plus, plus la moindre hésitation, c'est une décision : ne plus jamais faire l'amour? Pour le bien d'Ida.
- Je connaissais à présent le vrai nom du mystère qui avait détruit notre famille. La psychose de l'accouchée.
Éditions : Belfond.
Titre original: Een Hart Van Steen.
Autre chronique de cet auteur :
Vices cachés

Publicité
Commentaires
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité