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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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23 décembre 2006

HAINING Peter / Petits romans noirs irlandais

Petits romans noirs irlandais

Peter HAINING (Sélectionné par)

Note : 3

Du noir dans le vert.

Ce livre est un ensemble assez disparate de nouvelles de grands noms de la littérature irlandaise, de James Joyce à Brendan Behan, de Flann O’Brien à William Trevor, mais aussi de bien moins grands noms.

Quelques-uns de ces écrivains sont réellement des auteurs de romans policiers, Freeman Wills Crofts, Brian Cleeve, Peter Tremayne (créateur de Sœur Fidelma), Peter Cheney (La môme vert de gris)

ou comme Nicholas Blake, qui est le pseudonyme du poète Cecil Day Lewis, aucun des autres ne sont des spécialistes. Mélange également des époques avec Gerald Griffin (1803/1840) et des auteurs contemporains. A noter la présence de deux femmes, Elizabeth Bowen et Dorothéa Conyers (1871/1949).

La première nouvelle est une des meilleures «Les événements de Drimaghleen» de Trevor Williams où comment l’intrusion de journalistes vont perturber un village et une famille déjà passablement troublée par deux morts violentes.

Le texte de James Joyce est très court et raconte le procès d’un dénommé Myles Joyce condamné à mort et pendu, il ne parlait que gaélique et les juges qu’anglais !

«Les délateurs» de Brendan Behann n’est qu’un chapitre d’un livre qui s’appelle «L’escarpeur» et qui, sorti de son contexte, n’a aucune valeur.

Le texte de Gerald Griffin par contre qui se passe dans le sud-ouest de l’Irlande au temps des naufrageurs d’épaves et autres contrebandiers est très dépaysant. «Le sommeil du juste» de Peter Tremayne nous amène dans l’ancienne Irlande gaélique de Sœur Fidelma.

La nouvelle de Brian Cleeve «Foxer» vieillard, faux prêtre mais véritable escroc, est absolument jubilatoire. La nouvelle de Lord Dusany est, et c’est normal, un peu fantastique. Un peu d’humour pour finir avec Cathal Ó Sándair et son «Agression dans Harcourt Street»

Sorte de best off de la nouvelle irlandaise : ce livre se lit sans déplaisir, mais l’inégalité des textes rend ce genre d’ouvrage vite lassant, surtout que toutes les nouvelles de qualité sont dans d’autres recueils.

Extraits :

- Depuis des années, il avait eu l’esprit fixé sur une petite concession à Glasnevin, pas loin du coin des poètes où il était certain d’avoir pour voisins des gens ayant de la cervelle et de la conversation.

- Ce qui signifiait le coup du Dîner de l’évêque. Une dernière fois encore. Pour la concession de Galvin. Et après Dieu en était témoin, jamais plus.

- Oh, il arrivait qu’un client se présente dans la soi-disant langue irlandaise. Mr Brodkin écrivait tout simplement «Mr Irish». Queenstown devient Cobh. Quelle bêtise ! Kingstown devient Dun Laoghaire. Pfut ! Les boîtes aux lettres furent peintes en vert. Les policiers prirent le nom de Guards. Le kaki de l’armée fut teint en vert.

Titre original : Great Irish Detective Stories

Editions : Joëlle Losfeld.

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