BURKE James Lee / Vers une aube radieuse
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James Lee BURKE.
Vers une aube radieuse.
Note 4,5 / 5.
La vengeance est-elle un mal nécessaire ?
Un des premiers romans de Burke, plus de 15 ans avant la série des Robicheaux et qui a dû attendre 27 ans pour une traduction française.
Perry James vit dans une des régions les plus pauvres des Appalaches, dans le Kentucky, la mine est pratiquement le seul débouché pour un jeune comme lui. Mais c’est aussi une vie de misère, de lutte contre les compagnies de l’Est avec leurs hommes de main pour qui le meurtre n’est qu’une partie des méthodes d’intimidations. Les ouvriers syndiqués sont très mal vus, tabassés ou abattus, si nécessaire. Les mines en plein ciel ont ruiné toutes les terres cultivables, les compagnies logent les ouvriers, possèdent les seuls magasins, tenant les mineurs en quasi- dépendance. Sur les conseils de sa famille, Perry obtient une bourse, part étudier, il se montre brillant et souhaite devenir conducteur d’engins. Mais la vallée le rattrape, son père est grièvement blessé dans l’explosion criminelle de la salle de réunion du syndicat. Perry rentre chez lui, son retour ne plait pas à tout le monde. Son père meurt, les plus jeunes enfants sont retirés à la famille. Les mines sont en grève, Perry se fait livreur de whiskey de maïs de contrebande, mais les peines de prison sont lourdes et le jeu n’en vaut plus la chandelle. Restent les emplois journaliers à la mine, après une reprise du travail qui tournera à la confusion pour les travailleurs. Un soir, des voisins viennent chercher Perry, les trois hommes qui ont fait sauter la salle de réunion causant la mort de son père, sont prisonniers des mineurs ! ! ! ! !
Perry est un descendant de Franck James, mais il aimerait quitter ces mineurs rustres et sans avenir, l’école lui plait et il veut vivre en paix, mais est-ce possible ?
Un roman très noir, comme le charbon, comme les poumons et les crachats des mineurs, comme les âmes des habitants de cette vallée. Noire comme la terre de la région ou pratiquement plus rien ne pousse, sauf quelques congrégations religieuses plutôt loufoques.
Toujours une écriture très "Lyrique", des descriptions nombreuses et précises, mais qui n’alourdissent pas le texte. Et toujours cet amour de la nature et la dénonciation de l’action de l’humain contre cette même nature et contre lui-même et ses semblables également.
Editions: Rivage / Noir.