GUNZIG Thomas / Spectres.
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Spectres.
Thomas GUNZIG.
Note : 4,5 / 5.
Le temps d’un septennat.
Cinquième chronique de cet auteur sur ce blog.
Roman en trois parties après un très court prologue :
- « Le présent ». « Le chaos » et « Un millard d’années ».
Léa découvre comment accéder à un monde parallèle qui est nommé
« Le Plan Dimensionnel Secondaire ».
Un problème cependant, l’énergie nécessaire pour y accéder. Pour les premières expériences il faut sept jours pour obtenir la puissance énergétique pour assurer le retour de l’équipage et du matériel.
Un métal rare indispensable pour la survie de la Terre le carbotitanium y est découvert. Cette découverte va entraîner une industrialisation de l’endroit. Un capitalisme sauvage va s’installer et saccager ce monde.
Une base va être construite, le sol foré et une fourmillière humaine va s’installer. Revers de la médaille aucun retour n’est possible avant sept ans, temps nécessaire pour produire l ‘énergie indispensable pour ce voyage.
Alors, la vie s’organise… mais des grains de sable vont perturber ce projet insensé.
Léa, avec Tom, conçoivent, ce qui n’était pas prévu, une petite fille Lou.
Et un beau jour celle-ci disparaît… semble-t-il attirée par une voix mystérieuse. Léa, bien entendu, est folle d’inquiétude, comment peut-on disparaître dans ce monde où tout est sous contrôle, où chaque fait et geste de chacun est surveillé, enregistré et observé à la loupe.
Mais ce monde est-il si inhabité qu’il en a l’air ?
Beaucoup de personnages dans ce roman, les trois principaux,
Léa, la mère, Tom le père et Lou la petite fille disparue mais aussi beaucoup de scientifiques, d’employés pour assurer le bon fonctionnement de la station, un riche homme d’affaire et un tueur en série, mais une série XXL !
Un bon roman en forme de réquisitoire contre la folie financière, un monde où l’investissement n’est jamais gratuit et doit rapporter un maximum, même si l’on doit saccager un monde nouveau.
J’aime beaucoup la sobriété de la couverture de cet ouvrage.
Extraits :
- Aujourd'hui, 80 % des espèces marines avaient disparu.
- Partir dans un monde inconnu en compagnie d'un homme qui avait traversé l'enfer, c'était certainement un atout.
- La dimension de la vie après la mort, c'était exactement ça, répondit Marek.
- Elle militât sur les éternelles questions relatives aux destins, à la prédestination, à la liberté.
- Ici, c'est le monde de la mort et chez nous c'est un monde mourant.
-Bien entendu, elle pensait qu'elle serait absente une année, tout au plus, et c'est ce qui se serait passé sans l'accident de la dérive temporelle. Là, cela faisait quatre ans qu’ils n'avaient pas eu de nouvelles.
- En Irlande, les «Sluagh» sont des esprits si tourmentés qu'on ne les laisse pas entrer au paradis et dont même l'enfer ne veut pas.
- Comment tuer deux mille cinq cent personnes ?
- C'était un lieu fait donc pour vivre, mais pour attendre.
- C'est ça que nous sommes dans le fond, des idées qui ne veulent pas mourir.
Éditions : Au Diable Vauvert (2026).
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Feel Good.
Le sang des bêtes.
Manuel de survie à l’usages des incapables.
Rocky, dernier rivage.