San-ANTONIO / Ma cavale au Canada.
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Ma cavale au Canada.
San-ANTONIO.
Note : 3, 5 / 5.
Y’a du rabe de sirop d’érable ?
Au sujet de la couverture de ce livre signé Wolinsky, S.A. dit la chose suivante :
- Ainsi te sera-t-il proposé deux chefs-d’œuvre pour le prix d’un seul.
La quatrième de couverture nous avertit :
… et plus de scènes de baise que n’en comptent les règnes d’Henry VIII et d’Elizabeth II réunis !
Mais est-ce que cette accumulation de scènes de baise ne tue pas le plaisir de lecture d’une scène de baise. Pour moi oui, trop c’est trop !
Deux récits, l’un avec S.A. lui-même, entre Genève et le Canada, l’autre avec ses lieutenants à sa recherche dans les îles du Grand Nord.
Au départ un attentat mortel contre le général canadien Boniface Chapdelin à Bruxelles, S.A. prend l’avion à Genève pour Montréal en compagnie (et c’est une surprise) de Marie-Marie.
Mais le voyage ne se déroule pas comme prévu, des pirates de l’air prennent le contrôle de l’avion abandonnant les voyageurs à leurs tristes sorts sous une température polaire. S.A. voit le visage apeuré de Marie-Marie au travers d’un hublot de l’avion qui redécolle. Elle est prise en otage.
Quelques jours après, à Paris, les autorités apprennent que le dit avion s’est écrasé en mer, aucun survivant, San-Atonio est officiellement déclaré mort pour la patrie !
Mais Béru, Pinuche, un nouveau venu, Leblanc, convaincus du contraire partent à sa recherche…
Commencent alors des aventures haletantes, pleines de bruits et de fureurs chez nos amis Canadiens…
Car dans ce pays, un filon d’un nouveau métal rare, le « filliouz 14 expansé » a été découvert, ce qui attire de nombreuses convoitises de gens peu regardant sur les moyens employés !
Beaucoup de personnages, les récurrents toujours de sortie et quelques
nouveaux qui n’apportent pas grand-chose.
Un format inhabituel pour un roman de San-Antonio, plus de trois cents pages.
Un sentiment très mitigé, pas un grand cru, une œuvre qui me semble bâclée malgré une bonne idée de départ.
Extraits :
- T'as le coït rural ; tu grimpes fermier, on le sent.
- On s'est encore dit quelques bricoles à propos du temps et de Madame Thatcher, aussi inbaisable l'un que l'autre.
- Il suffoque comme un phoque loufoque baissant son froc que sous le foc.
- Du nichemard de jeune charcutière avec des embouts de tuba agressif.
- Il a tout de même pas la science infusée, bougonne Béru.
- Comme mon pote Aubain, j'en suis marri !
- Bérurier est un porc à géométrie humaine qui ne sait que son corps et ne croit qu'en ses instincts.
- Le beau Danube bleu, l'air de musique roi ! Il n'y a rien de plus formid, de plus tout. Ils l’ont pris comme musique dans Odyssée 2001 et je les comprends.
Éditions : Fleuve noir (1989).
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
La rate au court bouillon.
San Antonio chez les Macs.
Le gala des emplumés.
Ménage tes méninges !
Tu vas trinquer San-Antonio.
À tue… et à toi.
Bérurier au sérail.
Les anges se font plumer.
On t'enverra du monde.
Salut mon Pope !
La nurse anglaise.
Vas y Béru !
Le pétomane ne répond plus.
Baise-ball à la Baule.
Le coup du père François.
Berceuse pour Bérurier.
Sérénade pour une souris défunte.
En avant la moujik.
C’est mort et ça ne sait pas.
Des clientes pour la morgue.
Meurs pas, on a du monde
En long en large et en travers.