GUILLOUX Louis / La Confrontation.
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La Confrontation.
Louis GUILLOUX.
Note : 4 / 5.
Perdu de vue !
Je poursuis laborieusement la découverte de l’œuvre de Louis Guilloux.
Un homme dit à un autre homme que la mission dont il était chargé pour lui est terminé !
Mais quelle était cette mission ?
Cet homme, le narrateur, explique qu’il avait d’abord refusé cette mission et qu’il n’était pas l’inspecteur Favien et qu’en plus cet inspecteur était mort ! Et que lui était Jean-Louis Boutier, journaliste, et que l’inspecteur Favien était un de ses amis, et qu’il brûlait des papiers dans la cheminée de cette chambre de bonne. Et que ce nom de Favien n’était qu’un patronyme d’emprunt ; sa véritable identité était Marcel Lagive et c’est sous ce nom qu’il est enterré !
Mais son interlocuteur lui explique le but de sa visite, retrouver un dénommé Gérard Ollivier, né à Laval et pour cela il lui donne une belle somme d’argent.
Notre narrateur accepte et part pour Laval, ville qu’il ne connaît pas à la recherche d’un homme dont il ne sait absolument rien.
Il rencontre des personnages qu’il questionne, mais avec peu de réponses positives. Qui est réellement le dénommé Gérard Ollivier ? Un ami d’enfance ? Pourquoi être prêt à payer les services d’un inconnu pour le retrouver ?
Des personnages très ambigus qui semblent s’impliquer l’un dans l’autre ! Comme si les rôles s’inversaient.
Des habitantes et habitants de Laval, des personnes âgées occupant les chambres de bonnes d’un immeuble parisien où un jeune couple paraît déplacé ! Une très belle femme qui pourra peut-être l’aider ?
Une lecture relativement difficile malgré une belle écriture.
Un roman très étrange où je me suis parfois perdu, mais c’était sûrement le but de Louis Guilloux ?
Extraits :
- Je n'étais pas plus chez moi que je n'étais l'inspecteur Favien pour qui vous me preniez.
- On va enfin savoir qui on est et ce que l'on veut ?…
- « Aimons-nous les yeux fermés », disait-il à Valérie. Oui : à condition de ne plus les rouvrir.
- J'aime bien trouver mon chemin tout seul surtout quand je ne vais nulle part.
- Vous savez ce que c'est : une fois que l'imagination s'est mise en branle…
- Ce n'était là que des jeux. Rassurez-vous, je n'y ai pas joué longtemps.
- Une de ces passantes sur lesquelles les hommes se retournent et qui n'ont pas l'air de le savoir.
- Il y avait dans le fond de ce regard, comme un regret, peut-être un reproche aussi…
- Sur la table lumineuse, le verre de vin que posa la servante faisait l’effet d'un merveilleux joyau !
- En vous les racontant, ces choses m'apparaissent à moi-même comme des choses de roman…
Éditions : L’Imaginaire/ Gallimard. (1968).
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
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Salido suivi de O.K.Joe !
Vingt ans ma belle âge.
Coco perdu.
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