CLEARY James / Sanctuaire.
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Sanctuaire.
James CLEARY.
Note : 5 / 5.
Les nantis et les autres…
James Cleary est le nom de plume de James DeVita, acteur et metteur en scène américain. « Sanctuaire » est son premier roman publié en français.
Les Etats-Unis, séparés en deux entités géographiques, sont à feu et à sang. Les effets du réchauffement climatique sont dramatiques, une partie du pays est sous les eaux, le reste ressemble à un désert aride. Les nantis paraissent être les seuls à avoir tiré leur épingle du jeu.
John Aaron Brandt a investi sur l’avenir en créant une forteresse souterraine au cœur d’un immense domaine dans le Nebraska « Le Sanctuaire ».
Mais y parvenir n’est pas une partie de plaisir !
Ce sanctuaire semble imprenable, la technologie et les concepteurs semblent avoir pensé à tout, l’armement est ultra moderne, le garde manger est rempli pour plusieurs années, les loisirs ne sont pas en reste et le personnel de sécurité trié sur le volet.
La famille Brandt peut dormir sur ses deux oreilles.
Mais, dehors, des hordes de gens qui n’ont plus rien, donc plus rien à perdre, s’organisent, demandent de l’aide qui leur est refusée, une petite fille décède !
La guerre est déclarée entre les deux groupes, et il s’avère que le sanctuaire n’est pas si imprenable.
Et si la solution venait d’un enfant…
Beaucoup de personnages dans ce roman qui oppose deux visions du monde et surtout deux classes sociales.
John Aaron Brandt est l’archétype du conservateur d’extrême droite américaine. Ultra-riche, égoïste, lui et sa famille semblent à l’abri des vicissitudes du monde.
En face, Grady et son épouse font partie d’un groupe hétérogène de laissés pour comptes. Leur enfant meure car les nantis refusent leur aide.
Un grand livre d’anticipation, un futur qui n’est pas très loin et aussi très plausible.
Une fin surprenante et inattendue se déroulant quatorze ans et sept mois plus tard !
L’avenir ne paraît pas rose, mais si des gens de bonne volonté s’unissent, alors, peut-être que…Extraits :
- Le Nebraska ressemblait chaque jour davantage à un désert.
- Toutes les boutiques à distance de vol raisonnable ont été soit pillées, soit incendiées.
- Que ça lui plaise ou non, il était devenu le chef de ce groupe, de ce gang, de cette croupe disparate.
- C'était une guerre pour sauver l'âme du pays. Et quelqu'un allait devoir régler l'addition.
- Les humains tuent pour survivre. Ils l'ont toujours fait, ils continueront à le faire. Notre réalité est laide, Mademoiselle Laval.
- Le bunker était peut-être la tomble la plus luxueuse au monde, mais il n'en demeurait pas moins une tombe.
- Sans leur fortune, ils n'étaient rien.
- Les nations qui prennent en compte le bien-être des autres pays sont vouées à la chute.
- Tous deux épaule contre épaule. Une version lugubre du tableau American Gothic.
- Jour 837.
Oubliez-nous. Recommencez de zéro.
Éditions : Gallmeister (2026).
Titre original : Sanctuary (2026).
Traduit de l’américain par Laura Derajinski.