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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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3 mai 2026

GEARY Karl / Juno et Legs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Juno et Legs. 
Karl GEARY.

Note : 4 / 5.
Ados de Dublin.
Le titre de cette chronique est fortement inspiré par le recueil de nouvelles de James Joyce « Gens de Dublin ».
Nous sommes à Dublin dans les années 1980. Juno vit avec ses parents dans une certaine pauvreté, sa mère fait des travaux de couture et son père boit. Sa sœur aînée, Derry, est partie et ne vient plus les voir.
L’éducation catholique est très stricte et pas particulièrement conciliante avec certains élèves ; Seán McGuire fait partie de ceux-là ! Il est souvent humilié par les religieux et les autres élèves. Juno est la seule qui ose prendre sa défense.
Juno se retrouve seule avec son père suite au décès de sa mère, elle quitte le foyer familial et devient SDF, et commence une lente descente aux enfers. Legs, lui, se retrouve en prison pour avoir brûlé un prêtre qui le frappait avec une règle.
Mais à sa sortie de prison, Legs cherche Juno et la retrouve… il l’héberge dans l’appartement de sa grand-mère décédée qu’il squatte.
Legs dessine et espère exposer ses œuvres. Pour cela il compte sur l’aide d’un homme fortuné, Francis, Saint Francis. Une des connaissances de Legs, Agnes, qui vend des vêtements embauche Juno qui se souvient des travaux de couture de sa mère.
Mais la santé de Legs se détériore et leur monde s’écroule…
Les deux personnages principaux de ce roman Juno et Seán McGuire qui deviendra Legs sont attachants mais broyés par un monde qui les rejettent. Francis, lui, est un nanti, Saint parmi une élite dépravée !

Roman très sombre, l'histoire de deux marginaux dans le Dublin des années 1980, deux adolescents à la recherche d'un peu d'amour dans une société qui les exclut.
Une lecture agréable malgré la noirceur du sujet.
Une très belle photo en noir et blanc pour une magnifique couverture.
Extraits :
- On racontait qu'elle avait eu la beauté d'une Gitane Irlandaise.
- Je crois qu'à partir de là ça a été la fin. Les autres enfants m'ont évité. Je n'avais plus personne.
- « Tu devrais toujours attendre la fin du printemps pour mourir, Juno, a-t-elle dit. Les fleurs sont plus belles. »
- En ville, elle rétrécissait ; la grosse artère d'O'Connell Street, avec son animation trépidante, la remplissait de crainte.
- L'odeur d'alcool suintait de son corps, j'en avais plein le nez au point que ça me donnait des haut-le-cœur.
- Plusieurs jours plus tard, un nouveau père a débarqué, le même que celui d'avant.
- Ben, à cause de ma mère. Je ne sais pas qui elle était, ma mère. Je l'aimais et tout, mais…
- J'avais chassé ce monde de ma vie, mais à présent qu'il déferlait à nouveau sur moi, je redevenais une enfant.
- Après Noël, Dublin s'est ébroué et la vie a repris ; sa convalescence avait pris plus d'une semaine.
- Tu ne devineras jamais le nom de ton bateau, ai-je dit. Oscar Wilde, putain ; ça ne s'invente pas.
Éditions : Éditions de l’Olivier. (2025).
Titre original : Juno Loves Legs (2023).
Traduit de l’anglais (Irlande) par Céline Leroy.

Autre titre de cet auteur sur ce blog :
Vera.

 

 

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