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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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20 mai 2026

Collectif. RENNES Noir (Présenté par Loïc Desroches).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RENNES Noir.
Collectif. (Présenté par Loïc Desroches).

Note : 4 / 5.
Tribulations rennaises.
Je retrouve cette série que j’adore, des nouvelles noires éditées par la maison d’éditions « Asphalte ».
Cerise sur le gâteau, je connais cette ville car j’y ai travaillé pendant plus de dix ans. J’ai également beaucoup fréquenté son salon littéraire.

Dix nouvelles dans dix quartiers de la capitale Bretonne :
Le Parlement de Bretagne vu par Frédéric Paulin, la rue Vasselot vue par Nathalie Burel, la route de Lorient vue par Antoine Philias, Cleunay vu par Cécile Cayrel, Bréquigny vu par Macodou Attolodé, Maurepas vu par Xavier Dollo, Le Blosne vu par Louise Katz, Sainte-Anne vu par Benjamin Dierstein, Atalante-ViaSilva vu par Isabelle Amonou, et l’Esplanade Charles-de-Gaulle vue par Martin Mongin.
Recueil en trois parties : « Que rougeoient les Breizh », « La ville n’est pas un long fleuve tranquille » et «Où l’illusion est Rennes ».
« Jour de colère ». Pas une trop bonne idée d’avoir des problèmes de finances un jour de manifestation de marins-pêcheurs ! C’est chaud.
« Le bal de la mort », prenez un couple  Nikita et Jérémy, tous deux déguisés, qui en lapin géant, qui en shérif zombie allant à une soirée d’Halloween, des couches, beaucoup de couches pour bébés, un mort pas tout à fait mort, mais qui, avec un peu d’aide, finit par passer de vie à trépas. Ajoutez de multiples péripéties pour se débarrasser du cadavre et une voisine qui adore aller aux champignons et vous aurez une nouvelle absolument géniale et délirante !
« Charité fraternelle » nous tranporte à Bretigny sur les pas d’un bon samaritain nommé Etienne qui rencontre un migrant dénommé Moussa.
Les problèmes de drogue dans des quartiers déshérités n’épargnent pas Rennes ; c’est le cas dans « A la Blosne franquette », où Marie-Ange doit, la mort dans l’âme, fermer son restaurant associatif. Mais elle sait que la fin était programmée depuis très longtemps, mais que le commerce de substances illicites ont retardé cette échéance.

Beaucoup de personnages, très souvent sur le fil du rasoir comme d'habitude dans ce recueil de nouvelles.
Albéric et Aline devaient de l'argent à un dealer de drogue, mais c'était un jour de colère des marins-pêcheurs bretons. Étienne doit vivre avec un lourd secret, la musique l'aide peut-être à oublier ? Un enfant sur les épaules de son père fréquentant le Roazon Park pour regarder des matchs de football et déguster les célèbres galettes saucisses. Un dénommé Alain, figure emblématique du quartier de Maurepas, ce qui n'empêche pas d'avoir quelques problèmes.
Une femme se pose une question, « Qu’est devenu Thomas ? », lui est-il arrivé malheur ?
Dommage que ces nouvelles soient de qualité très inégale, comme c’est toujours le cas dans ce genre d’ouvrage.

Beaucoup d'humour, toujours en rapport avec la ville de Rennes, dans certains titres de ces nouvelles :
- Georges Cleunay, Meurs pas, Maurepas, La Blosne franquette, Le Bonnet d'Anne !
Rennes c’est aussi la musique dans « Un léger différé », musique qui n’adoucit pas forcément les mœurs. Ne pas oublier le football et son stade route de Lorient dont il est question dans « George Cleunay ».
Pour clore cet ouvrage, une biographie des auteurs, et une playlist musicale avec un titre d'un enfant du pays, Étienne Daho.
Extraits :
- C'est bien ça, l'amour rend con.
- Mais je n'avais pas de sang sur les mains ni sur le visage, puisque je n'ai rien fait.
- Aujourd'hui, lui à son stade, moi mon parking et les hermines sont bien gardées.
- Sous mon costume, je suis en T-shirt et culotte. Je ne me peux pas sortir dans cette tenue.
- Le dicton dit : vaut mieux être seul que mal accompagné. Dans la rue, c'était une question de vie ou de mort.
- L'immobilier flambait dans le quartier, comme partout à Rennes.
- Même mon chien m'a largué, vous voyez le tableau ?
- Elle opte pour le Xanax. Se détendre, mais ne pas s'endormir en réunion.
- Hasard ou coïncidence, Rennes perd cet hiver-là douze places dans le classement IFOP/l'express 2027 des villes françaises où il fait bon vivre.
Éditions : Asphalte (2026).
Autres titres de cette série sur ce blog :

Paris noir,
Los Angeles noir,
Londres noir,
Brooklyn noir,
Rome noir,
Mexico noir,
Delhi noir,
Barcelone noir,
Washington noir,
La Havane noir,
Marseille noir,
Bruxelles noir.
Beyrouth noir,
Buenos Aires noir,
Toulouse noir ,
Haïti noir,
Autres recueils concernant la ville de Rennes :
Rennes, ici Rennes.
Rennes No(ir) Futur.

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