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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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25 avril 2026

LANSDALE Joe R./ Un froid d'enfer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Un froid d’enfer.
Joe R.LANSDALE.

Note : 3,5 / 5.
Quel cirque !
Roman de ce prolifique auteur américain, Texan pour être plus précis, que je n’ai pas lu depuis très longtemps. Texte en 4 parties « Le braquage », « Frost », « Gidget » deux des principaux protagonistes de l’histoire puis « Une orgie de possibles ».
Bill Roberts est face à un dilemme ? Garder le cadavre de sa mère dans leur maison et continuer de toucher les allocations, mais pour cela il doit supporter l’odeur. S’il déclare son décès, c’est la fin de l’arrivée d’argent.
Pour résoudre son problème monétaire, il décide de braquer le marchand de pétards installé pour la fête nationale. Il a juste la rue à traverser ! Il demande l’aide de deux de ses copains, Chaplin et Fat Boy. Il est bien recommandé de ne pas tuer et pourtant le marchand est abattu ! Donc le grain de sable va se transformer en tas de sable ! Et s’il n’y avait que le sable qui était en tas, mais il y a aussi un tas de cadavres, les deux complices, l’un au fond de l’eau dans la voiture dans laquelle ils tentaient de fuir, l’autre mordu à mort par des serpents dans le marais. Un représentant des forces de l’ordre aussi est tué. Un tas d’ennuis attend Bill, le maigre butin est au fond de l’eau. Il est en vie ce qui en soit est une bonne chose. En vie soit, mais dans quel état. Tous les moustiques du marais ont pris son visage pour un terrain de travaux pratiques,
résultat il ne ressemble plus à rien d’humain…
Mais le hasard fait parfois bien les choses, son chemin croise celui d’un cirque ambulant de personnes foncièrement différentes de la normale et pour le moment il ne dépareille pas de l’ensemble des attractions. Un homme-chien, un homme des glaces, deux frères siamois afro-américains se détestant, une femme à barbe etc… etc…
Pour le bonheur des yeux, il y a aussi la superbe et peu vêtue Gidget, épouse de Frost, le directeur de l’entreprise !
La vie du cirque obéit pratiquement aux mêmes règles que la vie des gens normaux. La femme à barbe dit « US Grant » trompe Conrad l’homme-chien avec Phil-la-Bite-Qui-Bande-à-Moitié-en-Permanence, lequel Phil quitte la troupe.
Bill, qui commence à retrouver une figure humaine part, en compagnie de Gidget avec la bénédiction de Frost, mais une tornade met fin provisoirement au voyage. La promiscuité entre Bill et la jeune femme à moitié nue, fait que ce qui devait arriver arriva. Ils transforment le véhicule en lieu de débauche !
Mais la route est encore longue…
Mais si la solution était la suivante, suggérée par Gidget :
- Écoute, chéri. Pour me libérer, je divorce et il ne me reste rien. Mais s'il meurt, un petit accident, alors je récupère quelque chose. Et puis je t'ai, toi.
Et l’occasion va bien sûr se présenter !
Un peu comme dans le chef d’œuvre de Tod Browning « Freaks », une galerie d’êtres humains hors-norme pour le meilleur mais surtout pour le pire. Et si les seuls qui paraissent normaux étaient les pires d’entre tous !
Une lecture agréable mais un roman qui comme beaucoup en ce moment sera vite oublié. Malgré ces réticences une histoire qui tient la route et beaucoup d’humour.
Extraits :

- Bill essaya de se représenter ce spectacle. Une pendaison de frères siamois !
- Toute cette affaire donna à Bill une sensation de solitude comparable à celle que ressent le dernier porc dans la queue qui mène à l'abattoir.
- Des femmes comme ça, oh oui, c'était foutrement sûr qu'elle n'aurait pas beaucoup à insister pour convaincre un type de voler une pomme !
- Elle avait raison. Il était prêt à couper son putain de pied pour la sauter !
- En cet instant, il comprit qu'il était devenu un autre homme, consumé par le mystère qui détruisit Adam.
- Cette idée lui glaça le sang et lui donna une chair de poule de la taille d'un cimetière de pierres tombales.
- Ce vêtement était si serré qu'on aurait dit une capote anglaise. Impossible de rater la moindre de ses formes.
Éditions : Gallimard (2008). Folio Policier pour l’édition de poche.

Titre original : Freezer Burn (1999).
Traduit de l’américain par Bernard Blanc.
Autre titre de cet auteur sur ce blog :

Texas Trip

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