BOUIX Christopher / Tuez-les tous !.
/image%2F1217753%2F20260429%2Fob_1fb131_tuez-les-tous.jpg)
Tuez-les tous !
BOUIX Christopher.
Note : 5 / 5.
Bon Noël, les enfants !
Nouveau titre de cet auteur et le quatrième chroniqué sur ce blog.
La neige tombe sans arrêt sur Brignac-sur-Mer, charmante station balnéaire qui semble être coupée du monde. Noël approche, mais la situation ne s’améliore pas, loin de là !
La météo est catastrophique mais là n’est pas le pire problème.
En effet, il semblerait que les enfants deviennent, malgré leurs différences d’âge, des tueurs sanguinaires.
Nous sommes le 16 décembre, 8 rue Descartes, à 7h42.
Tom, 5 ans, devient subitement fou et tue sa mère. Plus tard, dans un lycée de la ville, Elisa, 16 ans, fait passer le proviseur de vie à trépas.
Et l’hécatombe commence dans un roman mêlant allégrement aventures, un zeste de situations gore dans une ville quasiment assiégée car coupée du monde, avec en plus une catastrophe météorologique.
Énormément de personnages dans ce roman, les habitants de Brignac-sur-Mer, (enfin ceux qui survivent) dépassés par les événements, des enfants confondant la période de Noël avec un Halloween sanglant, des militaires voulant rentrer dans le tas, les scientifiques ne sachant pas à quel saint se vouer évoquant une possibilité d'invasion d'extra-terrestres, bref c'est la panique à bord.
De nombreux chapitres, avec des noms très explicites, le premier par exemple se nomme :
- Ça commence.
Un autre a pour titre : En vrai, tu t'en fous, un autre : 27,185 MHz, et un de mes préférés est : Huit moments dans la vie de Juliette Mercier. Un des plus originaux dans sa présentation se nomme Nicolas et Sophie. Et le dernier : Ça finit.
Pour tous ces chapitres une citation littéraire où l’on trouve les noms de Leonard Cohen, Stephen King, H.P. Lovecraft, Franz Kafka, Georges Perec, David Foster Wallace, entre autres.
Beaucoup d'humour souvent très noir et énormément d'originalité dans ce roman de plus de trois cent cinquante pages, qui ne dépareillera nullement la bibliographie de Christopher Bouix.
J'adore la dernière phrase de ce livre, premières paroles d'un nouveau-né que je retranscris ici (orthographe garantie) :
- Areuh…arreuuuh…arrrrnh…rrrrrngghh !
Extraits :
- Elle n'était pas tout à fait sortie du sommeil, un peu de nuit demeurait en elle.
- On n’entre pas dans la chambre de papa en pleine nuit avec la scie électrique, c'est comme ça !
- Elle se préparait pour l'atelier d'éducation sexuelle, intitulé « Mon clitoris est mon meilleur ami », pour les élèves de seconde.
- Les télévisions se turent. Le réseau 5G s'effondra. Et la psychose commença.
- Certains enfants de la ville étaient visiblement pris d’une sorte de… folie meurtrière.
- En un mot : la riposte des adultes commençait.
- C'est pas la gendarmerie qu'il faut, c'est l'armée.
- Le monde extérieur affleure, il prend consistance, il se rapproche, et tu n'aimes pas ça.
- En cet instant, c'est peut-être ce qui le rend le plus triste : on finit toujours par guérir, même de l'amour.
- Est-ce que vous avez lu L'invasion des profanateurs de sépultures ?
Éditions : Au Diable Vauvert (2026).
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Alfie.
Tout est sous contrôle.
Le mensonge suffit.