San-ANTONIO/ Meurs pas, on a du monde.
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Meurs pas, on a du monde.
San-ANTONIO.
Note : 3 / 5.
San-Antonio chez les Helvètes.
Titre que je découvre. Un mot sur la couverture que je trouve de très mauvais goût ! Ce roman qui est dédié à Françoise Xénakis est qualifié sur une des premières pages de « Sublime roman ». Les chapitres ont pour noms :
Alpha, Bêta, Gamma ou parfois de manière plus amusante : KAPPA (ble) ? NU (comme un ver) !
Notre commissaire préféré est à l’aéroport de Genève, il arrive de Paris pour un rendez-vous galant. Comme beaucoup, il attend ses bagages, scène ordinaire dans un aéroport. Sauf que c’est le cadavre d’un bagagiste qui apparaît sur le tapis roulant ! La scène devient alors peu ordinaire pour ne pas dire extraordinaire. La cause de la mort de cet homme… une morsure de serpent !
Un autre détail attire le regard de S.A. une Samsonite rouge de format bizarre !
Et comme le dit S.A. lui-même :
- Ce fut ainsi que l’affaire du siècle commença.
Car il faut bien le reconnaître cette manière de mourir n’est pas courante, ni à Genève ni dans un quelconque aéroport !
Après une nuit agitée S.A. quitte son ex-dulcinée pour mener une enquête qui pourtant ne le concerne aucunement !
Alors commence une suite d’aventures pour le moins étranges… S.A. retrouve Marie-Marie, la demande en mariage mais la belle disparaît, S.A. est
transformé en bombe humaine, Béru et Pinuche accourent au secours du commissaire, il fait la connaissance d’une dénommée Connie Vance et il doit lire une missive devant la fine fleur du gouvernement français !
Beaucoup de personnages, un grec nommé Konopoulos, un ou une travestie Belle-de-Mai, un homme répondant au doux nom de Henri Goletto, un
géant habitant Paris, Théodose Mamandhréou et de nombreux autres !
Un sentiment très mitigé ! Je pense que c’est une des rares fois où j’ai eu plusieurs fois envie de laisser tomber la lecture d’un San-Antonio !
Extraits :
- Quand je traverse Grasse, j'aime l'odeur des beignets et du pastaga, pas celle des parfums.
- Une muraille vient de s’écrouler, qu'on aurait crue solide.
- L'âge est un naufrage de tout, un abandon pourrissant. Moi, vieillir,
j'envisage pas trop.
- Bon, c'est foutu-râp. Un intransigeant. Service-service ! Lagardère meurt mais ne se rend pas ! La garde erre, mais ne meurt pas...
- Les sexes entament à leur insu le dialogue des Carmélites.
- De quoi faire se dresser les cheveux d'Edgar Faure !
- Le regarder, l'écouter penser est aussi beau que de regarder se lever le soleil ou monter la marée.
- Et c'est alors, oui, alors seulement que, dans une fraction de millième de secondes, je pige tout. La vérité m'inonde. Elle est écrite en caractères d'affiches. Elle flamboie.
Éditions : Fleuve noir (1980).
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La rate au court bouillon.
San Antonio chez les Macs.
Le gala des emplumés.
Ménage tes méninges !
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À tue… et à toi.
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Les anges se font plumer.
On t'enverra du monde.
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Vas y Béru !
Le pétomane ne répond plus.
Baise-ball à la Baule.
Le coup du père François.
Berceuse pour Bérurier.
Sérénade pour une souris défunte.
En avant la moujik.
C’est mort et ça ne sait pas.
Des clientes pour la morgue.