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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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14 février 2026

Ní GHRÍOFA Doireann / Un fantôme dans la gorge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Un fantôme dans la gorge. 
Doireann Ní GHRÍOFA.

Note : 5 / 5.
Passé et présent.

Jeune poétesse irlandaise dont c’est le premier roman.
Nous sommes en 2012, une femme irlandaise nous narre son existence au quotidien. Mariée et mère de famille, ses journées se partagent entre les tâches ménagères, le lavage des couches et ses séances de tire lait. Elle a un quatrième enfant qui a failli mourir à la naissance.

Elle se remémore sa jeunesse, l’alcool, le tabac et les petits amis plutôt douteux. Son envie de devenir dentiste, les séances de dissections, la solitude.
Une autre vie vient se greffer à la sienne, celle de la poétesse de langue gaélique du XVII -ème siècle, Eibhlín Dubh, et son poème Caoineadh Airt Uí Laoghaire, composé après le meurtre de son époux, Airt Uí Laoghaire.
Ses recherches vont lui faire oublier son quotidien et la replonger dans l’histoire douloureuse de l’Irlande sous la domination anglaise, avec toutes les injustices qui en découlaient.
Deux personnages principaux, deux femmes irlandaises de deux époques différentes, la narratrice, mère et épouse, d’une famille de la classe ouvrière de l’Irlande contemporaine.
La seconde « héroïne » est
Eibhlín Dubhn poétesse de langue gaélique, auteur de « Caoineadh Airt Uí Laoghaire » lamentation écrite en hommage à son époux tué par l’occupant anglais.
Tous les chapitres commencent par quelques vers d’Eibhlín Dubh Ní Chonaill, et en fin d’ouvrage on trouve ce poème « Caoineadh Airt Uí Laoghaire » en version gaélique sur la page de gauche et « Lamentation pour Art Ó Laoghaire » en version française sur la page de droite.
Un excellent roman mêlant le passé et le présent dans la vie d’une femme dans l’Irlande d’aujourd’hui.
Une découverte.

Extraits :
- … Mais aujourd'hui comme tant d'autres jours, je prends ma photocopie usée de
Caoineadh Airt Uí Laoghaire et j'invite la voix d'une autre femme à hanter ma gorge un moment.
- Quand nous nous sommes connus, j'étais enfant, et elle, morte depuis des siècles.
- Seule une voix ne quitte jamais mon chevet ; Eibhlín Dubh s'accroche à moi, comme l'encre au papier, constante comme le pouls.
- Je sais ce qu'il y a de profondément différent entre la vie
d’ Eibhlín Dubh et la mienne, pourtant je ne peux m'empêcher de tisser des liens entre nous.
- Je décris ces vies comme s'il était facile de se les représenter, mais ce n'est pas vrai. J'ai ressassé de longs mois les jeunes années d’Eibhlín Dubh
.
- La mort invite la mort. Dans le ciel se dessine l'ombre des oiseaux noirs.
- En septembre 1813, ils étaient nombreux, Con et son cousin, l'homme politique Daniel O'Connell parmi eux à se rebeller avec succès contre les brutalités infligées à l'Irlande.
- Comme un cœur renferme ses cavités, comme un poème renferme ses strophes, une maison renferme ses chambres.
Éditions : Globe (2024).
Titre original : A Ghost in the Throat (2020).
Traduit de l’anglais (Irlande) par Élisabeth Peellaert.

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