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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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22 mars 2026

PRONZINI Bill / Tour ça n'est qu'un jeu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Tout ça n’est qu’un jeu. 
Bill PRONZINI.

Note :  4,5 / 5.
Jeux de mains…
Prolifique auteur américain, qu’il me semble découvrir avec ce titre.
Roman en 4 parties avec un prologue et un épilogue.
Le prologue se déroule le 8 mai, puis pour les 4 parties et l’épilogue qui se passe sur une île entre le 22 et le 25 mai.
Nous sommes à Washington, le 8 mai. Le sénateur David Jackman invite sa maîtresse Tracy Haddon à passer le week-end du 22 mai dans l’île non habitée dont il a hérité de son père dans le Maine. À cette date, Meg, son épouse, sera en famille à une quelconque cérémonie aux morts.
Le jour convenu, ils arrivent sur place, une mauvaise nouvelle les attend, la collection d’armes de son père a disparu, mais la maison n’a pas été forcée ! Est-ce le gardien des lieux qui a décidé de changer l’arsenal de place ? Ni l’homme ni son épouse ne sont là ce soir.
Mais pas d’inquiétude à avoir. Le sénateur et sa maîtresse sont là pour prendre du bon temps... alors oublions ces petits tracas.
Mais au cours de leur première promenade, ils découvrent un monticule de pierre que Jack est persuadé de n’avoir jamais vu et tout près, le corps
éviscéré d’un écureuil ! Y aurait-il des intrus sur l’île ? Si oui, sont-ils encore sur place, Tracy veut rentrer sur le continent, lui tente de la rassurer !  Tout en étant un peu inquiet lui-même.
Après un repas et une étreinte sauvage devant le feu de cheminée, ils montent se coucher, sommeil étrange, peuplé de visions de son père pour qui la vie était un jeu, il se souvient de ces visites au Viêt-Nam, de l’horreur, il se remémore le décès de John F. Kennedy. Alicia, une ancienne maîtresse qui avait mystérieusement disparu. Et qu’il avait vainement recherché.
Il se réveille soudain, des cris retentissent dans la nuit, des appels à l’aide :
« David ! David ! David ! ».
Tracy est épouvantée, elle assure avoir vu un visage, jeune, barbu, des yeux de drogué à la fenêtre… et qui lui souriait !
Pour tenter de la rassurer, David va faire une inspection des environs et là c’est le choc, sur la porte du cottage des gardiens, il est écrit « LUCIFER » en lettres de sang, celui d’un faon décapité.
D’un commun accord, ils décident de quitter l’île, mais le bateau a disparu !
La cohésion du couple se lézarde et que faire maintenant ?
Il n’est plus temps de jouer… des vies humaines sont en jeu. Ils découvrent qu’au moins deux hommes armés sont à leurs trousses.
Il faut tenir...
David Jackman, politicien professionnel, fils de politicien de carrière, se retrouve dans une situation pour le moins inhabituelle, comment réagir ? Ce séjour lui permet de revoir certains moments de sa vie qu’il pensait importants, dans son esprit, de nombreux flash-back lui reviennent.
Tracy Haddon n’est pas mieux lotie que lui, elle a peur. Réellement peur.
Et qui est derrière ce cauchemar ?
Un bon roman noir classique. Sorte de huis clos insulaire avec un suspense qui monte au fil des pages.
Le prologue, l’épilogue et les quatre parties sont précédés d’une citation de Nietzche
Je pense relire d’autre titres de Bill Pronzini assez rapidement.
Extraits :

- Jackman n'avait plus de désir sexuel, Tracy le lui avait volé avec sa philosophie égocentrique.
- Mais elle ne l'avait pas aimé. Elle n'avait aimé qu'elle. Elle était écervelée, égocentrique, imprévisible et, à presque tous les égards, émotionnellement infirme.
- Et pourtant, de façon ironique, la peur les liait aussi l'un à l'autre : une émotion plus forte et plus fondamentale qu'aucune de celles qui les avaient unies pendant tous les mois qu’avait duré leur liaison.
- Y a des fois ce putain de monde est une saloperie, ou es-tu trop occupé à entretenir ton image, comme la plupart de tes trous du cul de copains de politicards, pour t'inquiéter de ce qui se passe vraiment ?

- « Aucun de nous deux ne sait ce que je suis, pensa-t-il, et peut-être que ni l'un ni l'autre ne désire l'apprendre. »
- Le joueur en lui était totalement submergé ; il ne restait en lui que l'atavisme : un animal pris au piège ne cherchant plus le salut que dans l'évasion.
- Pas de sortie. Mouton sacrificiel parqué en attendant d'être égorgé.
- Il savait exactement comment il pouvait gagner ce Jeu Décisif.
Éditions : Fayard Noir (1981).

Titre original : Games (1966).
Traduit de l’américain par Pierre Bondil.

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