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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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30 octobre 2025

BEHAN Brendan / L'escarpeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’escarpeur.
Brendan BEHAN.
Note : 3,5 / 5.
Pérégrinations entre Dublin et Paris.
J’ai lu ce roman il y a très longtemps, bien avant de tenir ce blog, et je n’avais pas éprouvé le besoin de le relire.
Cet ouvrage commence par une note du traducteur au sujet du titre et de sa traduction.
longée dans le Dublin des pubs plutôt mal famés situés dans les périphériques de la capitale irlandaise.
Nous faisons connaissance avec plusieurs personnages aux surnoms
pittoresques, comme par exemple l’Angliche, Oeil-de-Cochon, Mâchoires Juteuses et bien entendu l‘Escarpeur !
Tout ce beau monde fait partie du milieu dublinois et prépare toute une série de mauvais coups.
En particulier une évasion réussie, puis un mystérieux voyage sans destination précise ? France, Irlande, Écosse ?
Puis tout ce beau monde s’embarque pour la France, Paris en particulier.
Mais au cours du voyage un homme passe par-dessus bord, et contre sa volonté… malgré tout le voyage continue.

A Paris deux irlandaises, Nancy et sa tante Jeannie croisant nos Irlandais en goguette, les apostrophent en les traitant d’assassins !
Beaucoup de personnages surtout masculins et mauvais garçons, des figures imaginaires des bas quartiers de Dublin dans les années 1950.
Brendan Behan connaissait bien la capitale française où il situe la fin de cette histoire. Grand buveur, il a, semble-t-il, apprécié les apéritifs anisés !
Un roman à part dans l’œuvre de Brendan Behan, sorte de pastiche de roman noir mêlant allégrement l’humour, l’ironie et une certaine violence.
Pas ma meilleure lecture de l’œuvre de Brendan Behan.
Extraits :
- Jamais vous ne bouterez les Irlandais hors de l'Irlande !
- « Chère maman, vends le cochon et verse ma caution. »
- Descendez par là et grouillez-vous ; suivez la berge du canal jusqu'au Binn's Bridge*.
- Drôle de nom pour une prison. Remarquez, il y a bien une prison à Paris qui s'appelle « La Santé ». (Il s’agit ici de la prison Dublinoise de Mountjoy).
- Ce n'est pas son visage à lui. C'est celui d'un de nos clients à Paris appelé Pierrot le Fou.
- Je connais cette langue. Je l'ai entendu pratiquer par deux gars à la « Joy ». C'est du gallique ! … C'est de l'Irlandais !
- De tous les pastis ou anis, m'sieu le Tramtrack prétendait que le Berger ou le Ricard étaient ce qui se rapprochaient le plus de l'authentique et très regrettée absinthe.
- Comme dit l'Escapeur, parmi les gens intelligents il y a ceux qui savent boire, marmonna Eddie.
- Du Breton, dit-il, c'est comme l’Irlandais. De toute façon, je ne pourrais pas voir la différence, ne parlant pas l'Irlandais.
- Personnellement, ça ne me dérangerait pas d'accourir à la rescousse de la plus jeune… dit l'agent.
Éditions : Gallimard
(Du monde entier) (1968).
Titre original : The Scaperer (1964).
Traduit de l’anglais (Irlande) par P.H. Claudel.
* Sur la berge du canal près du Binn's Bridge, se trouve la statue de Brendan Behan que je n’ai pas manqué d’aller saluer pendant mon séjour à Dublin (voir photos).

Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Un peuple partisan.
Encore un verre avant de partir.
Confessions d’un rebelle irlandais.
Mon Dublin.
Autre chronique :
BEHAN Katleen & Brian / Mère de tous les Behan.
 

 

 

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