VACHSS Andrew / Flood.
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Flood.
Andrew VACHSS.
Note : 4,5 / 5.
Chasse au Cobra !
Troisième roman de cet auteur chroniqué sur ce blog, après le très bon « La sorcière de Brooklyn » et le moins bon (à mon humble avis) Blue Bell.
Je dois reconnaître que je ne respecte pas la chronologie de l’écriture de cette série de romans avec Burke comme personnage principal, car il semble que ce titre soit le premier.
Après avoir repris ses études pour devenir avocat, il se spécialise dans le défense des enfants victimes de violences physiques ou sexuelles. Thème qui se retrouve dans son œuvre.
Une cliente, Flood, se présente au bureau de Burke, détective privé sans licence, car il n’est pas très regardant sur les lois et ses méthodes sont très personnelles !
Pour se venger, celle-ci lui demande de retrouver un dénommé Martin Howard Wilson qui porte le doux surnom de « le Cobra ». Il s’agit pour elle, en plus d’une vengeance personnelle, de mettre hors d’état de nuire un pédophile notoire travaillant également sur le film pornographique.
Ce personnage est semble-t-il un vétéran du Vietnam. Mais le retrouver ne va pas être de tout repos. Il sera nécessaire de plonger dans la lie de New York, et en particulier de Trafalgar Square.
Flood est pour le moins coriace, elle a souvent séjourné au Japon. Les arts martiaux n’ont plus beaucoup de secrets pour elle.
Burke sachant qu’il va y avoir du pain sur la planche demande l’aide de quelques-uns de ses partenaires de combat.
Une amie de Michelle, prostituée, lui a également confié une mission, tuer Dandy son maquereau…
Deux arnaqueurs à la petite semaine veulent son aide pour un trafic d’armes…
Les personnages récurrents sont pour beaucoup les mêmes que dans « La sorcière de Brooklyn et « Blue Bell » en particulier le « héros » de la série.
Je reprendrai donc un passage de ma première chronique.
Burke, personnage central et omniprésent, est d’ailleurs le héros récurrent d’une série de romans ! Ancien arnaqueur de haut-vol, ex-taulard, il est dorénavant détective privé aux méthodes peu orthodoxes.
Sa chienne Pansy est une espèce de monstre de la race des dogues napolitains prête à tout pour lui.
Ses amis ou associés sont aussi des personnages hors-normes peu regardant sur la manière, seul compte le résultat !
Max le mongol silencieux, car sourd et muet, champion de karaté ou Michelle, homme qui espère devenir femme. Un autre membre de la bande est « Le Prophète » qui a beaucoup aidé Burke durant un de ses séjours en prison. « La Taupe » fait également partie de cette équipe. Mama est une restauratrice chinoise, qui sert de boîte aux lettres et aussi de mère nourricière pour Burke et Pansy !
Tout ce beau monde forme un commando de choc, dont on se dit qu’il vaut mieux ne pas les croiser !
Il y a aussi Flood, cliente de Burke qui veut la mort d’un dénommé Martin Howard Wilson dit « Le Cobra », un être abject. Cette femme est une tueuse à mains nues, un gros ponte de l’industrie du porno s’en rendra compte à ses dépens.
Encore une descente dans les bas-fonds pourris de la « Grosse Pomme » avec son lot de tarés et de pervers !
Un très grand premier roman très noir. Un petit regret malgré tout, de ne pas avoir lu cette série dans l’ordre chronologique.
Extraits :
- Si je dois descendre dans les égouts, je dois faire payer les risques de morsure de rat, même si je ne me fais pas mordre, vous comprenez ?
- … pour la plupart des boîtes ayant pour clientèle des ballots qui prennent du vin et du fromage au petit déjeuner et se vantent d’avoir la dernière maladie vénérienne à la mode.
- Et Burke, le roi de l’arnaque, le braconnier des villes jamais pigeonné consola une putain sur un canapé en la prenant dans ses bras, lui donna deux cents dollars et la ramena dans la rue.
- Bien sûr qu’il connaissait le Cobra-Il connaissait tous les salauds faisant dans le porno enfant-mais le lion n’a pas peur du chacal.
- La survie mise à part, je ne crois pas à grand-chose, mais une faiblesse pour la vengeance.
- Les « Ombres Sanglantes » viennent tous de Hong-Kong, avec ambition dévorante et personnalité psychopathique comme équipement standard.
- La vengeance, c’était le truc de Flood ; le mien, c’était survivre.
Éditions : Presses de la Cité (1986). Le livre de Poche pour l’édition de poche.
Titre original : Flood (1985).
Traduit de l’américain par Jacques Martinache.
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
La sorcière de Brooklyn.
Blue Bell.