DARD Frédéric / Le cauchemar de l'aube.
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Le cauchemar de l’aube.
Frédéric DARD.
Note : 4,5 / 5.
L’heure de la vengeance a sonné !
Je poursuis bon an, mal an ma découverte des ouvrages de Frédéric Dard, hors San-Antonio.
Philippe Haruet rentre en France après avoir passé quelques années en Afrique du Nord à la fin de son service militaire. Arrivé à Marseille, il compte rentrer sur Paris en stop. Un transporteur de fruits et légumes l'invite à monter à côté de lui, sur la plate-forme arrière il y avait trois jeunes filles scoutes de France qui chantaient à tue-tête.
Mais un accident survient, une jeune femme poussant une voiture à bras chargée de poteries, dans une descente, n'a pas pu freiner son chariot. Philippe Haruet est blessé, mais une des trois jeunes filles est morte.
La jeune femme, responsable de l'accident vient le voir à l'hôpital, elle se nomme Madaliena, les poteries qu'elle transportait sont fabriquées par son père, Xidos.
À sa sortie de l'hôpital, Philippe Haruet, la cherche et la retrouve. Ils se plaisent et se marient assez rapidement. Ils louent alors un ancien pavillon de chasse qui fait partie d'une grande demeure où Xidos a son atelier.
Mais ce grand bonheur ne dure pas très longtemps, une femme mystérieuse mais riche, Mme Naullin, rachète l'ensemble des bâtiments mais les garde comme locataires.
Elle pense s’installer assez rapidement avec Nathalie sa fille, les bâtiments sont à la limite de la salubrité, pourquoi les avoir achetés ?
Philippe, après avoir aperçu des sous-vêtements sécher sur un étendage, commence à faire une fixation sur Nathalie que l'on ne voit jamais. Le simple signe de sa présence est un air de violon qu’elle répète sans cesse en tentant de s'améliorer, sous les encouragements de sa mère.
Madaliena, elle, a de plus en plus de mal à supporter sa condition modeste, elle rêve d'ouvrir un restaurant et d'être riche, comme Mme Naullin. Celle-ci commande au potier une jarre de trois mètres de haut pour planter un oranger. Elle donne à Philippe un chèque avec une somme astronomique pour le travail que cela représente. Philippe est obligé d’ouvrir un compte en banque et le chèque n'est pas accepté car il faut la double signature, le titulaire et son épouse.
L'affaire est très vite réglée, mais Philippe est de plus en plus troublé par la présence de Nathalie, qu’il ne voit jamais.
Un jour enfin, il aperçoit des cheveux blonds, c'est elle, alors il la poursuit et il la rattrape bien vite...
Peu de personnages dans cette histoire, Philippe Haruet, qui ne
demandait rien à personne et qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Son épouse rattrapée par son désir d’avoir beaucoup d’argent.
Madame Naullin qui n’est pas arrivée là par hasard, et aussi Nathalie sa fille.
J’ai beaucoup aimé ce roman et sa fin surprenante.
Extraits :
- Je devrais peut-être vous parler de mes rapports avec Madaliena, bien que le terme puisse choquer s'appliquant à de jeunes mariés.
- Ces deux mois constituent désormais une sorte de capital dont ma mémoire fidèle me sert les intérêts, et je me félicite de les avoir vécu.
- Ce maquillage exagéré lui donnait un visage d'automate.
- Un tableau un peu ridicule et terriblement gênant.
- L'arrivée de Mme Naullin dans notre univers équivalait à une brutale maladie.
- J'avais besoin de la voir, ne fut-ce qu'une seule fois. À cause du soutien-gorge blanc garni de dentelles rose pâle. J'avais un peu honte de mes pensées.
- Un vrai facteur imaginé par Jacques Tati, avec de grandes jambes, un vieux vélo et le képi de travers.
- Tout était possible avec ce rêve brusquement matérialisé. Et c'était cela qui donnait à la galopade tout son prix.
Éditions : Fleuve noir (1961). Presse Pocket pour l’édition de poche.
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Série « Kaput » :
La foire aux asticots.
Mise à mort.
La dragée haute.
Pas tant de salade.
Série « L’Ange Noir » :
Le boulevard des allongés.
Le ventre en l'air !
Le bouillon d’onze heures.
Un Cinzano pour l'ange noir.
Romans :
Les scélérats.
Une gueule comme la mienne.
Les bras de la nuit.
Cette mort dont tu parlais.
Le monte charge.
On demande un cadavre.
Le pain des fossoyeurs.
L’homme de l’avenue.