Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Derniers commentaires
Archives
12 mars 2025

THOMPSON Jim / Écrits perdus (1929-1967).1ére partie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Écrits perdus (1929-1967).
1ère partie.
Jim THOMPSON.

Note : 4 / 5.
Écrits perdus, écrivain en perdition !
Je continue mes lectures de l’œuvre de Jim Thompson avec ce livre qui rassemble comme son nom l’indique, des textes non publiés de cet auteur en partie maudit dans son propre pays.
Premier tome des écrits perdus qui couvre la période allant de 1929 à 1967. Le second volume « Après nous le grabuge » concerne les années 1968/1977.
L’excellente introduction signée Roberto Polito et Michael Mc Cauley se termine par cette phrase :

- Si Les Écrits Perdus peuvent fournir une carte de la carrière de Thompson, on la déchiffrera mieux à la lumière de ces textes désemparés.
Ce livre est divisé en trois parties : « La pâture de béton », « Les déshérités » et « Hurlement au dernier acte » (qui constituera « Après nous le grabuge », le prochain volume des « Écrits perdus).
Un texte très étrange « La Fin du livre » commence cet ouvrage, et étrange n'est vraiment pas peu dire ! Ensuite vient une nouvelle policière qui a pour titre « La mort étrange d'Eugène Kling » écrit par un dénommé Robert K. Norwood. Qui nous transporte dans le monde des laissés pour compte de l’Amérique.
Quelque textes nous rappellent ensuite que Jim Thomson a beaucoup travaillé sur les champs de pétrole, « Instantanés sur un champ de pétrole » avec comme sous-titre, brèves biographies de trois représentants pittoresques de la confrérie du forage. Ensuite nous faisons la connaissance de Messieurs qui empruntent des canalisations sur les champs de pétrole du Texas. Et oui cela semble avoir existé !
Des nouvelles policières relativement classiques, « Les empreintes dans la glace » ou « Funestes fosses » racontées par un membre des forces de l’ordre nous plonge dans l’univers des petites gens de l’Amérique profonde de l’époque.
Dans un courrier envoyé à son agent, Jim Thompson dit au sujet de « Un penny dans la poussière » :
- À de nombreux égards, « Penny » est une histoire véridique et constitue un portrait de l'auteur dans sa jeunesse. Elle n'a pas été facile à écrire, mais je me sentais obligé de le faire.
Vu le format de ce livre (450 pages) je le partagerai en deux chroniques, la suivante concernera la seconde partie du livre :

- « Les Déshérités » Les années 40 et 50.
Un vagabond enquêteur, des êtres pas trop recommandables et peu à cheval sur les lois, des portraits de zonards pathétiques ou un travailleur un peu fêlé, des personnages thompsonniens dans toutes leurs démesures !
Dans ce genre d'ouvrage, il faut s'attendre à tout le meilleur comme le pire, et cela se vérifie ici. Mais il faut reconnaître que le meilleur domine.
Une grande diversité dans ses textes, les nouvelles non publiées, de courts portraits saisis sur le vif et des récits autobiographiques.
Un livre qui permet de mieux discerner la carrière de Jim Thompson, écrits s'échelonnant sur pratiquement soixante ans.
Extraits :
- Ce fut à nouveau un trajet long et solitaire. Et à l'intention des gamins qui veulent partir sur les routes, je dirais que ce n'est pas marrant du tout.
- Étant incapable de vendre quoi que ce soit, il resta donc. Mais à cette époque-là, son haleine sentait plus le tord-boyaux que le tabac.
- La nature veut me semble-t-il, que les cœurs fidèles et confiants soient toujours voués à la désillusion et la déception, tandis que les cyniques et les vauriens retirent le meilleur de l'existence.
- La vie ne recèle pas grand mystère pour Pancake Butts : il sait que la gnôle est faite pour être bue et il peut vous dire qui a gagné la guerre.
- Normalement, il dormait avec sa chemise et son pantalon. En ajoutant ses bottes à sa tenue, il était donc habillé.

- Elle avait trouvé cinq milles dollars. Elle était partie avec, en riant, refusant de partager avec lui. Elle était partie avec un autre homme.
- Mais au fur et à mesure que l'argent lui avait échappé, il s'était laissé aller. Il n'avait pas l'air d'avoir couché sous un pont, comme maman le prétendait. Il avait l'air négligé, chiffonné, battu d'avance (comme s'il s'attendait à recevoir d'autres coups).
- « Les chroniques policières ne se vendent qu'illustrées de photographies », écrivait Thompson dans Vauriens. La vente de l'histoire suivante fut facilitée par une photographie de la femme de Jim, Alberta, prise par Maxime sa sœur. Alberta se rappelle encore son « premier boulot de cover-girl » : un plat ventre dans le lit d'une rivière, ersatz de victime assassinée...

Éditions : Rivages noir. (1993)
Titre original: Fireworks-The Lost Writings of Jim Thompson. (1988).
Autres titres de cet auteur sur ce blog:

La cabane du métayer.
Deuil dans le coton.
Un meurtre et rien d’autre.
Le criminel.
Une combine en or.
Ici et maintenant.
Un chouette petit lot.
A deux pas du ciel.
Cent mètres de silence.
Avant l’orage.
Une jolie poupée.
1275 âmes.
Rage noire.
Les alcooliques
Les arnaqueurs.
Le lien conjugal.
Monsieur Zéro.
L’assassin qui est en moi.
Le démon dans ma peau.
Nuit de fureur.

Sur Jim Thompson :
Michael Mc Cauley :

Jim Thompson. Coucher avec le diable.

Publicité
Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité