27 mai 2007
PRILLEUX Frédéric / Mes chers voisins.

Mes chers voisins
Frédéric PRILLEUX (coordinateur)
Note : 4 / 5.
Voisins de "pas lier".
Même contexte que pour "Billets brûlés". Dix écrivains : Chawki Amari; Pierre Chaffard; Pascal Garnier; Françoise Guérin; Moussa Koaté; Nadine Monfils; Anir Ozikhan; Colin Thilbert; Jean-Christophe Tixier; Emmanuelle Urien. Un sujet, le voisinage et en chef d'orchestre Frédéric Prilleux.
Heurts et malheurs du voisinage, qui n'a pas un jour eu marre de son ou de ses voisins! Pas au point de les tuer (quoique!) pourtant certains franchissent le cap, pour une raison ou pour une autre.
Quand dans un immeuble de standing d'Alger (ou d'ailleurs, d'ailleurs!),les voisins meurent les uns après les autres, des étages inférieurs aux étages supérieurs, arrêtons de parler de coïncidences! Faut pas réserver un chien de sa chienne à ses voisins, même si le mari est ignoble et que le chien n'a pas besoin d'un tourne disque "La voix de son maître" pour se faire entendre. La victime ne sera pas celle que l'on pense. C'est le triste constat que dresse Pierre Chaffard dans la grinçante nouvelle "Un de Plus, une de moins". L'humour noir est au rendez-vous.Vous êtes écrivain dans une chambre d'hôtel, tranquillement vous décrivez une scène de crime, mais un de vos voisins exécute, à quelques détails près, le dit-crime, qui en est l'auteur? C'est la question épineuse de "L'un dans l'autre".Paris 1937, deux adolescentes, un étudiant, bien des années après que reste t-il de cette amitié? La solution se trouve dans "Les nattes", un magnifique texte par Francoise Guérin. Un homme, le seul, c'est du moins ce qu'il pense, et des cancrelats, quelle solitude tragique! Cette histoire nous est racontée par Mossa Konaté.Les personnages sont ni plus ni moins bêtes que la moyenne humaine. Dans un cadre bucolique, ils seraient peut-être charmants, doux et agréables, mais la promiscuité les rend méchants. Regardez ce brave homme, il supporte tout, il déménage quand cela devient invivable, il tuera pourtant un de ses voisins. Une femme aussi déménage, mais son amant n'apprécie pas la chose (le déménagement)!Par amour un homme ne pourra se débarrasser de son fils mort. Ou alors, que faire quand vis à vis de votre voisin un peu dragueur, vous vous défendez. Le problème est qu'il en meurt! Votre seule aide possible est la rate (femelle du rat) de votre petite fille que vous avez en pension!Un concierge qui à force de manier des poubelles devient une ordure, mais pour lui l'affaire n'est pas forcément dans le sac!Un garçon fixe tous les jours une porte, elle finit par s'ouvrir, mais cela coûtera la vie à la personne qui a ouvert!
Des écritures et des styles différents, c'est ce qui fait souvent le charme de cette collection. Différence également de lieux et de motifs.Mais que de surprises dans ces nouvelles excellentes (sauf pour certains personnages pour qui les fins ne sont pas joyeuses!).
Pour parodier les Rita-Mitsouko, "Les histoires de voisinage finissent mal en général".En passant à la médiathèque, j'ai vu des affiches pour la semaine du voisinage. Je vais y réfléchir!
Extraits :
- Les trois premiers sont des coïncidences. Le troisième est un meurtre.
- En dernier recours, j'interroge l'oracle des temps modernes. Sa majesté le Net.
- Son long corps de liane dont elle était si fière, enroulée dans un pseudo tapis persan, ne présentait à présent guère plus d'intérêt qu'une crêpe Suzette à la fin d'un repas trop copieux.
- Face à elle, je me sentais empruntée et sans attrait, une pauvre fille sur qui les regards ne se posaient jamais.
- Ici tout le monde se comportait comme tout le monde: c'était la règle, sur laquelle se fondait la cohabitation.
- Elle balaya à nouveau la pièce du regard : non elle avait dû rêver, tout allait bien, c'était l'endroit idéal.
- J'en suis venue à passer un tiers de mon temps dans les transports. Pas ceux de l'amour, les transports en commun.
- La télé la regardait plutôt que l'inverse.
Éditions : Terres de Brume/ Granit noir.
Autre chronique de cet auteur :
Billets brûlés.
21 mai 2007
COOK Robin / Comment vivent les morts

Comment vivent les morts
Robin COOK
Note :5
Dans la froidure!
Premier livre de cet auteur que j'ai lu il y a très longtemps. J'avais à l'époque été frappé par cette histoire d'amour et de désespoir ainsi que par la noirceur du monde décrit par l'auteur. D'autant que nous sommes dans la campagne anglaise, mais très loin des petits cottages pimpants et des jardins bien entretenus, l'horreur est partout, car pour le profit tous les coups sont permis.
Le narrateur, flic désabusé et indiscipliné, est envoyé afin d'enquêter sur une affaire étrange, la disparition d'une femme très appréciée dans le village où elle vivait. L'autre problème est que seuls des ragots semblent étayer cette affirmation, aucune plainte n'a été déposée, ni du mari, ni des autorités locales.
Son arrivée à Thornhill, est et c'est un euphémisme pas très apprécié, la loi du silence semble être la seule loi qui règne dans le voisinage.
La seule chose tangible qu'il recueille est que depuis un an, Marianne était souffrante, de quoi? Personne ne peut répondre à la question, son mari était médecin, donc elle était entre de bonnes mains. Le voile qu'elle portait sur le visage dissimulait quelque chose, mais quoi?
Si on ne la voit plus faire ses courses, si elle ne donne plus de soirée, c'est qu'elle est fatiguée, pourquoi déplacer un enquêteur de Londres pour si peu? Quel est le rôle exact des notables dans ce lourd silence?
Commence alors une enquête aux forceps, mais que faire quand personne ne veut parler?
Le narrateur (car nous ne saurons jamais son nom), policier intègre, mais invivable de l'avis de ses collègues, est revenu de tout, la mort, il la côtoie dans son métier, dans sa famille, et même dans son couple. Sa carrière ne l'intéresse pas, mais cette enquête va lui faire franchir un pas de plus dans la noirceur de l'âme humaine.
Les Mardy étaient un couple en vue, elle, Marianne française, vive et très bonne chanteuse. Femme charmante, elle était très estimée des villageois, les soirées musicales qu'elle donnait avec son mari au violon étaient très suivis.
William, médecin radié, est un homme fini, misérable, vivant dans une maison de quatre-vingt pièces transformée en taudis. Ses seules paroles sont pour affirmer que son épouse est partie se faire soigner en France.
Robin Cook dresse un constat social de l'Angleterre assez terrifiant. Ses descriptions du Londres apocalyptique des laissés pour compte de la société britannique font froid dans le dos. Un très grand roman d'amour, un amour démesuré qui fait sombrer un homme dans la déraison la plus absolue.
Extraits :
- Et voilà une des raisons pour lesquelles je ne suis jamais allé loin dans la police....J'admire quelques-uns de ceux que je suis payé pour capturer.
- La vie est faite d'horreurs lentement fabriquées.
- Cependant que les politiciens continuent à pérorer sereinement, comme si la pauvreté, vu qu'ils ne connaissent pas la politique pour y remédier, n'existait pas.
- Bref, voilà ce que j'appelle la Grande-Bretagne rurale de nos jours.
- Elle se repose, dit-il. Elle a été prise d'une fatigue de vivre, c'est tout.
- C'est toujours pareil avec les gens comme ça....Ils vous crachent dessus ou s'aplatissent.
- En attendant, la séance est close. (J'ajoutai après coup:) La maison aussi.
- Peu m'importe les moyens si nous protégeons les innocents.
Éditions :Gallimard
Titre original:How the dead live.
Autre chronique de cet auteur :
Cauchemar dans la rue.
12 avril 2007
COOK Robin / Cauchemar dans la rue.

Cauchemar dans la rue.
Robin COOK
Note : 3,5
Violence et vengeance.
Une chronique de ma grande amie Cuné, m'a rappelé ce grand écrivain britannique amoureux fou de la France et de sa manière de vivre. Bon, la joie de vivre n'est pas souvent au rendez-vous, mais c'est du roman noir. Celui-ci ne fait pas exception, malgré un côté un peu fantastique, un peu trop prononcé à mon goût. A noter que l'intrigue se déroule à Paris.
Kléber est un croisé, il ne sait pas pourquoi, mais c'est ainsi. Il pense que la mort de son frère et de son amie d'adolescence, Julienne, qui s'est suicidée, sont pour lui des plaies ouvertes. Il a un ami d'enfance Marc, qui est plutôt de l'autre côté de la justice. Donc pour lui, la loi et l'ordre sont les fondements de toute civilisation, mais il refuse de porter une arme. Ayant tabassé un inspecteur qui voulait s'occuper d'une de ses enquêtes, il est révoqué de la police, et cette même nuit voulant protéger Marc, il tue trois truands. Alors commence entre lui et un puissant caïd une guerre impitoyable. Le lendemain, sa voiture explose tuant son épouse Elenya, celle-ci, tel un fantôme, viendra lui témoigner son amour et tentera de le sauver malgré lui, mais peut-être en vain!
Je ne sais pas si la mode des policiers, alcooliques et désabusés, vient de Robin Cooke, mais il était en avance sur son époque. Plus rien du flic super star, grand et fort, là un homme grand fumeur, emmerdeur, bref un être associable, sauf pour son épouse. La mort de cette dernière va le faire sombrer dans le chagrin, puis progressivement dans un état second proche de la folie, puis dans une envie de mourir pour la rejoindre. Tout cela sera exacerbé par une soif de vengeance que l'exécution de son ami, Marc, n'émoussera pas.
Elenya, son épouse, est une ancienne prostituée polonaise qu'il a sauvé
du trottoir en tuant son proxénète et de l'alcool par un amour sans faille. Pour tous les deux, la vie ressemble au paradis sur terre, mais ce paradis prendra fin, un jour d'anniversaire dans une voiture pulvérisée par une bombe.
Un roman navigant entre polar noir et fantastique, qui m'a laissé sur ma fin. Je dois reconnaître que les "apparitions" d'Elenya m'ont au bout d'un moment lassé. Surtout que le côté policier est petit à petit abandonné, pour, de la part de Kléber des retours sur son enfance et ses années de bonheur avec son épouse. On est bien loin ici du roman de Robin Cook qui m'a laissé un si bon souvenir "Comment vivent les morts"qui lui était un livre glauque et noir.
Extraits :
- Son erreur c'était d'avoir un corps de femme à quatorze ans.
- Il ne voyait aucune raison de se taire et de ravaler les questions qui lui brûlaient les lèvres.
- Travailler avec la mort c'est comme travailler avec la folie; cela demande du courage et de l'expérience.
- Le policier Kléber n'était pas issu de la petite bourgeoisie; c'était un homme de la rue.
- Contrairement à Sherlock Holmes, il n'avait jamais élucidé un meurtre du fond de son fauteuil.
- Il ne pouvait oublier que c'est tragique et dérisoire un cadavre d'homme.
- Oui, la mort d'Elenya déchirait Kléber comme on déchire en deux un vieux papier. Et pourtant il rêvait à la bonté des hommes qui peut être infinie.
- Il y aura toujours des gens pour veiller sur une fille comme toi, affirma Kléber. Pas beaucoup, dit Sophie.
Éditions : Rivages/ Noir.
Titre original: Nightmare in the street.
27 mars 2007
CORFDIR Michèle / Vent contraire à Loguivy de la mer

Vent contraire à Loguivy de la mer.
Michèle CORFDIR.
Note : 4 / 5.
Coques Connections.
Second roman de cette auteur d'origine suisse que je lis. Après Bréhat, Loguivy de la Mer.
Retour aux sources pour moi, évidemment l'exotisme n'est pas au rendez-vous, mais j'adore.
Ewan, marin au long court, regagne Loguivy de la mer. Il part avec son épouse Justine dans l'île de Madec pour un week-end en amoureux. Là, où cela devrait être un havre de paix, ils sont agressés, lui est blessé, Justine est tuée, mais le cadavre disparaît en mer.
Ewan, un instant soupçonné, reprend son métier de marin pêcheur. Mais il découvre des courriers de son épouse à des organismes de protection de la nature, chose qu'il ignorait. Il apprend également qu'elle travaillait sur du braconnage de produits de la mer à grande échelle auquel se livrait la société qui l'employait. Ewan s'en rend compte avec stupéfaction, mais ses absences prolongées expliquent cela et peut-être aussi la mort de Justine. Lui aussi entreprend de remonter la filière, il se renseigne sur ces différents trafics, de l'ormeau à la coquille Saint-Jacques, qui crée un marché parallèle, exploité par des industriels peu regardants sur la provenance des produits qu'ils achètent. Et dans ses filets, c'est un beau panier de crabes qu'il remonte, c'est la pêche miraculeuse. L'entreprise où son épouse travaillait a fermé ses portes, stoppant une partie de l'action de la justice. Mais ses actionnaires principaux, la famille Travalera, préparent un coup gigantesque, l'installation dans l'embouchure du Trieux d'un élevage de saumons industriel qui polluera les environs. Ewan pense qu'il tient là, la raison de l'agression contre son épouse et lui même. Commence alors un bras de fer, entre un marin têtu, une population petit à petit acquise à sa cause, des organisations écologiques, et une bande de malfrats, sans scrupules, soutenue par des banquiers ne voyant que le côté des profits générés par l'affaire.
Ewan Riwoal, inconsolable, mais impulsif et entêté, défend un certain mode de vie, la pêche côtière, avec son lot de durs combats contre la mer. Mais il n'est pas réellement armé pour combattre des voyous de haut vol, ni pour discuter avec des organisations structurées. Il ne doute pas de la sincérité de Justine, mais il a parfois l'impression de ne pas la connaître, et les photos qu'il reçoit n'arrangent pas son côté fonceur, mettant en péril sa famille, sa soeur aînée étant menacée de kidnapping. Ses casiers à homards sont sabotés, la résignation s'empare parfois de lui, mais il repart aux combats.
Un petit mot sur Jos Keraudren, vieux pêcheur, plein de sagesse, pur produit et prototype de ces hommes qui hantent les quais des petits ports bretons de mon enfance.
On sent chez l'auteur une très grande connaissance des moeurs des marins de environs qui se retrouve dans beaucoup de ses réflexions. Mais aussi on sent un très grand respect pour ses hommes taciturnes, bourrus dont la pudeur passe souvent pour de la sauvagerie.
Une intrigue originale avec de nombreux rebondissements, certains sont prévisibles. Mais comme le ciel breton, l'espoir et le désespoir va d'un camp à l'autre au grè des vents et des courants marins.
Extraits :
- Une maison vide vous fait mesurer le poids de votre isolement....Un bateau jamais.
- Etait-il possible que le drame ait été annoncé, précédé de signes avant-coureurs que nul n'avait su interpréter?
- Je suis allée aux Marquises à cause...à cause de Jacques Brel.
- Mais, chez nous, un marin ne se noie pas, il se pend.
- Quand un ancien vient faire un tour en mer, on lui confie toujours la barre, c'est une politesse.
- Jos scrutait l'eau en aboyant à Ronan des ordres brefs, moitié en breton, moitié en français.
- "Les bruits courent vite, surtout dans un patelin comme Loguivy".
- Là, elle venait de marquer un mauvais point. Le terme de patelin augmenta encore ma rogne!
- Labourer la mer, n'importe quel imbécile peut faire ça! Il suffit d'avoir un moteur assez puissant pour tirer la drague.
- Non! Il n'y a que des gens comme nous pour aimer un endroit pareil.
Éditions : Alain Bargain.
Autre chronique de cet auteur :
Chasse à corps à Bréhat.
24 mars 2007
MEAZEY Peter / La Jégado.

La Jégado
Peter MEAZEY
Note : 4
Arsenic & domestique!
L'auteur, Peter Meazey, est gallois et installé à Dinan (ce qui est une preuve d'un goût évident!). En plus de sa profession de guide-interprète, il écrit sur l'histoire de sa ville d'adoption. Cet ouvrage est son deuxième livre.
L'histoire d'Hélène Jégado (1803/1852) dont je n'avais jamais entendue parler, sérial empoisonneuse (pas empoisonnante, non empoisonneuse).
Un retour sur la vie de cette femme née à Kerhordevin en Plouhinec (à coté de Lorient) et exécutée à Rennes le 26 février 1852.
Ce jour là, ce n'est pas une voleuse que l'on guillotine, mais une meurtrière! Seulement trois meurtres peuvent lui être attribués, les autres sont trop anciens. Quel est son palmarès véritable? De Saint-Malo à Brest en passant par son Morbihan natal, avec l'auteur, nous suivons son parcours. On apprend ainsi que la rareté de son prénom pour l'époque a permis de la retrouver, si elle s'était prénommée Marie-Jeanne ou Jeanne-Marie, les recherches auraient été quasiment impossibles!
On apprend également avec effarement que quand "La Jégado" arrive au presbytère de Guern, quatre personnes y habitent ; quatre mois plus tard, elle est la seule rescapée et fait figure d'héroïne! Les autorités soupçonnent une épidémie de choléra!
Son dernier employeur chez qui seront dénombrées ses dernières victimes fut Mr Théophile Bidard de la Noë qui sera un jour député maire de Rennes.
L'époque est trouble en France, l'étude de la criminalité balbutiante et une certaine résignation devant la mort des "petites gens" qui ne donnait pas lieu à des enquêtes approfondies. Ces jeunes filles de la campagne profonde rentrent dans le meilleur des cas dans les presbytères des alentours, aidées par la famille, et cela dès l'âge de sept ans, donc une de morte, c'est la fatalité.
Surtout que souvent le motif pour la Jégado n'est pas clairement définie, sauf la jalousie et la certitude d'un renvoi sur la fin de ses agissements, une certaine inertie des pouvoirs publics et la peur du "qu'en dira-t-on" permettront à cette femme de continuer son oeuvre funeste.
On ne peut pas dire que le personnage d'Hélène Jégado soit attachant, mais je suis stupéfait des conditions qui lui furent pratiquement favorables, jamais soupçonnée ; dans une maison, quatre personnes meurent, elle est la seule survivante, et cela n'inquiète personne !
Une écriture limpide pour un livre qui se lit comme un roman policier que j'ai beaucoup aimé. Cet ouvrage me donne envie de plonger un peu plus dans les annales du crime en Bretagne.
L'auteur rend et, c'est justice, un hommage au défenseur d'Hélène Jégado, Maître Magloire Dorange dont la plaidoirie se trouve à la fin du livre.
Un grand personnage qui fera une belle carrière.
Un détail amusant (un des rares de ce livre), j'ai appris que dans les presbytères, il était interdit aux prêtres de vivre seul avec une femme de moins de 40 ans, allez savoir pourquoi?
Extraits :
- Un peu de linge, quelques mouchoirs, une cuillère en argent : le butin paraît dérisoire. La peine est pourtant capitale : la bourgeoisie du milieu du dix-neuvième siècle a des notions bien développées de légitime défense.
- Dans le grand catalogue des bêtises faites au nom du "Qu'en dira-t-on", la décision de ne pas renvoyer Hélène Jégado, doit occuper une place de choix. Les conséquences en seront catastrophiques.
- Ma conclusion, Beaudoin, c'est qu'il nous reste, à tous les deux, à libérer notre conscience.
- Ce n'est pas le fait de boire qu'on lui reproche, ça c'est normal, mais de le faire "immodérément". Tout le monde en Bretagne boit du cidre ou du vin tous les jours, il n'a pas le choix, l'eau est très suspecte, même franchement dangereuse.
- Hélène ne profite pas de ses crimes, au contraire, elle perd non seulement sa tante, mais sa place.
- "Je porte malheur. Les maîtres meurent partout où je vais".
- Les acteurs dans ce drame sont les avocats, les médecins, les témoins.
L'accusée est censée jouer un rôle de figuration.
Éditions :Éditions de la Plomée.
08 mars 2007
Le CORRE Hervé/ Les effarés

Les effarés.
Hervé Le CORRE
Note : 3,5
Ces effarés sont effarants!
Je cherchais un autre titre de cet auteur, mais celui-là uniquement était disponible, alors, allons-y!
Nous sommes en plein été à Bordeaux, il fait très chaud, un groupe de bandits dévalise les camions sur le bord des autoroutes, leur but : le matériel stéréo pour la revente régionale et surtout internationale.
Mais un jour le "Video-Gang" en pleine action tue un chauffeur routier. Alors la police prend le mors au dent! Plusieurs personnes se trouvent impliquées dans l'affaire, parfois à leur corps défendant, parfois de leur plein gré.
Les gangsters sont trois affreux jojos, style Dalton, mais mieux armés ; spécialistes de vol de cargaisons de camions remplis de matériels Hi-fi. L'un d'eux, Richard, est un tueur psychopathe. Leur route va croiser celle de Mila, cette charmante jeune fille au charme ravageur, qui a un beau père, vieil ivrogne, dragueur et incestueux ; elle le tuera un soir où les mains étaient trop baladeuses. Mais ce soir là, le "Vidéo-Gang" voulait parler (et plus si manque d'affinité)à René, le beauf! Trouvant seulement un cadavre, il kidnappe la troublante belle-fille. Ce qui causera bien du chagrin aux deux amoureux transis de Mila. La dulcinée de ces deux jeunes gens n'avait rien contre, ni tout contre d'ailleurs pour des moments d'intimité, mais moyennant finances, faut pas tuer le petit commerce!
Comme la police ne reste pas les bras croisé, on s'achemine vers un remake de Fort Alamo, dans une tour d'HLM désaffectée.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon roman actuel. Une étude de la vie dans les grands ensembles de banlieue, la drogue et les problèmes qui lui sont liés. Le mal être de la jeunesse désoeuvrée, les trafics et combines en tous genres, de l'artisanat au grand banditisme.
Une écriture très rythmée, même si elle prend des libertés avec ce que l'on peut appeler le style "Classique". Quelques traits d'humour donnent un peu d'air au texte.
A lire, une découverte somme toute agréable.
Extraits :
- Figurez-vous que la flicaille est une corporation très majoritairement couillue. Et volontiers moustachue pour ce qui concernent les tuniques bleues.
- Les sachets de poudre blanche planqués dans la chasse d'eau? On croyait que c'était une farine spéciale pour les crêpes bretonnes.
- Le département c'est le Var.
Oui. Un bien beau pays. Vu le nombre de truands au kilomètre carré, vous aurez un peu de mal, mais vous ferez le tri. Pas la peine de chercher parmi les élus, ça fera gagner du temps.
- Il se spécialise dans les transports de fonds en se servant de bazookas comme ouvre-boîte.
- Illumination. Feu d'artifice. Il a la cervelle en quatorze juillet. Rien que du bouquet final, des rideaux étincelants.
Éditions : Série Noire
05 mars 2007
CORFDIR Michèle / Chasse à corps à Bréhat
Chasse à corps à Bréhat.
Michèle CORFDIR.
Note :4 / 5.
L'île aux mystères.
Troisième roman de cette auteur suisse installée en Bretagne nord depuis vingt ans .
L'île de Bréhat, qui semble un petit paradis sur terre, peut se transformer en enfer pour peu que quelques personnes y viennent ou reviennent, avec des pensées ou arrières pensées plutôt douteuses.
Nous sommes la veille de la Pentecôte, tout est calme sur Bréhat, quelques personnes viennent en week-end sur l'île, d'autres y reviennent pour différentes raisons. Esther Mahé qui tient une pension de famille à Kersal, se réjouit de voir de nouveau du monde, pour elle qui n'est pas native de l'île, l'hiver est long. En plus son mari, après avoir abandonné la pêche, est rentré dans la marine marchande et navigue plusieurs mois d'affilée.
Parmi les visiteurs de passage, une chorale qui donne un tour de chant dans l'église et qui doit obligatoirement passer la nuit sur l'île. Parmi les autres arrivants, Yves Lebré, lui est îlien, il sort de 5 ans de prison et estime que certains des autres pêcheurs sont responsables de son séjour derrière les barreaux.Il pense entre autre que Bernard Mahé, le mari d'Esther, est un de ceux qui ont contribué à le faire condamner. Lequel François Mahé, suite à certaines lettres anonymes, rentre chez lui sans prévenir, doutant de la fidélité de son épouse. Mais la brume tombe sur l'île, les silhouettes deviennent confuses, se croisent, se frôlent. Sur une île, les solutions de fuites sont restreintes et tout le monde est au courant de tout. Le soleil reviendra, mais pour qui?La mer, elle inexorablement, remontera! Ester Mahé, seconde épouse de François, ne se doute pas des mystères et des haines qui l'entourent, pourquoi tous ses problèmes pour quelque mètres carrés cultivées? Elle tente de ne pas entendre les rumeurs sur le décès de la première épouse de son mari. Comment se fait-il qu'Yves Lebré, en veuille autant à son mari, celui-ci n'a fait que témoigner au procès? Qui a envoyé ces lettres à François lui disant que son épouse avait un amant? Ce sémillant professeur se vantant d'avoir un lit pour la nuit avec une îlienne dedans, qui depuis Guingamp voyage avec François et se vante de sa bonne fortune?Mariannig Fourrier, elle, semble attendre son tour, sera-t-elle la troisième épouse de François, elle qui fut "sa promise" et qui continue de travailler dans la pension de famille? Et si c'était le jeune Jérôme, cloué dans son fauteuil roulant et guettant à sa fenêtre, qui détenait une partie de la vérité? Les personnages sont en place, laissons le drame se dérouler. Une très belle écriture, en plus on sent que l'auteur connaît et aime la région, donc je serais indulgent si cela était nécessaire, mais même pas. Une très bonne analyse de la vie dans cette île, très près du "continent" mais si différente.
Un très bon suspense et une découverte.
Extraits:
- L'exotisme breton avait le vent en poupe.
- Très peu de gens échappaient au charme de Bréhat.
- Nous sommes des terriens et nous ne comprenons rien à cette mer qui monte et qui descend sans arrêt.
- Le fait de vivre sur une île accroît encore la difficulté de trouver du travail.
- Nous nous sommes endettés pour acheter le "Gwen a Du", c'est le nom de notre bateau.
- Elle non plus n'avait pas changé. Toujours le concret pour cacher les sentiments.
- "Tu t'habilles comme une bonne soeur. Je me demande où tu trouves des fringues aussi tartes?".....
"Sur le marché de Paimpol".
Éditions : Éditions Alain Bargain. (2004)
28 février 2007
BATHANY Claude / Last exit to Brest

Last exit to Brest.
Claude BATHANY.
Note : 4,5 / 5.
R&RR*
Un après-midi lorientais, un beau soleil, un détour par une grande surface "de la culture" et un écrivain qui dédicace son livre. Et comme je suis toujours prêt à défendre la littérature de Bretagne, voilà comment cette chronique est née. Une très bonne découverte!
D'abord apprécions le titre et l'hommage à Hubert Selby Jr. C'est le nom qu'un groupe de rock a adopté, signe d'une culture littéraire évidente (au moins pour l'un de ses membres).
Le narrateur est Alban Le Gall, colosse, mais homme plutôt doux. Un peu marginal, homosexuel, il vit de petits boulots de droite et de gauche. Il devient manager, confident et homme à tout faire d'un orchestre brestois, les "Last Exit to Brest", groupe formé, déformé puis reformé suite aux défections multiples des musiciens. Le gros problème est que les défections font souvent suite à des morts violentes dans leurs entourages immédiats! Qui peut bien en vouloir à un des fleurons de la scène rock brestoise! Ce n'est pas pour leur talent quand même, ils picolent un peu, mais seulement un peu, ils ne se shootent pas outre mesure et ne traficotent pas! Alors un mystère et une épidémie de cadavres règnent sur la cité du Ponant.
Les descriptions des personnages sont souvent des morceaux d'humour grinçant. Tous sont souvent plus ou moins (plutôt plus d'ailleurs )des marginaux venant d'horizons musicaux différents. Mais pour la plupart, ce sont des "gueules" et des caractères bien trempés, et pas seulement par la pluie brestoise. Le narrateur est particulièrement attachant, genre ours mal-léché, mais au grand coeur, pour qui le mot amitié rime avec fidélité.
Une structure originale,,dans la première partie du livre "Solo". Chaque chapitre nous fait découvrir un nouveau personnage et se finit par un article de presse nous annonçant une mort violente.
Puis dans la seconde moitié de l'ouvrage " Chorus", les chapitres sont énumérés comme les plages d'un disque, mais se terminent toujours par des articles du "Télégramme de Brest" qui s'échelonneront du 14 septembre 1998 au 18 juin 1999.
Un roman que je ne pouvais qu'aimer, un auteur citant Neil Young et Walt Whitman, a le droit à toute mon estime littéraire et musicale, et si en plus l'intrigue et l'écriture sont bonnes! Une oeuvre jubilatoire sur le monde des musiciens de rock, pas plus mauvais que les autres, mais à la réputation souvent sulfureuse. En prime une langue pleine de verve et de drôlerie.
Malgré tout, ce livre prouve que contrairement à l'idée reçue, la musique n'adoucit pas obligatoirement les moeurs, mais les méchants ne sont pas forcément ceux auxquels on pense!
Extraits :
- Je tise un peu mais sans arborer sur le pif, le macaron officiel des vieux crabes de l'Arsouille.
- Chez Charlène Cozien, sur scène, on perçoit de tout de suite non seulement la voix calcinée, sourde, sourde à la limite de la rupture, mais aussi la silhouette maigre, imbaissable, l'épiderme sans grâce, les commissures un peu torves des lèvres.
- Moi, je me considère comme un pompier des violences urbaines et portuaires.
- Je suis comme ce poète américain qui travailla toute sa vie à enrichir ses "Feuilles d'herbes".
- Ce type-là était aussi sourd au rock que ma grand-mère frappant sur son bilig avec sa pelle à crêpe.
- C'était une grande rousse de 25 ans, ni belle ni moche, montée sur échasses, avec une bouche en forme de museau triste.
- J'étais assez lucide pour prendre le volant, mais en cas de contrôle biniou, je risquais les fausses notes : je ne me sentais pas l'âme musicienne.
Éditions : Métailié (2007)
*Rock & Roll Recouvrance
21 février 2007
PELE & PRILLEUX / Kop d'immondes (Le Poulpe)

Kop d'immondes (Le Poulpe)
PELE & PRILLEUX
Note :2,5
En Avant!
Premier roman avec "Le Poulpe" comme personnage récurrent que je lise.
Le fait que l'histoire se passe en partie à Guingamp aide bien. Et suite à la lecture de "Billets brûlés", je voulais en savoir un peu plus sur Frédéric.
Guingamp, plus petite ville de France à avoir eu un club de foot jouant en première division, affronte Marseille en coupe de France. Guingamp gagne, mais un entraîneur allemand qui assistait au match est tué par balle sur le banc de touche! L'honneur de la ville et du club est en jeu. Gabriel Lecouvreur, le Poulpe, dans un bistrot de Montparnasse accepte de venir enquêter en Bretagne, où il se fait passer pour un journaliste sportif!
Là, désolé, mais c'est trop gros pour être vraisemblable, se faire appeler Le Corner et interviewer le responsable du "Kop" local sans que celui-ci ne se doute de rien, confine à l'invraisemblable! Et si le tueur s'était trompé de cible ? Évidemment bien sûr, alors là, l'histoire est cousue de fil blanc et devient très prévisible!
Et c'est parti pour les stades de France en commençant par le Stade de France. Toutes les tares du football actuel y passent, l'argent et l'agent, le skinhead raciste, le dopage, Télé-Foot et les médias.
Gabriel Lecouvreur, alias Le Poulpe, redresseur de tort et de retors.
Et retors, Tabor, l'agent des joueurs l'est, dans son quasi trafic de footballeurs africains, esclavagiste et dealer, le multi-casquette du profit.
Le bon est bon, les méchants sont méchants, buts et remise au centre du terrain et fin de match.
Un humour très décapant dans les réflexions et les descriptions qui sauvent ce livre de la banalité. Une histoire qui ne me réconciliera pas avec le sport d'élite. C'est bien écrit, le trait est souvent poussé trop loin, presque au niveau de la caricature.
On est bien loin du niveau de "Billets brûlés".
Des bons souvenirs malgré tout, ceux d'un jeune breton vivant à Paris qui a suivi en 1973 l'épopée de l'En Avant, huitième de finaliste de la Coupe de France.
Extraits :
- Il trônait au milieu de sa cuisine équipée, telle une couverture du "Chasse- Marée", les yeux clairs comme du sel de Guérande et le visage dessiné à coup de rame. Un seul de ses postillons vous aurait fait croire à de l'embrun.
- L'un avait fini maire, l'autre aux oubliettes, mais pour la distribution des rôles il y avait eu comme une inversion. Le "Golden boy des eighties" vaincu par le Breton teigneux.
- Et Rians fonça vers la sortie, comme si le ciel allait lui tomber sur la tête. La colère d'une Bretonne, ça doit vraiment être terrible,se dit Gabriel en rigolant.
- C'est vrai que dans le coin, "tout est bon dans le cochon", c'était plus qu'un dicton, c'était un art de vivre, voire une philosophie.
- Le verbe de Bodou possédait la force métronomique des vagues partant à l'assaut de la pointe du Raz.
- Le Poulpe se flagellait de ne pas avoir choisi un bar des sports plutôt que le bar d'un sportif.
- La providence leur avait collissimé un SMIC, un sujet mâle d'intérêt commun. Le football.
- La descente de trois étages vers la salle de restaurant fut ponctuée de coups de Docs dans les portes et de jurons sifflés entre des dents pourries à en rendre jaloux Shane McGowan.
Éditions :Le Poulpe/Baleine
Autre chronique de cet auteur :
Frédéric PRILLEUX: Billets Brûlés.
29 janvier 2007
PRILLEUX Frédéric/ Billets brûlés

Billets brûlés.
Fréderic PRILLEUX (Coordinateur)
Note :5 / 5.
Au feu!
Ce livre est le résultat d'un concours organisé conjointement par "La noiraude", "la Fureur du Noir", coordonné par Frédéric Prilleux et édité par les éditions Baleine. Cinq professionnels et cinq amateurs se côtoient avec une seule contrainte, qu'il y ait dans l'histoire un billet brûlé.
Des enfants qui tuent et brûlent un clochard, une jeune fille qui se suicide et un commissaire qui meurt dans un lit au Negresco, forme la trame de la première nouvelle de ce livre.
Un médecin se pend, son meilleur ami est le premier sur les lieux, mais de témoin, il devient suspect.
Un exilé grec raconte sa vie et la malchance d'être en France le jour du coup d'état des colonels. Cinéaste, il est interviewé à la descente du train, et se retrouve interdit de séjour dans son pays.
Comment par amour d'une femme et par un malheureux concours de circonstances, on devient à plusieurs années d'intervalles deux fois meurtriers au même endroit.
Si vous devez tuer quelqu'un, ne lisez pas son courrier, car vous allez vous faire "Un sang d"encre".
Un peu d'humour pour un hod-up qui tourne mal avec Le Béguec, surnommé "Vieille charrue", parce que né à Carhaix, mais qui se termine d'une façon heureuse pour le malfaiteur survivant.
Vous imaginez-vous la vie d'une buraliste, un 2 janvier 2002, quand un ancien combattant allergique aux euros veut acheter une cartouche de cigarettes américaines et vous sort une boîte de biscuit (vous savez, les grosses en métal) pour payer son dû en pièces jaunes? Vous n'imaginez pas, alors lisez la nouvelle "Les résistants".
La dernière histoire, "Burn Bill, burn" ressemble fort à une parodie de roman noir américain, avec une histoire de diamants et de détectives qui est au parfum et se fait payer rubis sur l'ongle, tout en sachant que l'argent n'a pas d'odeur.
Quelques personnages attachants, comme ce médecin, bafoué par son épouse, qui brûle la lettre d'adieu que son ami avait laissé pour garder l'honneur de celui-ci intact, dans une de mes nouvelles préférées. Cette femme qui choisit la torture plutôt que de révéler la teneur de la lettre qu'elle vient de brûler. Ou cet homme sortant de prison pour y retourner quelques heures plus tard. Un éloge de la camaraderie des coureurs de fonds (?), même si la morale de l'histoire n'est pas respectée.
Et ce pauvre Simon, berné par son frère, le casse d'un fourgon qui tourne mal, des morts et six ans de prison. Et comme porte bonheur, un billet de 50 francs à l'effigie de Saint-Exupéry légèrement brûlé dans l'agression. Mais c'est enfin la libération!
Quand vous êtes facteur et trotskiste, gagner une fortune au loto n'est pas spécialement, dans un petit village de la France profonde une sinécure!
De bien belles histoires d'hommes tout simplement, de ces gens que l'on pourrait croiser au coin de la rue, si ce n'est qu'un jour le destin en a décidé autrement. Des écritures évidement différentes, mais de qualité, qualité que l'on retrouve également dans toutes ces histoires.
Je donne, et c'est amplement mérité le nom des dix auteurs de ce recueil: Philippe Arnaud; Stéphanie Benson; José Louis Bocquet; Thierry Crifo; Jean Michel Foucher ; Jean Louis Guardia; Arnaud Jourand; Nicolas Le Coq; Jean-Jacques Reboux et Martin Wincler.
Ce livre est le numéro 3 de la série, le sixième est paru en 2005 aux éditions "Terre de Brume", une découverte qui m'incite à lire les autres.
Extraits :
- Non c'est pas pareil. Lui c'était un cochon et dans le cochon tout est bon. Vous, vous êtes un porc, c'est très différent.
- Les bureaucrates ont la pensée notoirement étroite.
- Comprends-tu, c'est ça le pouvoir des mots, la force de la poésie.
- Il se demande si le mystère n'est pas l'essence de l'homme.
- L'un des intérêts de l'euro, c'est qu'on peut transbahuter une belle somme facilement, vu que les billets occupent six fois moins de place.
- Bienvenue au pays de la liberté, bon retour chez les vivants.
- Mais aujourd'hui, il ne fallait pas trop lui défriser la permanente.
- Ils n'avait pas eu d'enfant, ce n'était pas forcément un mal.
Éditions : La Baleine (2002).
Pour tous renseignements :
http://fureurdunoir.free.fr/accueil/accueil.html



