L-incendiaire-joue-avec-le-feu
L’incendiaire joue avec le feu.
Cicéron ANGLEDROIT.

Note : 4, 5 / 5.

"Au feu, les pompiers, V'là la banlieue qui brûle !
Au feu, les pompiers, V'là la banlieue brûlée !"

Troisième roman ( jamais deux sans trois) du célèbre trio Cicé, Momo et René créé par Cicéron Angledroit chroniqué sur ce blog.
Chaud devant de bon matin à Vitry sur Seine. Un pavillon est complètement brûlé. Et c’est celui de René et de Paulette, sa dulcinée. L’incendie est volontaire, le produit incriminé est de la benzanédrine, un accélérateur de combustion particulièrement puissant. Qui peut-bien en vouloir à René ? Erreur sur la personne, sur la maison, fruit du hasard ?
Mais une autre maison brûle dans les mêmes circonstances dans la même rue, mais il y a plusieurs victimes, toute la famille, jusqu’au poisson rouge !
Une revendication arrive… «  Armisque Fracta ». Faut-il la prendre au sérieux ! Déjà il faudrait voir ce que ces mots latins veulent dire ?
Le produit incendiaire employé n’est pas des plus faciles à trouver.
Quant à «  Armisque Fracta », c’est une église fondée en Suède, prônant le pacifisme ! Pas vraiment le profil de terroristes.
Un deuxième incendie dans la même rue, avec le même mode opératoire a lieu le lendemain. Et là, le bilan est lourd ! Cinq morts !
Cicéron et Momo avec la bénédiction du commissaire Saint Antoine enquêtent discrètement. Certains éléments troublants apparaissent à l’autopsie ! Le père de famille ne serait pas le géniteur des enfants. Et les conditions de l’embauche chez Leclerc de ce dernier sont des plus bizarres. En effet il a la permission de prendre des vacances, non rémunérées à sa convenance. C’est un ancien militaire embauché par un ancien militaire ! La grande muette aurait-elle quelque chose à voir avec ces deux incendies ? Mais comme d’habitude elle n’est pas bavarde !
Et qui sont réellement les gens décédés dans cet incendie ?
Je ne vais pas recommencer la présentation du trio des personnages principaux de cette série. Pour ça, vous avez le choix entre lire mes précédentes chroniques ou lire les ouvrages dont je parle!
Ici l’auteur a particulièrement soigné les noms de certains protagonistes. Le mari parti en fumée se nomme Didier Jupon de Donzelle… Un autre personnage, féminin cette fois, répond au doux patronyme de Marie-Écume Desjours ! Une autre, la commandante Valérie Canton-Latouche. Moche comme elle est, elle ne doit pas rire souvent !
Une histoire originale, beaucoup de suspense, des pistes brûlantes (désolé elle est facile, mais je n’ai pas pu m’en empêcher) qui s’évaporent. De l’humour comme toujours !
Un bon cru !
Extraits :
- On serait dans le Sud que je penserai à un entrepreneur qui veut récupérer les terrains pour construire un immeuble. Mais pas chez nous, quand même !
- Le préfet est entouré d'une cour qui évoque les mouches sur un étal de boucherie en plein air de la Goutte d'Or.
- La considération n'est pas coutume préfectorale.
- Traverser l'avenue Youri Gagarine à pied est une aventure du niveau de Koh-Lanta.
- Mon derrière est moins coté au guide des merveilles du monde, que celui de sa cheffe.
- Le lendemain matin -on y est- est un jour sans. Sans entrain, sans ferveur, sans projet. Les pires.

- Par transparence, on voit des tétons qui ont le diamètre d'une assiette à soupe. Curiosité de la nature.
- L'ambiance Hopper a déserté ma banlieue. Choisy est grise et glissante. La poussière vole bas.
- Il tient à l'étoffe Maigret en ces moments solennels.
Éditions : Palémon
 éditions (2021).
Autres titres de cet auteur sur ce blog :
Descente à Ménilmontant.
Mourez, on s’occupe de tout !