Le manuscrit de Quimper


Le manuscrit de Quimper.*

François LANGE.

Note : 4 / 5
Le livre des secrets.
Nouvelle série de romans policiers, romans policiers, mais aussi historiques. 
Nous sommes à Quimper, en ce début de l’an de grâce 1858.
Fañch Le Roy, ancien militaire, inspecteur de police, est de retour dans sa région natale.
Quimper était une ville calme, mais depuis quelques temps, ce calme est rompu, la région est à feu et à sang. Une bande de malandrins, « La bande du Furet », écume la région, volant les notables de préférence. 
De plus, un riche antiquaire est sauvagement assassiné, dans un hôtel du centre-ville. Un livre est dérobé, alors qu’un collier de grande valeur est laissé sur place. Une lève tôt, Marie-Yvonne Madigou, peut donner une description relativement précise du meurtrier.
Mais y-a-t-il un lien entre tous ces méfaits ?
Fañch Le Roy est chargé d’enquêter. Sa hiérarchie le pousse, mais il n’est pas homme à se laisser impressionner. Le préfet Le Mire l’apprendra à ses dépens, mais ne lui en tiendra pas rigueur. 
Un homme apeuré vient faire une confession et avouer avoir échappé à une tentative d’assassinat. En effet, il faisait partie d’une confrérie royaliste, dont il était secrétaire « La compagnie du Lys bleu » ; il est parti en emportant un ouvrage très compromettant qui mettrait en danger leur sécurité.
Le marquis Gildas de Saint Samson est la tête pensante de cette société secrète dont le but est de rétablir la royauté, l’attentat qu’il a organisé contre l’Empereur Napoléon III a échoué. 
L’enquête ne sera pas des plus aisées pour Fañch et son équipe…
Et une fois le Furet débusqué de sa tanière, il reste à découvrir celle des royalistes.
Fañch Le Roy est le personnage principal et très attachant de cette série qui débute. 
Une écriture très agréable, un livre qui, je pense, a dû demander de nombreuses et longues recherches pour nous plonger dans l’ambiance de cette époque très troublée politiquement.

Pas mal de mots bretons dans ce premier tome. Une série que je pense suivre.
Extraits : 
- La conclusion semblait évidente : le meurtrier n'était pas venu chez Émile Salaün pour les richesses qu'il détenait, le vol n'était manifestement pas le mobile du crime. Alors pourquoi l'avoir assassiné dans des conditions si atroces ?
- « Ces Bretons, pensa-t-il, tous pareils, il n'y a rien à en tirer, décidément… »
- Décidément, il ne fallait jurer de rien sous le ciel du pays breton.
- Après tout, le bagne était préférable, et de loin, au poignard du tueur à gages qu'il savait sans pitié.

- Il se rendit bien compte qu'à trop vouloir papillonner autour des feux de la politique, il risquait de s'y brûler les ailes.
- Bonjour inspecteur, un couvert pour déjeuner ? J'ai des petites saucisses de Bannalec aux pommes de terre comme plat du jour…
- Depuis que François Vidocq et son successeur, Louis Canler, avait occupé la fonction de chef de la « brigade de sûreté », les services de renseignements français étaient les meilleurs du monde.
- En y réfléchissant bien, il ne trouva pas de dicton ni de proverbe breton pouvant imaginer d'aussi belle manière ce qu'il ressentait en ce moment précis.

Éditions : Palémon Editions. (2018).
*Les enquêtes de Fañch Le Roy.