couverture Pourquoi je deteste Noel
Pourquoi je déteste Noël.
Robert BENCHLEY.
Note : 4 / 5.

Noël  cauchemardesque!
Découverte de  cet auteur américain né en 1899 et mort le 21 novembre 1945 à New-York pourtant déjà traduit plusieurs fois en France.

Je reconnais que ma lecture est tout à fait hors-saison, mais c’est pour la bonne cause, dans le cadre de mes nouvelles activités de lecture dans une maison de retraite de Provence !
Les douze nouvelles de ce livre ont pour nom :
Un bon vieux Noël, Grandeur et décadence de la carte de vœux, La fête des petits, Le cambrioleur de Noël d’Editha, L’histoire de fantôme d’oncle Edith, Un autre conte de Noël d’oncle Edith, Une pantomime de Noël, C’est les vacances !, L’étranger dans nos murs, Enfin la neige artificielle, Meilleurs vœux de…,et  Chouette un nouveau jour.
« Un bon vieux Noël 
» ce n’est pas la joie ! D’accord il y a de la neige, mais le reste ! Des heures de transport, des chambres à zéro degré, l’eau du broc gelée, etc…

Après on s’étonne que certains pètent un (ou plusieurs) plomb !
« Grandeur et décadence de la carte de vœux ». L’invention de la carte de vœux vue par Robert Benchley ! On y croirait presque !
L’oncle Edith réussit l’exploit d’être un conteur qui gagnerait à se taire ! Son histoire de fantômes est consternante et son conte de Noël  n’a rien à voir avec Noël !
« Une pantomime de Noël » est un délirant mélange entre prose et pièce de théâtre ! Mais sans queue ni tête !
« Enfin la neige artificielle ». Un homme trouve de la neige dans le tiroir de son bureau ! Lui vient l’idée d’en fabriquer pour tout un chacun. De la neige pour tous !
Chercheurs, retroussez vos manches.
« Meilleurs vœux de…, ». Super idée d’envoyer ses vœux, surtout écrits avec un stylo sans encre. Pas trop fatiguant.
« Chouette un nouveau jour ». Un jour de plus dans le calendrier de fin d’année ! Son nom « Jour de fin d’année » et une autre idée, que le réveillon soit toujours le samedi soir !
S’est-on déjà posé la question : que pensent les enfants des fêtes de Noël ? Posons la question  à Stephen, deux ans et demi ! Et honnêtement, il a d’autres choses à faire et beaucoup plus intéressantes !
Pour Editha, Noël c’est la galère, elle prend une gifle par un cambrioleur qui la suspend au lustre pour le reste de la nuit, et au matin elle prend une fessée par ses parents ! Les adultes, ce n’est pas un cadeau, même pour Noël.
George lui n’est pas un cadeau pour les adultes ! Quelle idée de l’avoir invité ! Sale gosse.
C’est court, vite lu, beaucoup d’humour mais parfois d’un humour grinçant, avec des adultes passés à la moulinette !Mais je suis un très bon public pour ce genre de textes !

Extraits :
- La ferme se trouve sur une colline culminant à environ mille sept soixante dix kilomètres du centre de la ville juste avant la frontière avec le Canada.
- On a trouvé une carte de vœux, datée de 1938, qui disait :
En cette veille de Noël, je veux que tu sois conscient
Que si tu ne déposes pas 50 000 $ dans la boîte 115 avant le Nouvel An, 
Je vendrais tes lettres, espèce d’escroc, au plus offrant.
- Bon, même si la présence d’un arbre à l’intérieur de la maison est ridicule, il faut reconnaître que toutes ces lumières colorées sont assez chouettes. Serait-il possible qu’en en serrant une la couleur s’écoule sur la main, et de là puisse être transférée sur la figure, comme avec la confiture ou la peinture ?

- Eva, ce serait un peu idiot de mettre cette pièce d’or de dix dollars que tante Issac a envoyée à Editha dans ses chaussettes. Elle est trop jeune pour se rendre compte de l’argent.
- Mais la nuit qui précédait la fête des Cinq Gants, il fallait bien faire quelque chose, ne serait-ce que massacrer un oncle et jeter ses jambes au loin. Août était le mois de la fête des Cinq Gants, et aussi celui de l’amour à travers le monde.
- On va probablement ajouter une journée supplémentaire à la fin de l’année, une journée spécialement conçue pour nous permettre d’attaquer la nouvelle année en pleine forme. Elle portera le nom de « Jour de fin d’année ».
Éditions : Wombat  /Les Insensés. (2011).
Traduit de l’anglais  (Etats-Unis)   par Frédéric Brument.