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200 pensées à méditer avant d’aller voter.
Collectif. (Avec la collaboration de Claude Bertal, Julia Hung, Clara Mouche, Marie-Pauline Taillandier)
Note : 4,5 / 5.
Avant l’isoloir !

En cette période d’élection présidentielle, les questions sont les suivantes : aller voter ou pas ? Et pour qui ? Ou alors, comme parfois contre qui ? Le monde de la politique exaspère de plus en plus de gens, cette caste de privilégiés se croyant tout permis, embauchant pour des salaires indécents les membres de leurs familles !
Epouses et enfants, même les mineurs… car chez ces gens-là, Monsieur, on obtient des dérogations ! Bientôt nous verrons les sénateurs donner des emplois à leurs père et mère ! Prenons par exemple, un candidat, ancien premier ministre, qui veut donc gérer les affaires de la France, donc le budget du pays, mais qui n’est visiblement pas capable de gérer ses propres dépenses car il a dû (enfin c’est ce qu’il dit) emprunter de l’argent à sa propre fille, qu’il avait d’ailleurs salarier pendant quelque temps, salaire payé par l’Etat, donc nos impôts. Bon j’arrête là, parlons de cet ouvrage.
Françoise Fressoz signe la préface.

Parmi les deux cents auteurs de ces « pensées à méditer », allant d’ Alain (de son vrai nom Emile-Auguste Chartier) à Oscar Wilde.
Nous trouvons des hommes politiques : Churchill, Clémenceau, le Général de Gaulle, Abraham Lincoln, Robespierre. Des militaires (parfois aussi hommes politiques) Napoléon entre autres. Des écrivains, ils sont très nombreux, en vrac, Voltaire, Flaubert, Swift, Shaw, Renan, Rabelais, Dard, Schnitzler. Des humoristes Alphonse Allais, Pierre Dac ou Raymond Devos.
Toutes mes excuses pour, et ils sont les plus nombreux, ceux que je n’ai pas cités !
Pour chaque « Pensée », une explication succincte mais précieuse, et des exemples de textes de la même veine ou approchants.
Ce livre commence par une citation d’un chansonnier :
- Ce qui nous divise c’est moins la dissemblance des opinions, que la ressemblance des prétentions.
Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

Et comme en France tout finit par des chansons, ce livre aussi.
- Tout finit par des chansons. La dernière, c’est le De profundis.
Paul Masson (1849-1896)
Une réflexion personnelle, pour la première fois depuis 1968 je ne vais pas voter !
Déjà, suite à un concours de circonstances, et aussi le fait que je suis absolument consterné par cette campagne électorale, émaillée d’affaires sordides, de ralliements ou de trahisons !
Déjà pour la dernière, j’avais plus voté contre un des deux finalistes que pour l’autre !
Désolé, messieurs les candidats, je ne vous mets pas tous dans le même sac, mais il me reste un peu d’éthique et de moralité, alors sans moi !
Et que le moins mauvais gagne !
Un livre à découvrir, derrière une très belle couverture en bleu, blanc, rouge du dessinateur Plantu.
De tout temps des hommes ou des femmes ont eu la faculté d’observer la société qui les entourait et d’en analyser les travers !
Florilège de ces pensées :
- La politique, c’est l’art de mentir à propos.
François-Marie Arouet, dit Voltaire, 1694-1778.
- Le meilleur argument contre la démocratie est fourni par une conversation de cinq minutes avec l’électeur moyen.
Winston Leonard Spencer Churchill 1874-1965.
- Il y a deux façons de faire de la politique. Ou bien on vit pour la politique ou on vit de la politique.
Max Weber 1864-1920.
- Le meilleur gouvernement, pour moi, est celui qui agonise, parce qu’il va faire place à un autre.
Gustave Flaubert 1821-1880.
- L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c’est ainsi qu’on grimpe dans la même posture que l’on rampe.
Jonathan Swift 1667-1745.
- Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain ils ne le sont plus
. Jules Renard 1864-1910.
- Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, on aura fait un grand pas en avant dans la marche arrière du progrès social.
Pierre Dac 1893-1975.
- Comment pourrais-je gouverner autrui, moi qui ne saurais me gouverner moi-même ?
François Rabelais 1494-1553.
- Je ne suis pas assez dépourvu de tout talent pour m’occuper de politique. Anatole France 1844-1924.
- La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. Victor Hugo 1802-1885.
- Quand les gens sont d’accord avec moi, je sens que je dois avoir tort.
Oscar Wilde 1854-1900.
- La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini.
Ernest Renan 1823-1892.
Éditions : Omnibus/Le Monde. (2017). Famot (1976) pour les textes de Claude Bertal.
Préface de Françoise Fressoz.