Vieil ange

 

Vieil Ange de Minuit.*
Jack KEROUAC.
Note : 3,5 / 5.
La nuit ne porte pas toujours conseil.
Ce livre commence par une relativement longue introduction de Pierre Guglielmina qui est également traducteur de cet ouvrage. Introduction que j’ai trouvée trop savante à mon goût, pauvre lecteur lambda !
Une note éditoriale qui comporte des renseignements très intéressants termine ce livre.
La dédicace est la suivante :
Dédicacé à Lucien Carr qui a été la première inspiration de « Vieil Ange de Minuit ». La préface nous apprend que d’ailleurs il aurait pu avoir pour titre « Lucien Midnight ».
« Vieil Ange de Minuit «  est composé de 67 chants, plus un passage retrouvé ultérieurement.
Ce recueil de chants commence (sur un carnet neuf) le vendredi 1
er avril 1956. Sa durée de gestation 3 ans. Puis complété fin 1959 de 4 autres carnets.
Ici Kerouac laisse sa main et donc aussi sa plume divaguer ! Il cite nombre de ses amis écrivains, de Burroughs à Corso en passant par Ferlinghetti, Miller et Whalen.
Une ligne sur Rexroth, qui fut au départ de la carrière de Jack, puis l’éreinta par la suite, que Kerouac qualifie de « Pas si mauvais larron ». Pour le reste en toute honnêteté, je n’ai pas compris grand-chose.
Kerouac s’est-il amusé en écrivant cela ? S’est-il fait plaisir, je l’espère.
« cité, Cité, CITE» Est un étrange texte, de ce qui semble être la seule tentative de Jack Kerouac dans un roman de science-fiction. Son premier titre fut : The Electrocution ».
Dans un monde où le CCA (Centre Contrôle de l’Amour) dicte sa loi, il existe une Non-Zone. Cet endroit est une source de problèmes pour les autorités et de mort pour de nombreux enfants qui y pratiquent des jeux dangereux très souvent mortels.
M.80 est justement un enfant du Bloc- Zone 3838393983-338373 ; il est âgé de treize ans, c’est un garçon ordinaire dans un monde qui, lui, ne l’est pas !
Certains jeunes sont ce que l’on nomme des « Frères Perdus de l’Amour », marginaux inoffensifs refusant le monde dans lequel ils vivent.
Deux principes régissent la vie « La Surpopulation » qui apporte le bonheur, et la « Soupopulation » qui aboutit à une sorte de punition de masse, la « Dépopulation » où tout un bloc d’habitations est électrocuté causant la mort de tous les habitants ! “
Shakespeare and the Outsider”.
Kerouac était un très grand lecteur, curieux et érudit.
Il lisait les auteurs français, (en français) russes, anglais et américains. Il adorait en particulier Céline. Ici pour lui Shakespeare est le plus grand écrivain de tous les temps. Et James Joyce son principal outsider !
Un texte très agréable à lire.

Que dire de « Vieil Ange de Minuit » sorte de délire à la Kerouac qui semble à première vue sans queue ni tête !
Un livre étrange qui me laisse très septique avec un avis mitigé !
Extrait de la préface :
- Kerouac est un lecteur d’une intelligence critique extraordinaire
Extraits :
- Pourquoi lire Mickey Spillane quand vous pouvez lire Gary Snyder & Philip Wahlen et
Mexico City Blues ?
- Vieil ange midnotte, la bougeotte n’était pas mariée à la marotte ?
- … Apportes-moi honneur, apportes beurre et couteau et archives archange et apportes-les tous et Molly Magee du Bloom de Dublin _
- _ Alors continue, évadé, la prison n’a jamais été conçue que pour s’en échapper _
- « Ceux qui pompent et ceux qui fleurent se font pas de beurre ! » disait la chanson favorite des gamins de la rue. Les rues n’avaient ni trottoir, ni caniveau.
- Existe-t-il quelque chose comme l’amour vrai ? était une question populaire.
- Il est, dans son coin, seul au Ciel, le plus grand écrivain de tous les temps, de toutes les langues et de tous les pays, dans l’histoire du monde.
- James Joyce, quelque trois cents ans plus tard, a tenté de devenir « Shakespeare en rêve ». Et il a réussi.
Éditions : L’Infini/ Gallimard (1998, pour la traduction et la préface)
Titres originaux :
Old Angel Night.
city, City, CITY, Shakespeare and the Outsider, sont extraits de Good Blonde & Others.
(Les renseignements trouvés sur internet ne correspondant pas, je préfère de pas donner de date précise).
Préfacé et traduit de l’américain par Pierre Guglielmina.
* Suivi de citéCitéCITÉ et de Shakespeare et l’outsider.