Le signal

Le signal.
Ron CARLSON.
Note : 4 / 5. 
Promenons-nous dans les bois…
Sur la couverture il est signalé « Un thriller amoureux époustouflant ». Le Figaro littéraire. Je n’ai pas souvenance d’avoir déjà lu ce genre de roman ! Il faut un début à tout ! Un auteur que je découvre.
Roman se déroulant sur six jours, qui ne furent pas de tout repos.
Nous sommes dans les montagnes du Wyoming, Mack attend Vonnie, son épouse, pour la balade de la dernière chance. Pour leur couple ça passe ou ça casse ! 
Un mois avant dans une prison, ils s’étaient donné rendez-vous pour leur balade annuelle des ides de septembre. La dixième ! La première, ils n’étaient pas mariés, les huit suivantes, oui et maintenant ils ne le sont plus.
Mack profite de sa solitude pour revoir sa vie, son travail au ranch familial, l’accueil de touristes plutôt fortunés pour des séjours plus ou moins courts. Son père lui donne des conseils, de méfiance, vis-à-vis des jeunes femmes qui lui font les yeux doux. Et pourtant il en épousera une, Vonnie.
La mort de son père le laisse dans une situation financière délicate, une solitude profonde. Pour tenter de sauver le ranch, il trouve un emploi en rapport avec ses études d’informaticien, un poste de consultant, avec un chèque tous les mois.
Il ne se pose pas trop de question sur la légalité de cette situation.
Il se souvient aussi de ses dérives dues à une situation financière difficile, la vente de drogue et sa forte consommation d’alcool. Les mois de prison et son divorce, et sa décision de repartir du bon pied avec l’aide de Vonnie.
Mais il doit effectuer une ultime mission, le prix de ce travail est pour lui énorme : 10 000 dollars ! Il ne peut évidemment pas refuser.
Mais la tâche n’est pas aisée, il doit retrouver la pièce expérimentale d’un drone qui se trouve dans les montagnes. Seule localisation possible, le faible son d’un GPS, émettant sur une courte distance.
Les jours passent, les kilomètres aussi, pour Mack les souvenirs pas franchement bons reviennent. Les voyages en voiture pour de l’argent, sans trop se poser de questions. Mais un jour, la raison lui revient, alors il arrête ces allers et retours !
Une rencontre avec des braconniers, dont l’un veut depuis quelque temps la peau de Mack, les oblige à une fuite dans laquelle Vonnie sera blessée. 
Et toujours aucune nouvelle de la balise recherchée…
Deux personnages principaux, Mack qui a connu des périodes difficiles. La recherche de liquidité pour sauver son ranch l’a poussé dans la délinquance. Vonnie, son épouse, l’a un jour quitté et ils ont divorcé. Cette randonnée est une sorte d’adieu à un pan de leur vie.
Narration sur deux niveaux du moins en début d’ouvrage. Le passé et le contemporain, hier et aujourd’hui. 
Beaucoup de très belles descriptions de paysages que l’on devine sublimes, une ode à la nature, la vraie encore préservée.
Extraits :
- Certains objets signifient quelque chose, c'est pourquoi on les transporte avec soi.
- Sa vie, qui jusque-là paraissait être une séquence logique de choix clair, se troubla pendant un temps, puis définitivement.
- Mack, cette année a été abominable, et tu as été abominable, mais je n'ai qu'une parole.
- Elle était là ; c'était suffisant. Ils n'étaient plus mariés. Elle était venue pour lui faire plaisir.
- Elle avait apporté un livre de Keats, et lui avait lu « L'ode à l'automne » à la lumière de sa petite lampe de poche.
- Je me fiche que cette fille vienne de la côte Est, elle est plus sauvage que toutes les filles d'ici que je connais.
- Il savait qu'il n'avait pas la carrure pour faire tourner une maison d'hôtes.
- Cette histoire allait lui attirer des ennuis, Mais Mack avait l'impression que c'était tout ce qu'il méritait. Et il y avait toujours la question de l'argent.
Éditions :
Gallmeister (2011) Version poche (Totem) (2012)
Titre original : The signal (2009).
Traduit de l’américain par Sophie Aslanides.