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Littérature d'Irlande,de Bretagne et aussi d'ailleurs
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15 mars 2015

GASSE Pierre-Alain / Soliloques.

p;a;g;

Soliloques.
Pierre-Alain GASSE.
Note : 4 / 5.

13 à la douzaine !
Treize intimités pour reprendre le texte de la quatrième de couverture écrites entre 1995 et 2010 d’un auteur  vivant dans les Côtes d’Armor.
Un homme, un chien, Devos disait déjà « Mon chien c’est quelqu’un », ici aussi le principe des vases communicants !
« Le journal secret d’Alexandra ou De l’Autre côté du malheur ». Dans ce texte, nous parcourons le journal intime d’une jeune fille. En effet de l’autre côté du malheur, contrairement à beaucoup de nouvelles, celle-ci nous conte l’histoire d’amour de deux jeunes gens épris l’un de l’autre. Malgré de toutes petites brouilles (les grandes viendront sûrement plus tard !), tout est bien qui finit bien.
La Une d’un journal : drame passionnel, un mort. Faisons bref !
« Adios, Bienvenida » commence par quelques vers d’Antoine Pôl mis en musique par Brassens, une très belle chanson d’ailleurs « Les passantes ». Une jeune et belle cubaine vivant à Miami qui fait, en auto-stop, un voyage en Europe, un jeune professeur d’espagnol qui rentre chez lui, là-bas… en Armorique ! Beaucoup de kilomètres, une certaine intimité, puis connivence. Un arrêt dans les Landes pour somnoler. La raison du cœur ou la raison tout court ? 
« Ad Patres (Je m’en vais mon grand) » est un texte magnifique. Double narration, mais une seule narratrice, une femme malade prend petit à petit conscience qu’elle va mourir. En parallèle elle nous parle de sa vie actuelle et de ses problèmes de santé, et elle nous raconte sa vie, les heurs et malheurs de millions de Français du 21ème siècle. Très émouvant.
« Le vent m’emportera », texte plein de musique et de violence. L’amour jusqu’à la mort. Certains retrouveront dans cette histoire un fait divers relativement récent qui fit grand bruit.
«Le testament » est comme souvent une affaire de famille, le père, la mère et tout le reste, enfin lorsqu’il en reste.
 « Au fond du trou » est également un  texte en rapport avec une récente actualité.
Des hommes et de femmes de tous âges et de tous milieux, un médecin sans frontières qui retrouve son premier amour. Sera-t-il aussi le dernier, serment d’amour dans un cimetière un lundi de Toussaint sous le crachin ! Deux amis de la maternelle à l’âge adulte, l’un est dragueur, l’autre pas, sauf bien sûr une fois. Une main tendue… ce n’est pas grand-chose une main, mais parfois elle peut changer la vie, c’est que qui arrive parfois. Le coup de tête le plus célèbre du football français, un homme qui se sent obligé d’aller à l’enterrement de son père… s’il avait su, il ne serait pas venu, une nuit d’amour qui n’est pas une « Ode à Cécilia ».
Un livre de lecture agréable, car très bien écrit.
Extraits :
- Ses doigts ont glissé sous ma culotte : j'étais déjà toute mouillée. Il a commencé à me caresser et bientôt j'ai senti le plaisir monter en moi comme une vague irrésistible.
- Et pourtant, j’en suis convaincu, il aurait suffi d'une étincelle pour que d'une attirance physique certaine naisse une aventure de vacances. Mais le souvenir d'une relation trop brève nous eût laissé aurait-il plus beau que celui que je raconte aujourd'hui ?
- La somme est coquette. Ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère ! Je ne savais pas que les morts coûtaient encore si cher, si longtemps après leur décès.
- Sa jupe remonte haut sur ses jambes gainées de noir lorsqu'elle s'assied, avec cet élégant mouvement que les femmes ont pour faire tourner les têtes.
- Alors, c'est toi le nouveau Monsieur de maman ?
- Elle m'a dit qu'il passerait me voir, d'ici quelques jours. Je pense en moi-même : oui, si ce n'est pas trop tard.
- La maison n'était plus tenue comme il le souhaitait ? Une jeune bonne fut embauchée. Le devoir conjugal n'était plus assuré ? Il mit la bonne dans son lit.
- Pedro, c'est mon copain, mon frère, mon alter ego, l'autre moitié de moi-même. Mieux qu'un jumeau.

-... Que chacun retourne au sien. L'amant à l'amante. L'ami à l'ami. Et plus jamais l'amante à l'ami. Je l'ai cru, comme elle. Pauvre de moi !
- Le paradis ne peut-il être qu'artificiel ? Nous y avons goûté.
- On voit que ça dans les journaux. On se dit : « encore une boîte qui ferme, encore des mecs au chômedu, putain, quand est-ce que ça va s'arrêter ? » Ça fait mal dix secondes et puis on oublie.
Éditions : Kirographaire (2012)

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