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Les contes de mémé lubrique.
Étienne LIEBIG.
Note : 4 / 5 .
Chroniqués par Pépère pervers !
Voilà ma réputation est faite. D'ailleurs je le reconnais dans le titre de cette chronique.
Auteur multi-cartes ayant exercé ses talents dans de multiples styles littéraires, il nous livre quelques versions plutôt chaudes des contes qui ici ne sont pas destinés à notre pure et innocente jeunesse. Ce serait même plutôt l'inverse !
Treize contes et le compte est bon ! Les enfants le dimanche vont écouter une vieille femme Mémé Renard surnommée mémé lubrique...la renarde lubrique...joli nom ?
Donnons donc la parole à notre conteuse qui n'a pas sa langue dans sa poche ! On va beaucoup parler de langue dans ce livre, mais je vous laisse deviner !
Découvrons les charmes cachés de héros ou héroïnes de notre enfance, désacralisés et dessalés allégrement dans ce recueil de contes qui n'est pas pour nos chères petites têtes blondes (ou brunes d'ailleurs, ou d'ici) !
Le pari était osé (je sais il est facile ce jeu de mot) : transformer tous ces braves gens en obsédés sexuels sautant sur tout ce qui bouge !
Des personnages célèbres et célébrés, employés ici comme on dit au cinéma à contre emploi ! Et parfois à contre sens ! Parfois aussi envers et contre tout !
Vous connaissez toutes et tous ces contes, osez la version un peu décalée et érotique. Surtout que l'humour est bien présent.
Aladdin, son génie, sa mère à la cuisse légère et sa lampe magique, Sœur Anne qui finit, enfin par voir quelqu'un venir, le Petit Poucet poussait, était-il constipé ? Une Cendrillon noctambule mais qui oublie l'heure, une Belle au bois dormant que cent ans d'abstinence n'arrange pas. Un Riquet avec une grande houppe, mais une petite quéquette, un petit tailleur devenant roi, Princes et Princesses, ogres et ogresses, pauvres bougres et bougresses, une seule obsession, le sexe !
Manants et manantes (religieuse souvent, nymphomane souvent) tous aux lits et laissons- les ne pas bouder leurs plaisirs !
Cela fornique, baise, copule, sodomise, lèche et suce à tous les étages et dans tous les sous-sols. Dans les palais et les masures, dans les bois et les forêts (on est prié d’amener son foret et de bonne taille de préférence !)
La lecture à mon avis doit être aussi un passe temps qui permet de se poser des questions.
Un problème technique me turlupine (de la race chevaline), la bite en bois de Barbe-Bleue (la mienne est poivre et sel, je parle de la barbe) est-elle ignifugée ? Car en cas de rencontre brûlante avec une partenaire ayant le feu au cul, ce sera hot pour ne pas dire super hot ! Pour le coup (tiré), c'est paix à ses cendres !
Il y a du sexe, beaucoup de sexe, mais c'est le but du jeu, me direz-vous. Ben oui. Mais il y a aussi de l'humour et de la dérision de chambouler ainsi tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, bercé notre enfance (lointaine, je sais).
Quelques titres revus et corrigés qui sont déjà en eux-mêmes des monuments d’espièglerie et de non-respect du folklore mondial !
Aladdin et la crampe merveilleuse ; Le petit chas peu rond rouge ; La Belle au bois dormant mais au cul bien réveillé ; le petit joueur de flûte obsédé ou encore Ali-Baba et les Quarante Branleuses.
Au sujet de cette dernière histoire, la formule magique c'est "Sésame ouvre-toi" et non pas "Orge ouvre toi" ! Si un jour vous découvrez une caverne magique ne vous trompez pas ! Sinon cela vous coupera l'appétit !
Extraits :
- Elle était vêtue d'un habit transparent qui laissait voir la pointe de ses seins et la large touffe de poils qu'elle cultivait sur sa chatte comme d'autres cultivent le blé.
- Et soeur Anne répondait : " je ne vois rien que le soleil qui poudroie, l'herbe qui verdoie, mon doigt qui me branloie, et mon con qui mouilloie."
- Porte-lui ce petit pot de beurre à anus et cette confiture à hémorroïdes, ça la soulagera.
- Regarde papa, toutes les putes que tu vas pouvoir te payer avec cet argent !
- Il arriva que le fils du roi donna un bal partouze comme cela était à la mode à l'époque chez les gens de bien...
- Que faites- vous là, ma bonne femme ? dit la princesse.
Je me masturbe le roudoudou, ma belle enfant, lui répondit la vieille qui ne la connaissait pas.
- On aurait pu l'appeler le petit Bitet, mais pour des raisons du commodité on l'appela le Petit Poucet.
- Ce qui fait qu'au-delà d'être vilain et mal membré, il avait en plus l'air d'un con et un nom à coucher dehors avec un billet de logement.
- Il est vrai aussi que leurs défauts augmentèrent beaucoup avec l'âge. La cadette enlaidissait à vue d’œil et l'aîné devenait plus stupide de jour en jour.
- Gredin, triste individu, si tu as la queue à la proportion de ta taille, tu nagerais dans ma chatte de géante !
- Le petit tailleur recommença son jeu si bien que la géante eut la chatte toute mouillée et le géant commença sérieusement a bander comme un âne.
Éditions : La musardine (2014)

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Yvon