les harengs

 

Les harengs de Ploucamor.
François TROUDIC.

Note : 4 / 5.
Marions-les......
La découverte des Ebooks permet de faire connaissance avec des auteurs que l'on aurait jamais lus sans cette chose nommée liseuse. C'est le cas pour ce très court roman fleurant bon l'iode d'une région que je connais un peu! Par un monsieur que je ne connais pas du tout, mais qui, il me semble, gagnerait à l'être un peu plus (connu!).
Nous sommes donc à Ploucamor, charmante petite commune du Morbihan, (d'abord je n'en sais rien si elle est charmante et puis c'est peut-être un bourg en définitif!) Bref sinon ma chronique va proportionnellement être plus longue que le texte initial.
Il est trois heures, Ploucamor ne s' éveille pas encore....sauf François que Géraldine réveille! Mais bonne fille, pour se faire pardonner, elle éveille ses sens qui lui mettent la tête sens dessus et sans dessous pour elle. Elle lui narre sa pathétique histoire, du genre de celle qui fait pleurer dans les chaumières (bretonnes pour l'occasion).
Elle est de la famille des voisins et pendant des années son beau-père l'a obligé à manger des harengs-saurs à son petit déjeuner! Comme elle en avait un peu marre du sort qui lui était réservé et s'est enfui retrouver son père en Moldavie.
Mais son père mourant lui a demandé une dernière faveur, aller lui chercher pour son dernier repas son régal, ce mets de choix incomparable que le monde entier nous envie, j'ai nommé...roulement de tambours,.... encore...."des pommes de terre de Ploërmel".
Je ne vais pas vous narrer en long en large ou en travers les aventures rocambolesques de François et de Géraldine. La lutte à mort qui va opposer notre héros à la famille Lanchois. Des moments de grande tristesse comme la mort de Michel, le petit cornichon de compagnie du jeune homme, puis sa guérison grâce à un remède miracle trouvé chez le bouilleur de vinaigre du coin!
Un mariage où tombent les masques et durant lequel certains habitants montrent (en main) leurs vrais visages!
Tout un village comme personnages, des sympas et des pas sympas! Des vieux et des jeunes, des hommes et des femmes et aussi quelques chiens pour n'oublier personne!
En guise (comme disait le duc en passant de vie à trépas) de préambule, quasiment deux pages de titres auxquels nous avons nous lecteurs échappé. Sans compter les menus que les gastronomes ont évités.
Et comme conclusion imaginez ce qu'aurait pu écrire un Flann O'Brien ayant carburé à la Guinness-Chouchen pendant quelques mois!
Je ne suis pas certain que tout ce qui est écrit ici est véridique, mais cela en a l'air!
FAIM.
Extraits :
- Écoute Marcel, oublions le passé et enterrons nos vieilles quenelles, je suis venu t’offrir un bocal de rollmops et des sardines à l’escabèche pour te montrer à quel point j’suis soucieux d’arranger nos relations, et accessoirement, ben si tu pouvais m’accorder la main de la Géraldine, j’t’en serais bien reconnaissant.
- Elle chantonnait La mer,langoureusement allongée dans une baignoire remplie de céleri rémoulade. C’est marrant à quoi ça tient les rêves… Quand j’étais petit, on mangeait du céleri rémoulade tous les samedi midi pendant que papa faisait tourner ses vieux disques de Charles Trenet sur le pick-up du salon.
- Ah, Monsieur Troudic, si vous saviez… Quel malheur ! Il paraît que c’est cette pov’ Mme Lanchois qui s’est électrocutée en mixant sa soupe !
- C’est extrêmement grave car, à l’heure actuelle, le seul antidote connu pour traiter cette pathologie consiste à faire prendre rapidement au malade un bain de pieds au vinaigre de pastèque. Le problème, c’est que le vinaigre de pastèque, ça fait belle lurette qu’on n’en trouve plus....
- Il m’a appelée, m’a embrassée et m’a dit : « Ma fille, je vais bientôt mourir et tu seras mon héritière, mais j’ai une dernière volonté : je veux avant de trépasser une fois encore pouvoir manger des pommes de terre de Ploërmel. » Je lui ai dit : « Père, j’irai vous en chercher, et j’en profiterai pour aller embrasser ma mère. »

- Soudain la foule s’agite et les sonneurs de Trouvadec attaquent la Marche des Berniques. Les mariés s’avancent jusqu’à l’autel, accompagnés de leurs garçons d’honneur, Pioupiou et Michou, très élégants dans leurs petits costumes de marins.
- Nous sortons ensuite sur le parvis sous une pluie de bigorneaux et de crevettes grises que la foule nous jette en poussant des vivats.
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