PRILLEUX Frédéric / Robert est de retour !

Robert est de retour.
Frédéric PRILLEUX (Coordonné par).
Note : 4,5 / 5.
Robert est revenu *
Douzième et dernier opus.....Toutes les bonnes choses ont une fin (enfin plus rapide que les mauvaises). Les participants pour cette dernière aventure ont pour noms, Michel Alomène, François Braud, Philippe Faucher, Denis Flageul, Michel Gicquel, Jérome Guingouain, Louarnig Gwaskell, Arnaud Le Gouëfflec, Jean-Hugues Oppel et Ludmila Safyane, seule représentante de la gent féminine !
Robert est de retour...et l'inspiration aussi ce recueil est à mon goût, un des meilleurs, mais je n'oblige personne à partager mon opinion.
Un personnage récurrent nommé Robert reviens..oui mais d'où ? On se doute bien que ce n'est pas de colonie de vacances, ni d'un séjour au club « Med ». Les Robert en question (qui ne vont pas toujours par deux) créent par avance une certaine tension là où ils sont attendus (j'ai dis attendus, pas accueillis à bras ouverts, faut pas exagérer malgré tout).
Après une préface un peu mélancolique, tombons sur Robert à bras raccourcis car ne vous faites pas d'illusions, celui qui très souvent en prendra plein la gueule, c'est lui notre Bebert national (même sans omnibus!) Car les Robert ici ont un don...faire que rien ne soit simple et qu'en plus tout se complique !Une commissaire en chef et enceinte se penche sur le cas de Robert....lui, il a une philosophie..retenir la leçon. Et depuis sa naissance des leçons, il en a eu sa part !
Un Robert Beauf...fan de foot, un brin sauvage, chauffard assassin, bref le mec qui ne mérite aucune pitié, pour le reste qu'il se débrouille avec son corps et son âme !
« Big Bob Story » m'a fait penser à un album de Lucky Luke....la haine entre les O'Hara et les O'Timming ! Retour en Bretagne, la vie suit son cours mais voilà.... « Big Bob » est de retour et il y aura des comptes à régler....car les mauvais comptes ne font pas les bons amis...et si la famille s'en mêle ! Une fin explosive !
« Matin gris » Grisaille de sortie, les murs des cités et les uniformes des défenseurs des lois....oui mais ces dernières ne servent-elles pas les excès de certains de ces hommes ?
« Arrée sur l'image » le décor est planté et pas forcément pavé de bonnes intentions ! La Bretagne, l'Irlande, l'I.R.A, les Basques, les barbouzes en tous genres et Robert...et un dernier reste d'humanité !
Un Robert vaut mieux que deux tu l'auras...mais Georges qui préfère les seins au saint de son prénom tombera sur un os, pôvre Georges...la vie est pleine de désillusions ! Anne, une femme un peu désemparée attend le retour de voyage de Robert son époux..; revient-on vraiment de ce genre de périple???? Si oui pour combien de temps ? Un Robert qui a des trous de mémoire, non, pas des trous, des gouffres, des failles abyssales...pourquoi un nœud dans mon mouchoir...si au moins je m'en souvenais...d'autres rigolent, le bonheur des uns fait....Un dénommé Robert doit passer dans un village, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, certains notables sont pour le moins très mal à l'aise..et font subitement preuve de courage....et deviennent bavards...le train arrive et un homme en descend..
Un boulanger, brave homme pétri de bonnes intentions, sa femme le mène-t-elle à la baguette ? Enfin pas mal d'hommes rêvent de lui pétrir les miches ! Et puis dans la vie on ne mange pas que du pain blanc, les temps sont un peu bâtards quelquefois, sans croûte, pas de mie !Mais sans sel dans la vie, pas de pêchés !
Avec ce recueil une belle histoire prend fin...aventure que j'avais pris en route mais dont j'ai lu les douze opus. J'ai même participé au voyage en train de « Tout le monde descend » en envoyant une nouvelle ! Je suis resté à quai..normal je n'avais pas composté mon billet ! Et je pense que je lis mieux que j'écris.....
Extraits :
- J'ai dérogé à ma première règle, je me suis laissé aller à pleurer.
- L'âge mur. Qui précède évidement l'âge pourri.
- Le match est terminé. Les Girondins ont perdu. Robert ne fera pas la fête ce soir.
- Alors tout saignait. Les femmes se harpissaient et les hommes se titanaient. Une vraie corrida.
- Tout cela viendrait après. Après le drame. Comme une compensation.
- Le maintien de l'ordre a fait place à la sécurisation ; des années d'errements politico-médiatiques ont produit cette merveille polysémique !
- On a vite fait de se décatir. Suffit d'y aller au petit blanc et à la clope matinale. Avec un rien de pizza la-dessus et on se dilate, on se gondole, on devient super-moche.
-On entend scander le nom de Long Kesh, prison de la honte, il y a des cris de soutien à l'I.R.A et des appels passionnés : « Tiens bon, Bobby ! »
- Il ne reste plus rien. Plus rien d'avant et plus rien de moi. À part moi.
- Je me dis que j'aurais dû me marier moi aussi. Il aura au moins en ça en plus : une femme à lui presque tout seul.
Éditions : Terre de brume. Granits noir (2011).
*Sur l'air de Mathilde (Jacques Brel).
Intégrale des chroniques :
Billets brulés.
5.
Le onzième commandement.
Le Rose et le Noir.
Mes chers voisins.
À saisir.
RDV au pied de la statue.
Dans le Panneau !
Tout le monde descend !
Il y a pas de sots métiers !
Photo de famille :
BRUN Valérie/ Les papillons noirs.

Les papillons noirs.
Valérie BRUN .
Note : 3,5 / 5 .
Ainsi va la vie.....
Treize nouvelles pour cette jeune auteur, historienne travaillant à l'éducation nationale.C'est son premier recueil publié. Treize, un chiffre porte bonheur ?
« Monsieur HB » de lui on ne peut pas dire qu'il a mauvaise mine, non, il est moyen, ni trop gras, ni trop maigre. Et puis on aime bien suivre ses tribulations.
« La bande à Ludo » c'est le rêve d'un jeune garçon, en faire partie....mais l'examen de passage n'est ni scolaire, ni protocolaire. Et une foi que l'on est admis dans le saint des saints est-ce une bonne chose ? Un souvenir d'enfance comme on en a peu ou prou connu.
La guerre, et ses prises de position, deux hommes, l'un est comme beaucoup plutôt neutre, l'autre est ouvertement du côté des occupants...et quand des questions d’intérêts personnels entrent en jeu..... la loi est au plus fort de l'époque.
« Pas de cadeau » est une nouvelle d'actualité, nous sommes à Mayotte ou là aussi la loi du plus fort est toujours la meilleure, mais pas la plus humaine.
« Évasion du Cambodge » l'amour est toujours le plus fort....souvent, mais pas tout le temps, la vie nous le rappelle parfois...
« Comment lui dire » nous parle d'une femme en retard, encore une fois pour rentrer chez elle.....l'angoisse qui l'assaille, elle sait le mari qui attend, les questions et les soupçons qu'elle comprend....mais d'où vient-elle ? Un des plus beaux récits de ce recueil.
« L'inconnue du tram B » un amour transi et trahi....Une pensée pour le beau poème d'Antoine Pol chanté par Brassens « Les passantes » qui commence par ces mots « À la compagne de voyage.... »Les transports ne sont pas toujours en commun.
« La dernière danse » est une histoire qui laisse sans voix.Des copains d'école se réunissent pour un anniversaire, la fête bat son plein. Un peu à l'écart Marie se souvient de cette époque qui pour elle était le temps des désillusions. Mais une autre surprise l'attend ce soir, elle n'est vraiment pas belle la vie ! Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en occupe. Une des meilleures nouvelles du recueil !
Et puis quelques lignes en guise de final et un dernier verre pour la route....un peu d'optimisme pour clore la lecture.
Des gens ordinaires, une écrivain, un petit garçon épris de liberté, deux frères que tout oppose, une sans-papiers dans un commissariat, une mère meurtrie, une veuve qui se veut femme libérée bien avant l'heure....Une vieille femme solitaire, elle est divorcée, ses enfants sont loin, une carte pour Noël et puis plus rien, misère morale et pécuniaire. Tous un jour ou l'autre ont vu leur destin basculer et jamais en bien ! Un battement d'aile du destin et la noirceur de la vie arrive beaucoup plus vite qu'on le pense....
La mort est très présente dans ce recueil, des enfants plusieurs fois, alors le lot de chagrin qui en découle, pour certaines femmes par contre la mort du mari n'est pas une source de tristesse, car la vie continue dans cette nouvelle située juste avant la Révolution française. Un peu d'humour et de libertinage avec le comte de la Trifouille, le bien nommé ?
De bonnes histoires, bien servies par une écriture simple, qui se lisent très bien.
Extraits :
- Le plus difficile est d'inventer des récits sans être certain qu'ils aboutiront. Le cimetière pour histoires déborde de narrations inachevées.
- J'étais avant tout un être épris de liberté.
- Hier, j'ai pris ma décision, le temps de la haine est révolu.
- Ils ont raison sur un point, tout a commencé à cause d'un autre.
- Je ne comprends pas ce qui nous arrive. Comment fais-tu pour être absent et pourtant si présent ?
- Les hommes rivalisaient de charme, revêtaient leurs plus beaux atours, minaudaient mieux que leurs épouses. Les femmes, fardées, poitrines avenantes, jouaient de leurs attraits.
- Vous connaissez sûrement ce même ennui, cette même léthargie, ce courage qui nous manque pour nous libérer des chaînes invisibles qui nous entravent.
- Mais, cette fois-ci, elle refusait de monter sur l'autel du sacrifice.
- Un autre jour, elle aurait refusé d'y croire, cette frayeur aurait été anecdotique, mais à présent qu'elle est fatiguée de se battre contre les misères qui hantent sa vie, elle en tremble, perd tout discernement.
Éditions : Jacques Flament éditions (2011).
Collection Chrysalides.
BALAERT Ella / Pseudo.

Pseudo.
Ella BALAERT .
Note : 4 / 5.
Cachez-moi ce pseudo que je ne saurais connaître !
J'ai rencontré Ella Balaert il y a quelques années maintenant, à Lorient où elle était venue parler de son livre « Canaille Blues ». Je suis très content de lire ce nouvel ouvrage, mais entre temps elle a écrit plusieurs livres pour la jeunesse.Internet et ses surprises.....parfois bonnes (cela arrive), souvent mauvaises (cela arrive aussi!).
Jeudi 05 février....
Le message d'un antiquaire attire l'attention de Sophie, qui s'empresse de le faire suivre à ses deux amies Alice et Jeanne. Un homme capable de faire rire dans une petite annonce pour la vente d'un meuble est une denrée rare ! Alors commence pour les trois femmes un jeu. Correspondre avec ce mystérieux Ulysse, chacune à leur tour par l'intermédiaire d'Eva Corbin, créée pour l’occasion ! Combien de temps ce petit jeu va-t-il durer ? Les paris sont ouverts...une semaine, plus...Il faut soigner les détails, le physique d'Eva pour le cas où ! Car le problème surgira un jour ou l'autre! Les discussions entre les trois amies, petite ou grande ? blonde ou brune...... ? Une famille, mariée, des enfants, des parents ?
Les échanges de mails commencent d'un ton badin, Ulysse manie style d'écriture et un humour à l'ancienne à l'image de son prénom....pourquoi ce petit nom d'ailleurs? Cela éveille la curiosité des dames....Un quiproquo fait qu'Eva ne donne pas de nouvelles pendant plusieurs jours, donc une refonte des jours de garde s'impose, plus de place pour l'improvisation ! L'une d'elles, un jour, décide de « rompre » cette correspondance, mais l'autre la reprend le lendemain.....Les interférences de la vie quotidienne sont aussi un problème, car non content de correspondre, les trois femmes se rencontrent, s'invitent et quelques fissures dans l'amitié des trois acolytes se font jour. Quelques piques ou petits conseils pas bien prodigués et de ce fait pas trop appréciés ! Certaines tentatives de rapprochements ne sont pas non plus jugées opportunes. Le jeu continue, le cap du premier mois est passé, les allusions et tentatives de se connaître mieux se font plus précises, la séduction également. Les mails se croisent et s'entrecroisent entre Ulysse et Eva, mais également entre les trois amies. Mais certaines correspondances ne sont pas intégralement partagées....Cela ne va-t-il pas trop loin, faut-il arrêter avant que cela ne prenne des proportions trop importantes.....Jeanne ayant rencontré un collègue de travail, certaines pensent qu'il vaut mieux couper court, d'autres amusées veulent aller plus avant....à leurs risques et périls peut-être.....cette correspondance durera en tout trois mois, avec son lot de bonheur et d'incompréhension et de faux fuyants.
Un étrange jeu du chat et de la souris qui dans sa version moderne est le jeu du chat grâce à une souris.
Les femmes, Jeanne la musicienne, perpétuelle amoureuse et bien entendu sortant d'un chagrin d'amour ! Le but des deux autres est de lui faire oublier ses dernières turpitudes avec un Breton nommé Yves (ouf!). Cette correspondance la met mal à l'aise, trop prude parfois, elle semble réticente puis manifeste un certain enthousiasme !
Alice célibataire, enfin divorcée serait plus juste, joueuse, à qui on ne la fait pas... elle semble régenter son monde et ses amies, enfin un peu....mais elle aussi a ses moments de profonde solitude. Son travail l'absorbe, mais sa vie sentimentale est une suite de poker menteur qui ne tourne pas toujours à son avantage.
Sophie, qui reproche à son mari, célèbre chirurgien de l'aimer de trop et qui est prête à lui annoncer qu'elle est la maîtresse d'Ulysse juste pour voir la réaction ! Mais elle dépend financièrement de lui et a des goûts de bourgeoise oisive.
Trois femmes très différentes qui se prêtent à des degrés divers au jeu de la séduction par écrans interposés.
Leur création internet Eva Corbin, personnage ambiguë car aux multiples facettes, changeant au gré des plumes qui la font vivre....ce qui parfois lui confère un caractère pour le moins imprévisible !
Un homme Ulysse, sorte de digne représentant d'une éducation à l'ancienne, belle et fine plume, cajoleur, mais il y a beaucoup de pudeur en lui malgré tout, il se dévoile peu malgré les suppliques et la curiosité d'Eva, enfin d'une des Eva ! Est-il réellement dupe du jeu qui se joue de l'autre côté de l'écran ! N'est-il pas lui aussi manipulateur ou manipulé par les messages qu'il lit ou écrit. Il se prête au jeu car l'anonymat de l'écran autorise toutes les audaces !
Beaucoup de mails sont savoureux et plein de retenue, mais demandent aussi une lecture entre les lignes, un échange entre Ulysse et Eva au sujet des desserts aboutit comme c'était prévisible à la pomme....comme allusion non dissimulée au fruit défendu ! Une approche originale du monde d'internet dont nous sommes tous, moi blogueur et vous lectrices et lecteurs, des acteurs et utilisateurs journaliers au point parfois de souffrir de manque ! Vite oublié en se plongeant dans la lecture !
Mais tout n'est pas rose, ni si innocent que cela dans ces échanges virtuels !
Extraits :
- De Sophie
À Alice
Voici ce que je te propose : on invente un personnage, une femme, qui serait intéressée par la console de cet antiquaire. On la fait répondre à la petite annonce.
- De : Sophie
À : Jeanne ; Alice
Ça y est les amies, C'est parti ! Notre Eva Corbin existe : elle vient d'envoyer son premier message.
- De Ulysse
À : Eva
PS. Vos compliments me flattent. Mais il est vrai, quelque soit le domaine, l'arabesque et la volute sont la vie même.
- De : Alice
À : Sophie ; Jeanne.
Oh la la, C'est un poète, notre Ulysse ? En tout cas, on n'est pas tombé sur un simple... très peu pour moi, et tant pis si je mets les pieds dans le plat de sa flasque.... Heureusement, dès demain, c'est à ton tour d'incarner Eva, Jeanne !
- De : Alice
À: Sophie ; Jeanne.
Les mêmes mots, à trois heures de l'après-midi ou à trois heures du matin, n'ont pas le même sens.
- De : Ulysse
À : Eva
Mais trois, quatre jours sans réponse à mon premier précédent message. Quelle punition ! Je pleure mon paradis perdu, et depuis quatre jours, je travaille dans la douleur. Comme Adam, chère Eva... En pire.
- De:Sophie
À : Alice ; Jeanne
Il faut décider de cela très vite : je sens que le terrain de la conversation entre Eva et Ulysse, va devenir un peu plus tendre et confidentiel, comme le souhaite Jeanne depuis un moment.
- De : Alice
À : Sophie.
Amusant, ton dernier échange avec Ulysse..... On dirait deux âmes soeurs de chaque côté du miroir qui n'osent pas encore franchir le mur du tain..... ce n'est pas comme notre Jeanne : elle me paraît mûre et prête à le rencontrer. Physique, j'entends.
- De : Alice
À : Jeanne.
P.S. Sophie avec Ulysse ? Tu délires, ma parole ! Ou la jalousie t'égare....Outre la vraisemblance de la situation, je te rassure tout de suite : Ulysse n'est pas du tout son genre.
- De : Sophie
À : Alice
Mais je m'interroge : as-tu quelque chose à te faire pardonner ? Où est le piège, et où le mensonge ?
Éditions : Myrapode (2011).
Autre chronique d'Ella Balaert :
Canaille Blues.
Site de l'auteure, ici.
Une autre chronique ici :
http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/pseudo-d-ella-balaert-1696.htm
OYOLA Leonardo / Golgotha.

Golgotha.
Leonardo OYOLA .
Note : 4 / 5.
Chacun porte sa croix.
Grâce aux éditions Asphaltes, je poursuis ma découverte de la littérature argentine. Des chroniques du Buenos Aires des années 1930 de Roberto Arlt à un roman se déroulant dans un faubourg de la capitale argentine de nos jours. A noter une préface de Carlo Salem, qui était présent cette année au salon du roman policier de Penmarc'h.
Trois parties aux noms pour le moins évocateurs, « Allégresse », « Douleurs » et « Gloire ».
Les titres de chapitres fleurent bon la liturgie catholique, avec par exemple et en toute gaieté, « La flagellation » , « La couronne d'épines » ou « Le calvaire ». Avec dans le texte « L’annonce » cette phrase et plusieurs variantes possibles :
-« Au commencement, ça été le père. Maintenant, c'est son fils »
La vie dans ce bar au nom plus qu'improbable, « Le tiens-moi le gamin » Lucio, le père mort pour un but de football non marqué, Gabriel, le fils qui est là derrière le comptoir...et l’énigmatique Lagarto....devant la glace.....nous le retrouverons plus tard....
Un flic Roman Calavera, dit Skeletor, le destin tragique d'une jeune fille et un monde où règne le silence....un autre flic plus âgé, narrateur et sorte de mentor de Calavera, et aussi son ange gardien. Plus lucide et blasé, les morts on ne les oublie pas, mais bon il faut vivre avec...sauf que lorsque le remords et le sentiment de faute sont trop lourds...
Pour certains parmi les forces de l'ordre, la coupe est pleine. Nos deux flics, l'un, ancien un peu ravagé, et un jeune un peu idéaliste, le silence n'est plus tenable ; l'église officielle est comme toujours du côté des riches. Alors que faire, suivre la fougue du jeune qui ne veut pas oublier et agir, l'ancien plus pragmatique semble freiner son jeune collègue. Mais pour celui-ci, c'est presque une affaire de famille, il a été amoureux de la fille trouvée morte.....
Alors quand la vengeance est consommée, la guerre est déclarée entre les gangs et la police.....une démonstration de force de la police amène au compromis, donnant...donnant !
Les marginaux de l'Argentine, un quartier à la dérive, à part le sacro-saint football, que reste-t-il pour non pas rêver, mais juste vivre au moins un peu ?
Des mortes, la fille vidée de son sang, la mère suicidée par pendaison....la vie continue....pas exactement comme avant malgré tout.
Kuryaki, chaud lapin de service ....il est père d'environ 8 enfants....pour le moins...il passera de vie à trépas dans les toilettes d'une de ses maîtresses, vengeance divine, ou humaine ? Le gang de « Gamins » règne sans partage sur le quartier. Là-bas comme ici, la valeur n'attend pas le nombre des années !
Un prêtre pas très catholique, mais un autre plus humain, Un obstétricien surnommé « Bigote » !
Pas une écriture très simple, une succession de nouvelles avec parfois un personnage récurrent ou même plusieurs. Une sorte de puzzle littéraire qui se met lentement en place ; la violence, la loi du silence, un jour, ne sont plus acceptables. La spirale infernale est en place, la loi du talion dans toute son horreur va mettre le feu au quartier, avec ses morts et tout cela pour un petit voyou que sa mort a élevé au rang de martyre.
Un final terrifiant, violent comme la vie dans ces quartiers déshérités.
Ne pas oublier pour les mélomanes, une playlist musicale pour clore ce livre.
Extraits :
- À quel moment mon grog s'est transformé en vin et le vin en sang du Christ, un sang amer ?
- Ce que je m'apprête à raconter, c'est ma chute.
- L'expérience nous enseigne que lorsque les gens se taisent, c'est parce que quelque chose vient d'arriver.
- Àh ! Je ne suis pas non plus un âne. Pire que ça. Je suis flic. Et je suis habitué à me taire, à regarder ailleurs, à faire celui qui n'entend pas.
- « M'man.... j'ai fait l'amour avec Kuryaki parce qu'il ressemble au Christ. »
- Les ruelles sont un peu comme les veines de notre corps. Elles charrient et transportent le sang. Elles charrient et transportent tout ce qu'on veut. Et si elles repèrent un corps étranger, elles l'expulsent.
- « Qu'est-ce qu'elle t'a demandé ?
Ne jamais les oublier et ne pas laisser les choses en l'état. »
- Nous autres..... on pourrait très bien faire justice nous-mêmes. Voilà ce qu'il faudrait.
- Je ne le savais pas encore, mais ce détail allait être le premier d'une longue liste d'éléments que nous aurions à maquiller cet hiver-là.
- Comment une telle situation avait-elle pu entraîner un pareil foutoir ? Comment avions-nous pu en arriver là ?
- C'était une déclaration de guerre et, dans chaque guerre, il y a des pertes.
- Le gamin avait écouté très attentivement avant de déclarer : « ce n'est pas ça qui te rendra plus heureux, au contraire. »
Il avait raison. Mais j'allais quand même le faire. Je devais le faire.
Éditions : Asphalte (2011).
Titre original :Gólgota. (2008).
Chroniques d'Argentine , chez le même éditeur :
Eaux-fortes de Buenos Aires/ Roberto ARLT .
Les Taupes / Felix BRUZZONE .
LÉOTARD Axel / Maîtresse Cathy, l'insoumise.

Maîtresse Cathy, l'insoumise.
Axel LÉOTARD .
Note : 4 / 5.
Les coups et les couleurs.....
Après les livres de Lydia Lunch, la grande prêtresse d'une certaine sexualité très libérale, revenons dans notre douce France, enfin douce, c'est à voir.
En préambule l'auteur, photographe de son état, fait la connaissance de Maîtresse Cathy dans le but de faire un album photos. Au fil des rencontres l'idée de ce livre s'imposera bien vite. Cathy se raconte et comme le souligne Axel Léotard, sa vie est un exemple, ni à suivre, ni à proscrire, c'est la sienne et elle l'assume avec courage et fierté. Bravo Madame.
Si certaines personnes débarquent par hasard ici et que cette chronique gène, elles peuvent revenir dans quelques jours voir des anciens textes ou me rayer purement et simplement de leurs visites.
Cathy se raconte simplement, les circonstances qui l'ont amenées à la prostitution, un viol qui déjà lui fait toucher du doigt le monde, il y a les prédateurs et les victimes, elle ne fera jamais partie de la seconde catégorie, c'est une évidence. Enfant solitaire, mais vivant dans une famille heureuse, son destin n'a rien de sordide. Une première proposition chiffrée et acceptée, elle décide d'abandonner ses études et d'embrasser le plus vieux métier du monde, en province pour débuter et faire ses premières armes avec une naïveté déconcertante ! Elle annonce la nouvelle à ses parents ; la première réaction fut brutale ! Puis son père devient son conseiller financier..le meilleur qu'elle n'ait jamais eu ! Elle poursuit son apprentissage, les policiers incrédules, les filles qui n'y vont pas de « mains mortes », les macs qui offrent leurs protections, et même une période de ce que l'on appelle « L’abattage ». Elle reconnaît que la patronne Gina était une mère maquerelle avec qui elle a énormément appris, mais elle était entourée de filles envoyées dans une sorte de stage de rééducation par leurs souteneurs !
Nous suivons pendant de nombreuses années ses « amours », même si ce terme le lui plaît pas vraiment, ses excès en tous genres et ils furent nombreux, ses drames comme tout un chacun, ses changements de vie, ses mises au vert dans la France profonde. Sa passion pour le bodybuilding qui l’amènera vers d'autres joies, mais d'autres prises de substances pour le moins illicites. On découvre aussi, et c'est plus surprenant une femme lucide, qui demande à ses clients d'apporter avec eux les objets de leurs fantasmes ! Étonnant ! Son « Donjon » sera ainsi équipé !
Le personnage principal est bien évidement Cathy, maitresse femme et bien plus encore. Sa vie et son oeuvre, sans fausse pudeur, ni artifices. D'un viol dans les Landes à son statut de dominatrice très courue dans le Paris des années 1990. Sa famille a un rôle primordial, son père qui gérera son argent en toute connaissance de cause, sa mère toujours à ses côtés, son frère fidèle dans les époques les plus dures. Un exemple, je pense, très rarissime de tolérance. Un portrait de femme libre, qui assume ses choix et ses vies qui furent nombreuses en peu d'années, prostituée, dominatrice, alcoolique, droguée, sportive et dopée. Au risque de surprendre, j'ai une certaine admiration pour cette femme qui s'est sortie de tout et uniquement par elle-même.
Quelques hommes bien sûr, Gabriel le plus important, tour à tour, grand frère, amant, guide et mentor, celui avec qui elle reconnaît avoir été la plus heureuse. Jacques, le boxeur aussi a beaucoup compté, son suicide l'a laissé désemparée. D'autres par contre ont laissé des souvenirs plus que mitigés !
A signaler que ce livre est composé de chapitres, entrecoupés, et c'est plus original, de « séances », décrivant certaines des moments de travail qui ressemblent, du moins à mon goût, plus à de la torture qu'à des moments de plaisir. La nature humaine est ainsi faite, et il n'est question ici que de traitements librement consentis par des hommes majeurs.
L'écriture est simple, mais précise, sans trémolos, ni misérabilisme, mais sans glorification non plus. Un témoignage impartial et captivant, mais qui ne doit pas nous faire oublier une réalité beaucoup plus sordide, car Cathy reste, je pense, un exemple marginal.
Son témoignage sur le monde des trottoirs parisiens est très pertinent car vécu de l'intérieur. Son désenchantement sur la rue Saint Denis, et le trottoir en général, correspond, les dates le prouvent, à l'apparition massive de la drogue dans la société française et donc dans le monde de la prostitution avec son corolaire d'insécurité.
Extraits :
- 1974, année entre deux mondes où les remèdes de bonne femme côtoient le modernisme et la libération des moeurs.
- Mais elle sait maintenant qu'il existe deux camps : celui des prédateurs et celui des proies. À choisir, elle sera prédatrice.
- Il remercie la maîtresse.
- Cathy veut travailler, gagner de l'argent, beaucoup d'argent, parce que dans toute société capitaliste et libérale, l'argent est autant une source de pouvoir que de liberté.
- Au fil des années, les clients ont autant été une source de profit qu'un soutien psychologique. Ils ont même été d'une aide manuelle ou technique.
- Ici, on boit, les clients surtout. Le bar appartient à René Juillet qui aura la maladresse de se faire tuer l'année suivante.
- L'hôtel est proche de son lieu de travail, elle vit la nuit, dort le jour, appartient à cette faune devenue invisible une fois le soleil levé et pourtant indispensable au battement du coeur de la ville.
- Un énorme village où tout le monde se connaît, un énorme village qui tire son profit du sexe.
- Quand il voulait un truc particulier, je leur disais : « Je te fais ce que tu veux si tu viens avec le matériel dont on a besoin la prochaine fois. »
- J'avançais à découvert, curieuse ayant les moyens de tout....
- Il a dit qu'il voulait ressentir la mort, qu'il voulait savoir ce que cela faisait d'être suspendu à une potence. Il a dit qu'il n'avait pas peur de la douleur.
- Elle sait la drogue, comme elle sait l' alcool. Mais la vie n'est-elle pas un voyage à sens unique ?
- L'image de cette femme ayant gagné suffisamment d'argent pour ne jamais prendre le métro jusqu'à plus de 40 ans m'amuse.
- Et le sexe dans tout ça ?
Je ne vais pas te dire que j'aime le sexe, ce serait faux. J'aime les gens, et c'est un métier de rencontres.
Éditions : La musardine (2011).
Autres chroniques des éditions de « La musardine »
JOURDAN Eric / Portrait d'un jeune seigneur en dieu des moissons.
MISSEAU Antoine / Tokyo rhapsodie.
Tout n'est pas noir sur Lamballe.
Tout n'est pas noir sur Lamballe !
Un petit compte rendu rapide de mon premier salon à Lamballe.
Très bonne ambiance et il m'a semblé beaucoup de monde. Pour une fois, pas de blogueuses avec moi......
J'ai rencontré Céline une Paimpolaise, bénévole du salon, que je croise tous les ans à Penmarc'h, J'ai retrouvé également et toujours avec plaisir Yvon Coquil, nous avons été boire un coup ensemble. J'ai aussi vu Gérard Alle et j'ai (enfin) fait la connaissance de Frédéric Prilleux et nous avons parlé....de « La noiraude » et du dernier recueil de nouvelles qui est édité traditionnellement pour le salon. Donc une prochaine lecture en vue !
Vue du salon .
Pas la mer à Lamballe, mais un bel étang.
Après ce fut le noir......
Noir sur la ville/ Lamballe.
Une première visite à ce salon pourtant très couru. Je suis un fidèle lecteur de leur publication annuelle, le recueil de nouvelles résultat d'un concours organisé par « La Noiraude » & « La fureur du noir ».
Le site, ici : http://fureurdunoir.info/spip.php?rubrique53
Collectif / Karavell. Nouvelles traduites du breton.

Karavell.
Collectif. Nouvelles traduites du breton.
Note : 4,5 / 5.
Récits de Bretagne.
Seize nouvelles traduites du breton par Mich Beyer. Les noms des auteurs, Alan Botrel, Annaig Renault, Daniel Douget, David ar Gall, Goulc'han Kervella, Hervé Bihan, Jakez Konan, Jakez Riou, Jef Philippe, Lan Tangi, Maguy Kerisit, Maï Ewen, Per Denez, Ropartz Hemon, Yann Gerven et Yann Fulub Dupuy.
Jakez Riou est, il me semble, le seul à être présent sur ce blog pour son recueil de nouvelles « L'Herbe de la Vierge ». En fin d'ouvrage, on trouvera une biographie, très bienvenue des auteurs, car la plupart sont malheureusement inconnus du grand public. Ce livre m'amène à me poser la même interrogation que celle qui concerne la poésie gaélique, pourquoi les auteurs ne se traduisent-ils pas eux-mêmes ?
« Deux Statues » nous les voyons souvent, nous nous arrêtons parfois...rester immobiles pour quelques euros....« Le tsunami », dans un texte très réussi, mélange ce phénomène récent avec les anciennes légendes bretonnes. « Trop tard » est un de mes nouvelles préférées de ce recueil, elle m'a fait penser au long poème de Patrick Kavanagh « La grande famine » de ces êtres qui restent vivre à la campagne en compagnie de leur mère veuve.....et qui deviennent eux aussi veufs de vie sexuelle sans jamais avoir été mariés. Une femme fait le bilan de sa vie, confinée dans l'ambiance étouffante de la ferme familiale....elle était belle, elle aurait voulu une autre vie, loin d'une mère malade et acariâtre. Elle aurait voulu être amoureuse....ailleurs dans une autre ville, une autre vie. Enfin sa mère est morte.....mais......
« Déchets » on est tous le déchet d'une société de consommation à outrance, les poubelles sont pleines de détritus ménagers, mais les hommes et les femmes qui sont mis au rebut de ce monde, que deviennent-ils ? La triste histoire de Herri ar Wern de Ploutrekerlann près de Guingamp. Un texte très réaliste qui interpelle. Qu'allons-nous devenir? L’Amérique, « Au Blue-Moon avec Yellow Hawk », là-bas les vétérans ont fait le Vietnam, en Bretagne l'Indochine...même traumatisme. Un récit où l'on croise Kerouac, Dylan Thomas, un breton et un indien....la misère est la même partout. « Nuit blanche » est un monologue intérieur.......être ou ne pas être ? Le vieux Mathurin, qui, situation paradoxale, a une vache, mais ni pré, ni herbe....elle n'est pas bizarre la vie ? Et pourtant il est heureux. Un de ses petits voisins aussi est heureux, lui il a un petit chien. Elle est cruelle la vie ! Ce livre comme les feux d'artifice se termine en apothéose....avec « L'enquête » dont je ressors cette phrase :
-« Que voulez -vous, l'être humain par instinct est porté à la vie. »
Certains personnages ne sont pas ceux que l'on pense, prenez par exemple « Lionel Keraotret » tout le monde le connait dans son village et même aux alentours. Lui aussi est victime de la crise, moins de représentants..alors plus de kilomètres. Ces lectures sont en breton, mais parfois il se laisse aller à regarder les femmes....la longueur des jupes qui raccourcissent....et surtout leurs nuques...mais Anna l'attend là-bas où il loge.... Un pauvre garçon veut revoir le soleil se coucher sur Saint-Anne-La-Palud...ses vœux seront exaucés....un Aristo pas très catholique.....ni membre éminent de la SPA, il faut dire que Madame va à la messe et que sa chienne (enfin celle de Madame!) a de la visite... cela crée de la tension, puis de l'animation dans le bourg, et cela se termine au bistrot ! A noter que la parole est souvent donnée aux chiens....Une femme Suzanne héroïne d'une belle histoire d'amour pleine de mystère....la renaissance inespérée d'une vie..Il vaut mieux qu'une porte soit fermée pour éviter les intrusions, mais parfois celles-ci ont du bon. Vous voyez ce que sait faire une voyante, mais si elle est ou se fait passer pour une sorcière, on peut qualifier cela d'usurpation de qualité, mais bon ce n'est que pêché véniel. Mais qu'il y ait mort d'homme, cela vous en met plein la vue ! Le mauvais œil, vous connaissez et on meurt par où on a péché.
Si beaucoup de ces récits, et c'est bien normal, sont d'essence bretonne et se passent en Bretagne, d'autres nous font voyager, dans le désert entre Israël et la Palestine par exemple. Un mélange d'humour dans « L' Aristo » ou dans « L'insecte que l'on ne pouvait pas tuer », de gravité « Il n'y a pas d'enfance sans jours sombres ».
Ces nouvelles ont une chose que j'apprécie, des chutes inattendues, explicites dans les deux ou trois dernières lignes , quand ce n'est pas dans les derniers mots! Bref, du grand art !
Extraits :
- Il est important de laisser des traces de l'Histoire pour les générations à venir.
- C'était loin maintenant, quand il y pensait, mais comme trente ans plus tôt, il aimait toujours regarder la nuque des filles, cet endroit merveilleux qui marque la frontière entre le paradis de leur chevelure et la courbe de leur dos.
- Dans un pays si beau, quand le ciel resplendit.... la mer tellement bleue, les goémons roux, la blancheur éclatante du sable et des galets.
- Hélas ! On ne conquiert pas le feu de la vie.
- Après le génocide et le mépris vient le temps de la mode.
- « Sur les monts incultes les branches pliaient sous le poids des corps comme une bonne année de pommes. Atroce récolte. »
- Maintenant son corps est endormi lui aussi, comme son coeur, son esprit et sa mémoire.
- Je n'ai mal nulle part, et pourtant je souffre.
- « Trop de bonté fait parfois plus de mal que la méchanceté », disent les sages.
- Mais je suis comme Pontkalleg, jugé et condamné....
Éditions : An Alarch'H Embannadurioù (2011).
Chroniques d'ouvrages traduits du breton :
L'herbe de la vierge. Jakez Riou.
La roche percée. Jakez Kérrien.
Ar en deulin. Yann-Ber Calloc'h.
Carhaix.....suite et ....fin
Le premier épisode de la saison des salons a pris fin hier soir !
Samedi et dimanche nous étions (et pas que mon épouse et moi) à Carhaix.
Suite à certains problèmes bassement ménagers, nous sommes arrivés en retard pour le discours de la présidente Nathalie de Broc......
Commence alors une course au pas de charge.....j'ai parfois l'impression d'être un homme politique qui visite un marché, poignées de mains etc.....rencontres avec beaucoup d'écrivains et d'amis.....aucun nom cette année pour ne vexer personne et aussi par flemme... 
Dimanche, retrouvailles avec les blogueuses, les habitués des lieux, Gwenaëlle et Sylire, des nouvelles, Brigitte (Moustafette) et Mireille. Un repas très agréable et une séance photos à suivre.....Suite au changement d'horaire, la nuit tombe vite et nous avons tous pas mal de route....à l'année prochaine.
Nicole, Brigitte (Moustafette) Mireille, Sylvie (Sylire) Gwenaëlle (Skiban).
Mardi, direction Poul Fétan pour retrouver quelques amies et amis pour une sorte de suite au salon de Carhaix. Un paysage et un décor superbe....nous y avons retrouvé Joëlle venue elle aussi en voisine.....
Je me suis fais un nouveau copain....
Suite de toutes ces péripéties peut-être au prochain salon !












































