Robert
Robert est de retour.
Frédéric PRILLEUX (Coordonné par).

Note : 4,5 / 5.
Robert est revenu *
Douzième et dernier opus.....Toutes les bonnes choses ont une fin (enfin plus rapide que les mauvaises). Les participants pour cette dernière aventure ont pour noms, Michel Alomène, François Braud, Philippe Faucher, Denis Flageul, Michel Gicquel, Jérome Guingouain, Louarnig Gwaskell, Arnaud Le Gouëfflec, Jean-Hugues Oppel et Ludmila Safyane, seule représentante de la gent féminine !
Robert est de retour...et l'inspiration aussi ce recueil est à mon goût, un des meilleurs, mais je n'oblige personne à partager mon opinion.
Un personnage récurrent nommé Robert reviens..oui mais d'où ? On se doute bien que ce n'est pas de colonie de vacances, ni d'un séjour au club « Med ». Les Robert en question (qui ne vont pas toujours par deux) créent par avance une certaine tension là où ils sont attendus (j'ai dis attendus, pas accueillis à bras ouverts, faut pas exagérer malgré tout).
Après une préface un peu mélancolique, tombons sur Robert à bras raccourcis car ne vous faites pas d'illusions, celui qui très souvent en prendra plein la gueule, c'est lui notre Bebert national (même sans omnibus!) Car les Robert ici ont un don...faire que rien ne soit simple et qu'en plus tout se complique !Une commissaire en chef et enceinte se penche sur le cas de Robert....lui, il a une philosophie..retenir la leçon. Et depuis sa naissance des leçons, il en a eu sa part !
Un Robert Beauf...fan de foot, un brin sauvage, chauffard assassin, bref le mec qui ne mérite aucune pitié, pour le reste qu'il se débrouille avec son corps et son âme !
« Big Bob Story » m'a fait penser à un album de Lucky Luke....la haine entre les O'Hara et les O'Timming ! Retour en Bretagne, la vie suit son cours mais voilà.... « Big Bob » est de retour et il y aura des comptes à régler....car les mauvais comptes ne font pas les bons amis...et si la famille s'en mêle ! Une fin explosive !
« Matin gris » Grisaille de sortie, les murs des cités et les uniformes des défenseurs des lois....oui mais ces dernières ne servent-elles pas les excès de certains de ces hommes ?
« Arrée sur l'image » le décor est planté et pas forcément pavé de bonnes intentions ! La Bretagne, l'Irlande, l'I.R.A, les Basques, les barbouzes en tous genres et Robert...et un dernier reste d'humanité !
Un Robert vaut mieux que deux tu l'auras...mais Georges qui préfère les seins au saint de son prénom tombera sur un os, pôvre Georges...la vie est pleine de désillusions ! Anne, une femme un peu désemparée attend le retour de voyage de Robert son époux..; revient-on vraiment de ce genre de périple???? Si oui pour combien de temps ? Un Robert qui a des trous de mémoire, non, pas des trous, des gouffres, des failles abyssales...pourquoi un nœud dans mon mouchoir...si au moins je m'en souvenais...d'autres rigolent, le bonheur des uns fait....Un dénommé Robert doit passer dans un village, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, certains notables sont pour le moins très mal à l'aise..et font subitement preuve de courage....et deviennent bavards...le train arrive et un homme en descend..
Un boulanger, brave homme pétri de bonnes intentions, sa femme le mène-t-elle à la baguette ? Enfin pas mal d'hommes rêvent de lui pétrir les miches ! Et puis dans la vie on ne mange pas que du pain blanc, les temps sont un peu bâtards quelquefois, sans croûte, pas de mie !Mais sans sel dans la vie, pas de pêchés !
Avec ce recueil une belle histoire prend fin...aventure que j'avais pris en route mais dont j'ai lu les douze opus. J'ai même participé au voyage en train de « Tout le monde descend » en envoyant une nouvelle ! Je suis resté à quai..normal je n'avais pas composté mon billet ! Et je pense que je lis mieux que j'écris.....
Extraits :
- J'ai dérogé à ma première règle, je me suis laissé aller à pleurer.
- L'âge mur. Qui précède évidement l'âge pourri.
- Le match est terminé. Les Girondins ont perdu. Robert ne fera pas la fête ce soir.
- Alors tout saignait. Les femmes se harpissaient et les hommes se titanaient. Une vraie corrida.
- Tout cela viendrait après. Après le drame. Comme une compensation.
- Le maintien de l'ordre a fait place à la sécurisation ; des années d'errements politico-médiatiques ont produit cette merveille polysémique !
- On a vite fait de se décatir. Suffit d'y aller au petit blanc et à la clope matinale. Avec un rien de pizza la-dessus et on se dilate, on se gondole, on devient super-moche.
-On entend scander le nom de Long Kesh, prison de la honte, il y a des cris de soutien à l'I.R.A et des appels passionnés : « Tiens bon, Bobby ! »
- Il ne reste plus rien. Plus rien d'avant et plus rien de moi. À part moi.
- Je me dis que j'aurais dû me marier moi aussi. Il aura au moins en ça en plus : une femme à lui presque tout seul.
Éditions : Terre de brume. Granits noir (2011).
*Sur l'air de Mathilde (Jacques Brel).
Intégrale des chroniques :

Billets brulés.
5.
Le onzième commandement.
Le Rose et le Noir.
Mes chers voisins.
À saisir.
RDV au pied de la statue.
Dans le Panneau !

Tout le monde descend !
Il y a pas de sots métiers !
Photo de famille :
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