26 septembre 2006

Le Pogge FLORENTIN & Le curé ARLOTTO / Facéties et bons mots

Le Pogge Florentin & Le curé Arlotto

Facéties et bons mots.

Note : 3

Florilège de facéties à Florence.

D’abord rendons hommage à Etienne Wolff éditeur et présentateur de cet ouvrage. Deux joyeux drilles florentins pour une sorte de "Contes de Canterbury" italien (Toscan, pardon !)

Curés et manants, femmes, maris et amants. Tout ce beau monde fornique joyeusement dans la première partie de l’ouvrage, celle du Pogge Florentin. Les farces sont très souvent cruelles, et le constat est simple, la victime le mérite toujours (surtout s’il n’est pas Florentin). Le sexe est gai, les femmes ne laissent pas leur part. Et les ecclésiastiques sont très libertins aimant la bonne chair (plus que la chaire) et le bon vin. Le langage est volontiers grossier voire vulgaire.

La seconde partie de l’ouvrage consacrée à Arlotto est plus austère, voire ennuyeuse. Les démêlés et les réparties de ce brave curé sont certes fines et intelligentes, mais trop répétitives. On est loin de l’esprit de ripailles qui pour moi fait le charme de cette époque et de cette littérature. Que les religieux règlent leurs litiges entre eux, mais sur plus de 100 pages, cela devient indigeste.

La cassure entre les deux styles est marquante, ce qui fait que j’ai eu du mal à finir ce livre. Donc note moyenne, pour ne froisser aucun des auteurs qui avaient une finesse d’esprit, je pense, relativement rare pour l’époque.

Un commentaire de "le Pogge Florentin"

-Voilà bien les pires hypocrites, qui ne se privent de rien et veulent toujours couvrir leurs désirs et leurs crimes de quelque honnête prétexte.

Extraits :

-Les Florentins avaient un goût prononcé pour la raillerie et la langue fort acérée ; car la facétie est aussi un art de vivre.

-Et préférant logiquement les hommes munis d’un "outil priapique" imposant, elles profitent de la moindre occasion pour satisfaire leur désir quand leur mari est insuffisant, absent ou benêt.

-Notre âne, qui n’est pourtant qu’une bête, en a un long comme cela (et elle étendit son bras), tandis que mon mari, qui est un homme, n’en a pas la moitié autant.

-Prêche contre l’adultère :

"C’est un péché si épouvantable que j’aimerais mieux coucher avec dix pucelles qu’avec une seule femme mariée". Beaucoup parmi ses auditeurs étaient de son avis.

-"En voilà une qui fait ses robes comme l’araignée fait sa toile, avec son cul, et qui étale ce beau produit"

-Ventre dans l’embarras, ne te fais pas chevaucher, si tu ne veux pas te faire remplir.

-Sa femme néanmoins ne le craignait guère, c’est elle qui portait les chausses.

Editions Anatolia/Le Rocher

Titres originaux : Facetiae Poggi Fiorentini & Motti et Fazazie del Piovano Arlotto

Posté par eireann yvon à 15:56 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Le Pogge FLORENTIN & Le curé ARLOTTO / Facéties et bons mots

Facétieux!

Hé hé... c'est grâce à ce livre que j'atterris sur votre blog, que je m'en vais découvrir.

Quant à cet ouvrage, je viens de le commenter chez moi:

http://fattorius.over-blog.com/article-des-faceties-et-des-bons-mots-en-pagaille-41115117.html

Posté par Daniel Fattore, 13 décembre 2009 à 22:19
Coquin !

Bonjour Daniel
J'aime bien ce genre de littérature très leste. Personnellement je pense que la seconde partie du livre n'est pas à la hauteur de la première, dommage.
A bientôt.
Yvon.

Posté par Eireann Yvon, 14 décembre 2009 à 08:47
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