Combats de coqs

Charles WILLEFORD.

Note 4

Comme des coqs en pâte ?

Un éleveur de coqs de combat fait vœu de silence, il ne reparlera que le jour où il gagnera la compétition la plus importante du sud des Etats-Unis

Franck Mansfield, est un "coqueleur" connu et respecté dans la profession. Pour l’instant la déveine le poursuit, son dernier coq est mort, il a perdu sa voiture et sa caravane. Commence la remontée avant la prochaine saison de combats. Ni son frère, ni un de ses amis ne peuvent lui rembourser l’argent qu’ils lui doivent. Pour s’assurer une disponibilité d’argent, il s’associe avec un voisin Omar propriétaire de coqs lui aussi. Il retrouve Mary Elizabeth son éternelle fiancée, qui l’attend depuis six ou sept ans. Une longue préparation hivernale commence pour tous ces coqs de combat. Rien ne paraît en trop dans ce livre, on peut comme moi être révulsé par le fait d’entraîner et d’équiper des coqs pour des combats à mort, mais j’ai beaucoup aimé ce livre.

De multiples personnages foisonnent dans ce roman. Tous ces gens partagent la même passion, les combats de coqs. Tous sont sudistes jusqu'à la caricature, riches ou paysans, des tournois dans les cours de ferme ou combats dans les suites des plus grands hôtels, "sport" légal aux Etats-Unis, seuls les paris sont interdits ? ?

Frank est un homme agaçant par sa vanité, et la dureté dont il fait preuve avec lui même, mais cette même dureté, en se refusant la parole, jusqu'à la réalisation de son rêve, en font également un personnage attachant.

Ecriture simple et lyrique à la foi, ode à un pays, le sud des Etats-Unis et à ces habitants, même ceux qui nous semblent les plus rébarbatifs, dignes représentants d’un mode de vie loin de nos valeurs. Ames sensibles à la cause animale, prière de s’abstenir !

Extraits :

-Forte comme un tracteur mais pas franchement aussi intelligente.

-Ainsi qu’aucun coqueleur ne l’ignore, l’honnête Abraham Lincoln remplit les fonctions d’arbitre dans l’arène à l’époque où il exerçait le métier d’avocat dans l’Illinois.

-Bien entraîné le Middleton Gray pur race est un véritable tiroir-caisse.

-Un coq bien batailleur ne sera jamais issu d’un père et de sa fille mais toujours d’une mère et de son fils.

-Depuis que j’avais fait vœu de silence, j’étais devenu, malgré moi, un homme qui écoutait les confessions.

-Les combats de coqs sont le seul sport que l’on ne peut pas truquer et constituent peut-être le seul jeu intègre qui existe encore en Amérique.