McINERNEY Jay.
Bright Lights, Big City.
ou Un oiseau de nuit.
Note : 2/ 5.
Le courant n’est pas passé ?
Le début n’est pas lumineux, mais cela tient la route. Puis j’ai eu l’impression que l’auteur commence son livre dans la clarté, puis fait le milieu en s’éclairant à la bougie et qu’il termine l’écriture le jour de la panne d’électricité géante de New-York. Et que son inspiration suit le même rythme !
Encore une fois la 4ème de couverture parle de livre culte (inculte ?)et fait la comparaison facile avec Bret Easton Ellis !
Un homme abandonné par sa femme, et viré de son boulot, errant ; plein de dope et d’ennui ; dans sa vie et dans les nuits new-yorkaises. Et c’est parti pour un nul part qui heureusement arrive vite (180 pages). Tout cela semble vain et on ne s’apitoie même pas sur son sort. Malgré un final ou un soupçon d’humanité se fait jour,(mais cela ne dure pas), une déception ! Les " Bright Lights " ne m’ont pas ébloui.
Quelques phrases tout de même :
-Ton âme n’est pas en meilleur état que ton appartement.
Et avant d’avoir fait un peu de ménage, tu ne tiens pas à y inviter qui que ce soit.
-Tu aurais voulu être Dylan Thomas sans la bedaine, Scott Fitgerald sans la fêlure.
-Au-delà de la 42ème Rue, les femmes se déshabillent ; en deçà, elles s’habillent.
-Les cheveux d’une nuance indécise, hésitant entre le cuivre et l’or.
Tu ne saurais en dire plus dans cette pénombre.