TREVOR William/ En lisant Tourgueniev
En lisant Tourgueniev William Trevor La note: 5 Pauvre Marie-Louise. Dans une institution pour "dérangés mentaux " qui doit fermer, Marie-Louise voit défiler sa vie. Enfin son absence de vie affective et les raisons qui ont amenée sa famille à la faire interner. Le roman le plus accompli de William Trevor (cela n’engage que moi) Quand Marie-Louise Dallon dans les années 1950, fille de fermier catholique, épouse Elmer Quarry, commerçant et notable protestant, elle ne sait pas qu’elle entame la longue déchéance d’une existence terne et d’un mariage jamais consommé. Elle doit vivre avec ses deux belles-sœurs, personnages typiques de vieilles filles acariâtres, et avec un mari faible qui, petit à petit, se met à boire. Elle doit subir les jalousies de cette famille de la bourgeoisie protestante en fin de règne. Comme elle n’attend pas d’enfant, les commérages vont bon train. Elle connaîtra un court moment de bonheur en retrouvant un de ses cousins dont elle était amoureuse pendant son adolescence, mais cet homme meurt et la tristesse s’installe encore plus pesante. Un très grand roman sur la solitude et les dégâts que peuvent faire une société et un environnement proche du sectarisme. Seule touche de tendresse de la part d’Elmer, il s’occupera d’elle pendant sa vieillesse et permettra qu’elle soit enterrée avec son cousin. Un roman très prenant qui décrit par touches discrètes l’enfermement tant moral que physique de cette femme a qui on a volé son bonheur. Extraits : -A table, elle serait constamment scrutée par les yeux de fouine des trois Quarry. Des vieilles filles desséchées : pouvait-on plus mal tomber ? -Quant à son ménage, c’était un combat perdu d’avance. Ce n’était pourtant pas faute de l’avoir mis en garde. -Pas plus ici qu’en ville, les sœurs n’avaient l’intention de divulguer que leur frère s’était mis à boire. Une fois cette fille partie, il redeviendrait normal en vingt-quatre heures. -Il s’imaginait la jeune femme dans l’appartement, entre deux vieilles filles mécontentes de sa présence, bouffies de haine, même. Autres œuvres de l’auteur dans ma bibliothèque. Les anges dînent au Ritz Le Visiteur et autres nouvelles. Lucy Ma maison en Ombrie Mourir l’été Péchés de famille.
Commentaires sur TREVOR William/ En lisant Tourgueniev
Je n'ai lu que Coups du sort,passionnant roman enraciné comme rarement dans les haines ancestrales et les aveuglements.Mais l'harmonie poindra...
J'ai vu l'adapattion pas Atom Egoyan du Voyage de Felicia:Bob Hoskins,un grand acteur.
Ce livre est d'une émotion et d'une intensité rarement égalée! Je suis d'accord avec vous, c'est LE chef d'oeuvre de Trévor, auteur qui par ailleurs, mérite d'être suivi dans tous ses ouvages...
Bonjour Sybilline et merci de ta visite.
Je ne sais comment faire, j'ai déjà dans mes correspondantes une Sibylline, je vais essayer de ne pas me perdre.
Ce roman est magnifique, mais je trouve qu'il est plus un auteur de nouvelles qu'un romancier, mais on peut lire les deux.
A bientôt.
Yvon
Ah oui, Yvon, c'est bien là la richesse de l'orthographe! ![]()
Bonsoir Sybilline
C'est peut-être bon pour l'orthographe, mais très dur pour les derniers et vieux neurones qui me restent!
A bientôt
Yvon
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=137949&pid=1871396
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :








































